La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



mardi 3 novembre 2026

Certains trouvaient les dialogues de Lesche novateurs et pleins d’esprit, d’autres déclarèrent que les dialogues n’étaient pas de la littérature.

 

Edgar Hilsenrath, Terminus Berlin, parution originale 2006, traduit de l’allemand par Chantal Philippe, édité en France par Le Tripode.


Le héros, Lesche, est un écrivain juif allemand qui vit à New York et décide de revenir dans son pays natal et de s’installer à Berlin. Il écrit en allemand, il a besoin d’entendre de la langue allemande.
Toutefois, tout ne se passe pas comme prévu. Au début tout va bien, il réussit à faire publier son roman Le Juif et le SS et c’est un succès commercial. Il rencontre plusieurs femmes, dont deux qui lui plaisent particulièrement, et il prépare son prochain roman sur le génocide arménien. Mais c’est le temps de la réunification et Berlin change rapidement, avec l’arrivée de nouvelles populations et l’installation du gouvernement. C’est surtout le fait que l’antisémitisme est toujours bien vivant et que rapidement les insultes et les menaces pleuvent sur cet écrivain juif qui écrit du mal des Allemands. Avec cela, le roman prend un tour amer, sans perdre néanmoins son ton drolatiquement féroce qui est la marque d’Hilsenrath.

Les éditeurs répondent toujours qu’il ne convient pas à leur programme éditorial. Ils sont trop lâches pour reconnaître que leur refus est politique. Une satire de la période nazie et de l’holocauste, ils ne peuvent pas supporter ça.

Le roman est truffé de petits textes très courts, qui sont ceux que Lesche rédige pour des journaux, des contes ou des articles sur la vie quotidienne. C’est plutôt réussi, même si cela donne un aspect un peu décousu au texte. C’est surtout l’insertion de la documentation sur l’Arménie qui pose problème, car elle stoppe complètement la narration et ne correspond pas au style de romancier d’Hilsenrath.

À son arrivée, Lesche parcourt les rues de son enfance et les différents quartiers, il se rend dans les cafés littéraires. Le mur n’est pas encore tombé et il se rend aussi en RDA. Au fil des années et du vacillement de sa mémoire, les souvenirs du Berlin nazi ont tendance à supplanter les images de la ville réunifiée. Les périodes se troublent dangereusement.

- Je lui ai dit : « Aujourd’hui, c’est l’anniversaire d’oncle Adolf, il a cent ans.

- Je sais, a dit le gamin. Mon pépé me l’a dit.
- Tu sais ce qu’il a fait, l’oncle Adolf ?
- Ben oui.
- Alors, qu’est-ce qu’il a fait ?
- Il a construit l’autoroute et gazé les Juifs.
- Tu sais ce que c’est, une autoroute ?
- Ben oui.
- Et tu sais ce que c’est, des Juifs ?
- Non. »

Bien sûr, Lesche ressemble furieusement à l’auteur et son roman, Le Juif et le SS, au Nazi et le barbier. La lectrice s’amuse à traquer les points de ressemblance et de divergence. C’est qu’il s’agit du dernier roman d’Hilsenrath et celui-ci semble, non pas réellement passer en revue sa carrière, mais l’évoquer sous un certain angle de vue, un peu comme dans un récit allégorique – celui de la montée de la xénophobie. À noter que cette mise en scène de soi n’est pas particulièrement flatteuse.

Ensor, La Bataille des éperons d'or, 1895, eau forte, Ensor Foundation Ostend.
Je me demande si Hilsenrath connaissait l'art d'Ensor ; il aurait pu.

Lesche, je me suis dit, tu as publié deux romans qui n’ont pas marché. Maintenant, ils jouent les garde-boutique, ou on les a oubliés. L’Amérique n’a pas reconnu ton génie. Tu n’as pas d’amis, enfin, pas de vrais, et les femmes font un grand détour pour t’évier. Quelle merde, ce pays !
C’est presque le début.

Il y a aussi au début l’apparition remarquée d’Isaac Bashevis Singer.

