Sonz et Bé, Bêtes à lire. Traité d’acaryologie littéraire, 2015, éditions Goater.
Derrière ce titre barbare se
cachent des bestioles effrayantes, analysées scientifiquement (puisqu’on vous
le dit) : les acariens vivant dans les livres. Découvrons donc le Barbacaria Cartlandis se nourrissant du
sel issu des épanchements lacrymaux du lecteur de romans d’amour, l’Acarrie Rex se nourrissant exclusivement
des rognures d’ongles tombées dans les romans d’horreur (vous ne vous rongez
pas les ongles d’angoisse ?) ou encore l’Acaridae Totologicus qui mange les bouloches d’alpaga tombées des
écharpes et pulls des lecteurs de philosophie.
Une bonne vingtaine de ces bestioles est ainsi étudiée (à mon avis il en
manque), avec chacune leur petite fiche et leur portrait. Elles ont de quoi
faire peur… C’est sûr qu’après on ne regarde plus nos livres de la même façon.
Bref, indispensable dans une
bonne bibliothèque. En plus l’objet est très élégant.
Portrait du Barbacaria Cartlandis, décrit comme un être doux et sensible.
Portrait de l’Acari Coquina Jojo vivant dans les
livres de cuisine et omnivore : Nous terminerons cet article sur
l’identification nouvelle de certaines tâches en ces ouvrages : il est
maintenant sûr que bon nombre de ces spécimens, atteints de surpoids manifeste,
ont tout simplement été les victimes d’une fermeture d’ouvrage un peu
brutale.

