La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



samedi 25 avril 2026

Ravenne, le Mausolée de Galla Placidia

 

Le blog est donc à Ravenne.

En une journée et demie, j’ai enchaîné les monuments et les merveilles et j’ai vu plus de chefs d’oeuvre de la mosaïque que je n’en verrai jamais plus.

Sur le moment, je me concentre pour essayer d’individualiser au maximum chaque lieu, son atmosphère, son décor, sa spécificité, et pour essayer de ne pas tout confondre dans un mélimélo de petits cubes colorés. Pas facile. Il faut malgré tout essayer de prendre son temps.
J’ai décidé de vous présenter mes billets plus ou moins de façon chronologique, une façon aussi d’avoir quelques repères.

Après le partage de l’Empire romain en deux, le pouvoir impérial, fortement militarisé, de la partie occidentale, a tendance à quitter Rome et à préférer les villes plus proches du limes et des lieux de tensions (notamment Milan). En 404 le site de Ravenne est choisi, car proche de l’Adriatique, il permet facilement la communication avec l’empire d’Orient, mais aussi en plein milieu du delta du Pô, une région fertile ,mais facile à défendre en cas de siège grâce aux marais.

Dès lors les projets d’architecture, la cour, les fonctionnaires, une élite sociale affluent dans ce petit coin. C’est à Ravenne que règne de 410 à 440 l’impératrice Galla Placidia, fille d’empereur, épouse d’un roi Wisigoth et d’un empereur d’Occident, régente de l’empire au nom de son fils. À Ravenne elle fait édifier l’église Saint-Jean-l’Évangéliste (dont les mosaïques antiques ont disparu) et la chapelle Saint-Laurent.


Visiterait-on aujourd’hui son mausolée ? Oui et non, car ce que nous appelons aujourd’hui le Mausolée de Galla Placidia était à l’origine une chapelle dédiée à Saint-Laurent, rattachée par un couloir à la basilique Sainte-Croix (disparue). Il y a bien trois sarcophages, mais Galla Placidia est morte à Rome où elle a été enterrée.
Il reste un édifice extraordinaire auquel le nom d’une femme peu commune est rattaché.

Construit dans la première moitié du 5e siècle, c'est un petit bâtiment en brique, un plan de croix grecque. La lumière passe à travers des plaques d’albâtre qui ont été apposéessur les ouvertures au début du 20e siècle .


On pénètre sous la voûte d’une nuit étoilée, mystérieuse et magnifique. Les parois sont ornées d’animaux fantastiques, d’hommes plus ordinaires, les rinceaux de mosaïque s’enroulent et se déploient.


Le mur du fond, face à l'entrée, est ornée d'une mosaïque représentant saint Laurent et son grill.

Tandis que le mur situé au-dessus de la porte d'entrée représente le Bon pasteur.

Au centre, les quatre murs ceignant la coupole représentent des apôtres qui discutent et louent Dieu tels des philosophes grecs et romains, en grande toge. Entre eux, des tourterelles s'abreuvent dans des petites vasques. Comme un souvenir des académies néoplatoniciennes.



Sur les deux murs latéraux, un fond bleu sombre accueille une mystérieuse forêt : deux cerfs viennent s'abreuver, leurs bois entrelacés dans des rinceaux foisonnants.




Et au centre de la petite coupole surbaissée ? La Croix surgit des étoiles, avec le Tétramorphe dans les pendentifs. Au visiteur de s'y engloutir.


Sur la nuit bleu sombre, les étoiles et l'or palpitent...


Comme des brocarts, des velours de soie, les arcs s'habillent de motifs géométriques et/ou floraux. Merveilleux dégradés colorés, reflets de l'or, contrastes subtils. Ce décor est d'une richesse infinie.

Il s'agit d'un magnifique exemple d'art paléochrétien, un minuscule endroit majeur de l'art. L'atmosphère y est particulière et le visiteur est envouté. Les autres lieux, dans leur beauté et leur magnificence, ne possèdent pas la même puissance ni la même magie. Ici tout a commencé.