- L’holocauste vous poursuivra partout en Allemagne. Chaque maison, chaque rue vous le rappellera. Les vieux aussi. Il n’y a pas moyen d’y échapper. Croyez-moi. (…)
- Il n’y a pas longtemps, j’ai lu dans un journal juif que les Allemands voulaient ériger un mémorial de l’holocauste dans la capitale. Qu’en pensez-vous ?
- C’est une mauvaise blague, dit Singer. Pourquoi les Allemands auraient-ils besoin d’un mémorial ? Le pays tout entier est un monument à l’holocauste.
- Toute l’Allemagne ?
- Oui. Toute l’Allemagne.




Hilsenrath sur le blog :
Nuit (1964) : un roman maître et grinçant sur le ghetto
Le Nazi et le barbier (1971) : un chef d'oeuvre !
Orgasme à Moscou(1979) : une bonne farce
Fuck America (1980) : les années de débrouille à New York d'un futur écrivain, avec habileté et dérision
Les Aventures de Ruben Jablonski (1997) : le parcours jusqu'à l'écriture de Nacht

Ceci constitue ma première participation aux Feuilles allemandes d’Eva et Patrice et une nouvelle étape urbaine pour Sous les pavés les pages d’Athalie et Ingannmic (trois points, si je ne m’abuse).

Eva et Patrice nous proposent de comparer les couvertures allemandes et françaises de nos lectures. Je crois que la comparaison est sans appel.

 


Prochain billet dans une semaine !





samedi 31 octobre 2026

Programme du blog

 

Le blog a fini sa série de billets touristiques sur les vacances d’août dans le Kent, cela m’aura occupé deux mois quand même (et c’était bien).

Dans les semaines et mois à venir :

Je poursuis ma participation à Sous les pavés, les pages et aux Escapades européennes.

En novembre viendra aussi le temps des Feuilles allemandes.

Les hirondelles anglaises (??? nous sachons) qui me regardent passer


Le 26 novembre, Ingannmic et moi vous proposons une lecture commune William Faulkner au choix (plusieurs idées de titres sur ce blog si vous êtes tentés, mais ne savez pas quoi lire).

Le 17 décembre, je vous propose de lire un texte, n’importe lequel, de la nouvelle prix Nobel de littérature, j’ai nommé la canadienne Anne Carson. Article sur Proust, article sur L’Iliade, poème, recueil complet de poèmes, texte autobiographique… vous avez le choix. Je vous remets le lien vers l’article du Grand Continent si vous voulez commencer à prendre des idées. Je précise que je ne la connais absolument pas et que je suis donc la première à être curieuse à son sujet.

Du 25 au 31 janvier 2027, dernière semaine de janvier, je vous propose à nouveau de lire en mémoire de l’Holocauste. Roman, poésie, nouvelle, livre d’histoire, témoignage… vous pouvez tout lire. Voici le lien vers l’édition 2026 et celle de 2025 si vous êtes en recherche d’idées.

Notez que Sacha et moi vous proposons une lecture commune autour du tchèque Jiři Weil pour le mardi 26 janvier.

Et pour les prochains week-ends ? Et bien j’envisage de reprendre ma série de billets iconographiques sur l’Ancien testament, après les deux billets sur la création du monde parus au printemps dernier. Nous continuerons donc à parcourir les épisodes de la Genèse, en alternant peintures, sculptures et vitraux de différentes époques.

(rassurez-vous, le programme touristique 2027 s'annonce déjà prometteur).

La photo la plus drôle du voyage, prise sur un distributeur de billets de train



jeudi 29 octobre 2026

Militer, ici, c'est lutter raisonnablement contre la mort.

 

Robert Antelme, L’Espèce humaine, parution originale 1947, édité chez Gallimard.

Le récit est celui de la Seconde guerre mondiale, de prisonniers politiques français, enfermés à Buchenwald, mais envoyés travailler dans une usine. Antelme raconte la faim qui ronge les entrailles, les poux, le corps qui se dérègle, avec une précision factuelle.

On tremblera toujours de n’être que des tuyaux à soupe, quelque chose qu’on remplit d’eau et qui pisse beaucoup.

Il décrit avec finesse le fonctionnement humain qui régit le lieu : les prisonniers politiques, les prisonniers de droit commun qui se servent de l’abaissement des premiers pour justifier leur traitement à part auprès des SS et qui mangent à leur faim, les civils allemands de l’usine, les SS et leur tête de mort, figures impersonnelles de l’ordre.

