La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



samedi 18 juillet 2026

On joue au polo !

 

Le polo, c'est ce sport d’équipe où des gens à cheval propulsent une balle à l’aide d’un maillet. Un sport qui est né dans les steppes d'Asie centrale il y a plus de 2500 ans et qui s'est répandu en Perse, à Constantinople, jusqu’aux Mamelouks d'Égypte, mais aussi jusqu’en Chine.

Saviez-vous que les terrains de polo de Tamerlan, le conquérant mongol, sont encore visibles à Samarcande ?

Les Occidentaux découvrent véritablement le polo quand les conquérants anglais débarquent en Inde, même si, évidemment, ils en avait déjà vu ou entendu parler. Et aujourd’hui, les tournois de polo les plus réputés ont tous lieu en Argentine – la mondialisation, c’est quelque chose !

Le polo se pratique également à la nage (soit), à vélo (ok), en kayak (ah tiens) et à dos d’éléphant (normal).

La page Wikipedia recense plusieurs représentations artistiques. Et moi, où ai-je bien pu en trouver, me direz-vous ? Et bien, au musée Guimet.


À l'étage du musée, le regard ne peut qu'être attiré par ces grandes vitrines avec cette ronde bondissante. Et hop, et hop, et hop.
Des dizaines de figurines de terre cuite, datées du 8e siècle de notre ère, provenant de Chine du Nord. Des chevaux libres, mais aussi des cavalières, des joueuses de polo.


Un beau cheval pomelé, la queue et la crinière bien attachées pour éviter de gêner la course et d'accrocher le maillet - maillet qui devait être en bois et qui a disparu depuis longtemps. Regardez comme le cheval et la cavalière sont saisis en plein mouvement. La joueuse a le bras levé, elle est concentrée sur la balle.


Les coiffures et les vêtements sont individualisés, les chevaux aussi. Les positions varient.



Cette belle photo en gros plan et sans reflet provient du site du Musée Guimet. On voit bien la tête du cheval, son expression en plein effort, les yeux, la bouche, les oreilles. La joueuse semble faire corps avec sa monture. Les cheveux sont rassemblés dans le chignon serré et rien ne la distraira du jeu.
J'emprunte au Musée Guimet les informations suivantes.
Ces figurines étaient déposées dans les tombes. Il s'agissait de substituts destinés à assurer au défunt une existence confortable dans l’au-delà. Pas de raison de se priver de son sport préféré sous prétexte que l'on est mort !

"La société cosmopolite centrée autour de la capitale, Chang’an, la plus grande ville du monde d’alors, est illustrée par ses figurines : jeux de tables, conteurs, spectacles de danse, musique, tir à l’arc… Le jeu de polo (jiqiu) semble avoir été introduit à la cour des Tang par les échanges avec le monde persan."

Sur Wikipedia on trouve encore plein de photographies de joueuses de polo de la dynastie Tang.




J'aime bien l'accrochage du musée parce qu'il donne l'illusion d'une ronde, comme si toutes ces figurines participaient au même match, alors qu'elles ont vraisemblablement été trouvées dans différentes tombes. Mais j'ai tout à la fois l'impression d'une cavalcade endiablée et d'un moment suspendu - est-ce que les chevaux ne volent pas ?

La semaine prochaine, quelque chose de beaucoup plus contemporain.




2 commentaires:

  1. J'aime cette série! J'ignorais que les femmes jouaient au polo (yes!)

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    1. C'est un jeu où il n'est pas besoin de se servir de ses c***s, donc les femmes peuvent y jouer, oui.
      (oui... comme tous les sports... mais bon)

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