Galla Placidia  a fait ériger plusieurs monuments, dont l'église Saint Jean l’Évangéliste où elle a fait représenter ses ancêtres et sa famille, au plus près du choeur, en mosaïque, ce matériau fait pour durer des siècles - la mosaïque faisant partie intégrante des murs - du moins quand il n'y a pas de tremblement de terre. La continuité impériale est assurée et la famille impériale s'érige en protectrice des églises chrétiennes. Un modèle qui saura inspirer ses successeurs.


jeudi 23 avril 2026

Elle aussi, cette nuit même, elle brûlerait, elle brillerait, elle donnerait sa soirée.

 

Virginia Woolf, Mrs Dalloway, parution originale 1925, traduit de l’anglais par Nathalie Azoulai, édité en 2021 chez P.O.L.

Une journée de juin à Londres avec Clarissa Dalloway, une riche bourgeoise qui organise une réception le soir, une journée dans le flot de la vie et le flux des pensées, des souvenirs, des paroles (dites ou non-dites).

Oui mais… Jusque-là je l’avais toujours lu dans la traduction de Marie-Claire Pasquier (édition Folio) et j’ai eu envie de changer, pour relire ce roman tant aimé, mais le relire avec un peu de nouveauté quand même. Étant incapable de lire Woolf en anglais, je ne me paierais pas le snobisme ridicule de « juger » les mérites de l’une ou l’autre traduction. Je me contente de livrer mon impression.

Donc je commence à lire et… une langue légère, rapide, claire – dépoussiérée est un terme trop appréciatif – mais disons qu’une belle brise agite la robe de Clarissa. Comparant les deux textes français, je note que le choix de vocabulaire est à peu près semblable, mais que le changement principal réside dans le rythme : moins de conjonctions de coordination, davantage de virgules, moins d’articulations logiques, davantage de juxtapositions. Contrairement à ce qu’affirme Azoulai dans sa préface, cela crée des incertitudes (à quoi donc peut bien se rapporter tel pronom ou tel adjectif ?) et engendre quelques phrases très limites sur le plan grammatical, mais cela a aussi le mérite d’avoir une plongée directe dans le flux de conscience.

Conséquence de cette quatrième lecture et de mon esprit plus affuté ou de cette langue plus transparente ? Je ne sais pas, je me suis davantage intéressée aux autres figures du roman (le soldat traumatisé de la guerre, la violence des médecins, la fille des Dalloway et son amie, etc.). Les relations entre les personnes sont moins brumeuses et les sous-entendus affleurent plus près de la surface, les béances sont davantage visibles.

L’ironie est aussi ainsi plus perceptible (ce monsieur qui pose son rouleau de gazon « symbole de l’âme, de la détermination des hommes » 🤭 ).

Même maintenant, de si bon matin, de vieilles douairières s’élançaient en secret au volant de leurs automobiles vers des courses mystérieuses, et dans leurs vitrines, les commerçants gigotaient avec leurs fausses pierres et leurs vrais diamants, leurs ravissantes broches vert d’eau serties sur des montures dix-huitième pour plaire aux Américains, mais non, mais non, il fallait économiser, ne pas faire de dépenses inconsidérées pour Elizabeth.

Je n’ai aucune envie de choisir entre les deux traductions, je garde les deux. Je suis absolument ravie que Clarissa Dalloway ait tant de vie en elle.

Robe du soir (sans doute trop moderne pour Clarissa), crêpe de viscose et broderie, 1922-24, Galliera


mardi 21 avril 2026

C’est elle qui déçoit le mieux les fantasmes orientalistes : Téhéran – Tehroon – s’expérimente plus qu’elle ne se regarde.

 

Lucie Azema, Une saison à Téhéran, édité par Les Corps conducteurs, 2026.