Entre la voix et le régime imposé par les SS, il était d’abord impossible de faire le rapprochement. C’était pourtant une même chose. La machine était au point, admirablement montée, et cette voix tranquille, d’une fermeté neutre, c’était la voix de la conscience SS absolument régnante sur le camp.


Il y a aussi tout l’absurde de cette usine qui fabrique des carlingues d’avion défectueuses alors même que le lieu d’assemblage a été détruit depuis longtemps par les bombardements alliés. Certains civils sont conscients de cette inutilité, mais la majorité joue le jeu des prisonniers qu’il faut occuper et mater, du travail qu’il faut continuer, le but réel et caché de cette usine étant de faire mourir les prisonniers à petit feu, de froid et de faim, et de justifier que ces civils et ces SS n’aillent pas au front et soient planqués.
Ce décorticage des hiérarchies du système concentrationnaire constitue une première particularité du texte.

Il traduit les ordres des SS et des kapos. Il ne travaille pas et touche la double gamelle. Bientôt, il sera vorarbeiter, c’est-à-dire qu’il sera chargé, comme il le dit lui-même, de pousser le travail. Le nombre de ses gamelles augmentera encore. (…) Le pain supplémentaire qu’ils bouffent, la margarine, le saucisson, les litres et les litres de soupe, ce sont les nôtres, ils nous sont volés. Les rôles sont distribués ; pour qu’ils vivent et grossissent il faut que les autres travaillent, crèvent de faim, et reçoivent les coups.

Un jour, les bombardements ne sont plus qu’à 40 kilomètres et les prisonniers se disent qu’ils seront libérés le lendemain. Cruel espoir. L’évacuation en tuera la majorité d’entre eux, entre ceux qui sont abattus pour faire avancer plus vite les autres et les treize jours passés dans un train presque sans eau ni nourriture. On est sidéré de lire qu’alors que certains soldats de l’armée allemande décident de s’arrêter, de se débarrasser de leurs épaulettes et de poser les armes pour attendre les alliés, les SS tuent les fuyards et parviennent à réquisitionner des moyens de transport pour amener leur précieuse marchandise – des prisonniers morts de faim – jusqu’à Dachau où tout le monde est bien soulagé d’arriver. Cette longue course de mort constitue un récit particulièrement marquant – je l’ai lu le souffle coupé.

Les Alliés ne sont pas loin, disent les cheminots tchèques. Mais la guerre ne finit toujours pas. L’Allemagne est un abîme. La panique vient. Quelquefois, je pense que la guerre ne finira pas pour nous vivants. (…) L’État-major allié doit estimer que la situation évolue très favorablement. Les nôtres, là-bas, nos otages, tournent le bouton de la radio et regardent les cartes.

Même après la libération, on le sait, les morts continuent. On continue à s’entasser dans des baraques, à 4 ou 5 sur une planche de bois, même si les hommes parviennent à réclamer d’être nourris au chaud et non plus dehors.

Nous avions droit au sommeil. Les SS l’acceptent, c’est-à-dire que pendant quelques heures, ils consentent à ne plus être nos SS. S’ils veulent encore avoir demain de la matière à SS, il faut que nous dormions. Ils ne peuvent pas échapper à cette nécessité.

Le titre ? Le propos d’Antelme est de montrer que plus le système nazi s’efforce de nier l’humanité des prisonniers, plus il contribue à l’affirmer, puisqu’évidemment il ne déploie pas tout son attirail mortifère contre les lapins et les papillons. Même couvert de poux et se vidant de la dysenterie, même les cuisses violettes raides comme des bouts de bois, ils resteront d’irréductibles êtres humains. L’acte élémentaire de résistance sera de survivre.

Mais l’expérience de celui qui mange les épluchures est une des situations ultimes de résistance. (…) Tout y est : d’abord le mépris de la part de celui qui le contraint à cet état et fait tout pour l’entretenir (…). D’autre part, la revendication – dans l’acharnement à manger pour vivre – des valeurs les plus hautes. Luttant pour vivre, il lutte pour justifier toutes les valeurs, y compris celles dont son oppresseur, en les falsifiant d’ailleurs, tente de se réserver la jouissance exclusive.

Il y a aussi le souvenir de M… et de D…, qui est convoqué le plus rarement possible, comme trop douloureux et trop lointain et inatteignable, avec la conscience qu’il ne sera jamais possible de raconter, de faire comprendre.

E. Bergmann, Carnet de chansons illustré, 1943 camp de Sachsenhausen 


Je suis allé pisser. Il faisait encore nuit. D’autres à côté de moi pissaient aussi ; on ne se parlait pas. Derrière la pissotière il y avait la fosse des chiottes avec un petit mur sur lequel d’autres types étaient assis, le pantalon baissé. Un petit toit recouvrait la fosse, pas la pissotière. Derrière nous, des bruits de galoches, des toux, c’en était d’autres qui arrivaient.
C’est le début.

Les poings fermés, je ne serre que du vide, je sens les os de mes mains. Je ferme les mâchoires, rien que des os encore, rien à broyer, rien de mou, pas la moindre pellicule à placer entre elles. Je mâche, je mâche, mais soi, ça ne se mâche pas. (…) Je ne peux pas créer quelque chose qui se mange. C’est cela l’impuissance. (...) Sans rien faire, le corps déploie une prodigieuse activité rien qu’à s’user. Je sens que cela dégringole de moi, je ne peux pas m’arrêter, ma chair disparaît, je change d’enveloppe, mon corps m’échappe.

Dachau a duré douze ans. Quand j’étais au collège, ce block où nous sommes existait, le barbelé électrifié aussi. Pour la première fois depuis 1933, des soldats sont entrés ici, qui ne veulent pas le mal. Ils donnent des cigarettes et du chocolat.

Antelme fait partie de ces gens qui ont à la fois collaboré au régime de Pétain et aidé la Résistance ; c’est pour la seconde activité qu’il a été arrêté et déporté.


mardi 27 octobre 2026

Tout ce qu’on peut savoir quand on ne sait rien, je le sais.


Marguerite Duras, La Douleur, écrit vers 1945, publié en 1985, Folio/P.O.L.


C’est un recueil de quatre textes.
Le premier est le plus intéressant, notes ou journal, autobiographie révisée*, racontant les quelques semaines de printemps d’avril 1945 où Marguerite Duras attend le retour de son mari, Robert, qui a été déporté à Buchenwald.

C’est curieux tout de même, aucune nouvelle à ce point-là. Ils ont autre chose à faire. Des millions d’hommes attendent la consommation de la fin. L’Allemagne est en bouillie. Berlin flambe. Mille villes sont rasées. Des millions de civils fuient : le corps électoral de Hitler est en fuite.

Les pages décrivent l’attente insupportable, les trajets jusqu’au ministère, l’attente des journaux, le compte des jours, l’espoir, le désespoir, les « et si… et si… » sans fin. Elles disent aussi l’état lamentable de Robert, découvert mourant du typhus, ramené dans un état effroyable et sauvé progressivement au fil de longues semaines.
Elle n’est pas seule, elle est soutenue par son compagnon d’alors, D., par un médecin de famille, des amis et par certains personnels politiques – j’apprécie qu’elle ne livre pas les noms réels, donnant ainsi à cet épisode une portée universelle. Le texte s’inscrit pleinement dans la littérature qui raconte « l’après des camps », pas nécessairement bien connu.

Face à la cheminée, le téléphone, il est à côté de moi. À droite, la porte du salon et le couloir. Au fond du couloir, la porte d’entrée. Il pourrait revenir directement, il sonnerait à la porte d’entrée : « Qui est là. – C’est moi. » Il pourrait également téléphoner dès son arrivée dans un centre de transit : « Je suis revenu, je suis à l’hôtel Lutetia pour les formalités. » Il n’y aurait pas de signes avant-coureurs. Il téléphonerait. Il arriverait. Ce sont des choses qui sont possibles.
C’est le début.

Il se laisse regarder. Une fatigue surnaturelle se montre dans son sourire, celle d’être arrivé à vivre jusqu’à ce moment-ci. C’est à ce sourire que tout à coup je le reconnais, mais de très loin, comme si je le voyais au fond d’un tunnel.