Lucie Azema a vécu plusieurs années à Téhéran, étudiant le persan et donnant des cours de français. Dans ce livre elle raconte sa vie là-bas, mais aussi nous présente l’Iran et sa culture.

Les passants y boivent leur thé sur de petits tabourets en bois, à peine plus hauts que le sol. J’observe l’un des clients qui utilise la technique traditionnelle du ghand-pahloo : il cale un morceau de sucre entre ses dents de devant, le laisse fondre en absorbant son thé chaud à travers, puis repose sa soucoupe et tire longuement sur sa cigarette.

On est en dehors de toute actualité géopolitique ou de toute analyse sur le régime, il s’agit plutôt de parler de la vie des gens et des conséquences que la situation politique a sur leur existence quotidienne. Sans prétention aucune, le livre nous plonge dans ce quotidien des jeunes gens qui boivent des cafés, se rencontrent, prennent des taxis, emménagent avec leur petit copain, font découvrir le pays à leur amie… Un pays comme une île, dont on peut difficilement sortir, un peu coupé du monde du fait des sanctions, mais un pays à l’histoire millénaire, à la poésie très riche, avec ses jardins, ses tapis, sa cuisine et surtout sa langue, le persan ; c’est un cri d’amour pour le persan.

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre, écrit simplement, qui nous raconte un pays dont on entend sans cesse parler, mais que l’on connaît si peu. Il donne envie d’en savoir plus, de lire d’autres livres, de manger des grenades, des pistaches et des amandes, de voyager sur les cartes ou en vrai, de s’ouvrir au monde, y compris à des cultures si différentes de la nôtre.

J’ai vécu dans différents quartiers de Téhéran ; j’ai exploré d’innombrables avenues et ruelles, perdu un temps infini dans les embouteillages, bu une quantité invraisemblable de thé, appris à lire l’avenir dans les poèmes ; j’ai découvert des librairies, des cafés, d’autres manières d’échanger, choyée, regardée et aimée pour la personne que j’étais réellement – en d’autres termes, l’Iran a été mon lieu de vie pendant toute une période.

Cette langue, sa beauté inouïe, ses sons qui s’étirent, qui miaulent – ses â comme des « o » ouverts, ses sh –, ses tournures, l’enchevêtrement de ses mots, leur flot irrésistible : tout dans le persan m’électrise. Lorsque je m’engage dans une phrase, j’ai l’impression de monter sur un cheval au galop : je m’élance, sujet, objet, et je dévale la pente jusqu’au verbe final.

On croisera Persépolis, Ispahan, les rois corrompus, les wagons non mixtes du métro, les techniques de drague en voiture, les gens au service du régime, les proches dont on reste sans nouvelle quand internet est coupé à cause d’une énième guerre, l’abondance des clubs de lecture...

Cavalier et cavalière, céramique, Téhéran 18e siècle, Lyon BA



samedi 18 avril 2026

On reprend le train ?

 

On reprend le train ? Vous savez qu’ici on est adepte des voyages en train avec correspondances multiples… Alors on monte dans les interminables TER qui longent la côte méditerranéenne jusqu’à l’Italie – si vous êtes dans la région parisienne, hop train direct jusqu’à Milan, puis encore deux changements pour arriver à destination. Pour ma part, le Marseille-Nice d’abord, puis on change à Vintimille – ahhhhh le café du buffet de la gare de Vintimille ! Immanquable – et pour ce premier soir on dormira à Gênes. Le lendemain on repart, sauf que le train est en retard, donc on se fait une petite course en gare de Milan, on rechange à Bologne et enfin… on descend du train à 14h20, sans avoir vraiment déjeuné, et nous sommes – je suis – à Ravenne.

Les murs d'or de Ravenne

À Ravenne ! Les mosaïques ! Enfin !

Évidemment j’avais envie de les voir depuis longtemps, mais fin décembre 2025, ma lecture du livre de Judith Herrin a fortement ravivé cette envie. Et puis autant s’y rendre en ayant encore en tête, même vaguement, le contenu du livre, afin de pouvoir bien en profiter.