Il y a la faim inextinguible du revenant et la critique de la bureaucratie gaulliste, de ceux qui sont restés bien propres sur eux à Londres.

* Révisée, car étonnamment les accointances collaborationnistes ne sont absolument pas mentionnées ; il est uniquement question de celles avec la Résistance… Cela n’empêche pas la douleur.

Corsage brodé au point de chaînette par Mme Legris en 1944, Musée Galliera


Le deuxième texte raconte la relation pour le moins ambiguë de Duras avec le type de la Gestapo ayant arrêté Robert, entre manipulation et fascination. Je n’ai pas lu les deux derniers textes qui mettent en scène des femmes se vengeant sur des collabos.

De Duras, j'ai également lu Un barrage contre le Pacifique

Le billet de jeudi sera consacré au récit de Robert.


samedi 24 octobre 2026

Sur les falaises de Douvres

 

Dernier billet dans le Kent...

Le programme du dimanche a environ changé 20 fois. Rester longtemps sur place, c’est avoir le privilège de changer ses plans tous les jours. Randonnée à la campagne, excursion vers un château lointain… Il fait encore chaud et j’ai finalement choisi la simplicité. Le train est direct depuis la gare la plus proche ; j’irai donc voir la mer. Direction Douvres.

Au Moyen Âge, Douvres faisait partie des fameux Cinque Ports chargés de la protection de l’île et dont vous avez découvert l'existence il y a deux semaines.

En 2016 j’avais été frappée par le nombre de camions (sans blague). Sans cesse les gens arrivent, soit qu’ils descendent du bateau, soit qu’ils l’attendent. J’avais visité le musée (bateau de l’âge du Bronze et documents relatifs à la Seconde guerre mondiale) et le château qui surplombe la ville en m’enthousiasmant sur la muséographie. J’avais publié un billet de blog particulièrement réussi.

Notez d’ailleurs que les galeries qui trouent les falaises et qui ont servi durant la guerre peuvent se visiter.

Quand on prend de la hauteur au-dessus du port.


Aujourd’hui je me contente de boire un cappuccino sur la plage en appréciant d’être là, puis je grimpe à l’assaut des falaises – les célèbres White Cliffs. Il s’agit seulement de marcher, de prendre le vent, de regarder la mer, les mouettes, les côtes françaises, les bateaux, la roche d’un blanc éclatant.

Quel contraste avec les falaises du Yorkshire, quelques kilomètres plus au nord ! Là-bas la roche est noire... Je vous mets le lien si vous voulez réviser.

Blanc blanc blanc.


Les fameuses petites vaches noires qui sont elles aussi sur le chemin des falaises. Je vous en parlais la semaine dernière. Pensez à bien refermer les barrières.


Reflets dans une théière bombée.

C’est la fin des vacances. On se promet qu’on reviendra, en Angleterre, il reste tant à voir, mais peut-être pas l’année prochaine, on reviendra à Douvres, peut-être dans 10 ans. On se dit que la chaleur a vraiment tout gâché et que les étés à venir s’annoncent compliqués. Faudra-t-il quitter Marseille plus tôt que prévu ? On ne sait pas. On boit une tasse de thé devant la mer avant de reprendre le train.

Et même si le trafic est perturbé à cause de moutons sur la voie à Tonbridge… je rentre !






Ce billet est peu urbain... mais les falaises font pourtant bien partie de la ville. Athalie et Ingannmic retiendront-elles ce billet pour leur activité "Sous les pavés les pages" ? Suspense...
Tous les billets de ce voyage dans le Kent : un billet introductif ; Visite de Canterbury ; Isle of Thanet, visite de Ramsgate et Margate ; gothic revival : l'abbaye Saint-Augustin de Pugin ; visite de Knole House et rencontre avec la famille Sackville ; jardin de Sissinghurst ; marche de Deal à Sandwich et découverte des Cinque Ports ; marcher sur les public footpaths

Le lendemain, lundi, le voyage retour vers la France se passe sans problème. Je rachète du thé à Saint-Pancras pour compléter le stock et c’est parti pour des heures de train.

À bientôt l’Angleterre ! J’ai déjà repris mes billets pour le prochain séjour à Londres.