Donc Ravenne.
Un premier café et un mini sandwich avant de partir à l’assaut des mosaïques et des glaces à la noisette.
Une fenêtre à Parme

Ensuite, en bonus, deux jours à Parme, où j’étais passé rapidement une après-midi pluvieuse il y a plusieurs années, mais que j’ai pris grand plaisir à revoir.

Et puis lundi, ce lundi, le retour plus compliqué que prévu, deux trains, un bus de remplacement, trois autres trains, 12 heures de trajet, enfin mon jardin.
Et maintenant, les billets de blog.
Tchoutchou







mercredi 15 avril 2026

Recroquevillé sur un banc de gare, mon dédain somnole, bien enveloppé dans la longue capote de mon abattement.

 


Fernando Pessoa, Le Livre de l’intranquillité, rédigé de 1913 à 1935, première édition portugaise 1982, traduit du portugais par Françoise Laye, édité en France par Christian Bourgois d’après l’édition portugaise de 2009.


C’est un narrateur, Bernardo Soares, qui tient la plume et nous lisons ses fragments, des notes où il exprime son malaise, son sentiment de vacuité. Vivre, pourquoi vivre ? Aucun intérêt alors que les songes paraissent si réels.
Dépression, mélancolie, vide… s’agit-il d’un ressassement interminable ? Si on veut – et la lecture peut être répétitive – mais en fait, pas du tout. C’est qu’en pleine contradiction avec lui-même, notre homme s’attache à observer son monde, le sien, celui de son existence, celui de sa ville, de ses voisins et collègues. Le tout avec acuité, ironie, cruauté, tendresse, envie… et cette peinture est éminemment réaliste et concrète.
Quel livre étonnant.

J’ai beaucoup rêvé. Je suis las d’avoir tant rêvé, mais non point de rêver. Rêver, voilà ce dont nul ne se lasse, car c’est oublier, et l’oubli ne nous pèse pas, c’est un sommeil dépourvu de songes, pendant lequel nous demeurons éveillés. En rêve, j’ai tout obtenu. Je me suis réveillé aussi, mais qu’importe ?
Extrait du fragment 102.

En parlant autour de moi, je me suis rendu compte que pas grand-monde ne l’avait lu, ou alors il y a longtemps, mais que beaucoup aimaient le titre, et que beaucoup projetaient la vie de Soares sur celle de Pessoa. Certes, Soares est un des nombreux hétéronymes de l’auteur portugais, mais l’existence que Pessoa attribue à son personnage est assez différente de la sienne.


C’est un gros roman, que j’ai lu à raison de 20 pages par soir après la journée de boulot. J’y ai pris beaucoup de plaisir, me perdant, oubliant, revenant, m’émerveillant, me disant « mais c’est toujours comme ça » et marquant plein plein de pages. Je m’y suis reconnue et je me suis dit « ah non pas du tout ». J’ai surtout été frappée par l’infinie poésie de nombre de descriptions. C’est que le narrateur ne renonce ni aux mots ni à la littérature, même s’il prétend le contraire.
Ce sont donc les fragments, sans récit, d’une existence dépressive et répétitive, mais je suis prise par le charme particulier et indéfinissable de cette écriture, comme une longue déambulation sans but.

Je suis les faubourgs d’une ville qui n’existe pas, le commentaire prolixe d’un livre que nul n’a jamais écrit. Je ne suis personne, personne. Je ne sais ni sentir, ni penser, ni vouloir. Je suis le personnage d’un roman qui reste à écrire, et je flotte, aérien, dispersé sans avoir été, parmi les rêves d’un être qui n’a pas su m’achever.
Extrait du fragment 262.

Bref, c’est un mastodonte de la littérature mondiale et donc européenne.
Quand Cléanthe nous a demandé de choisir, je cite, un coup de coeur, une lecture qui incarne le continent, pour clôturer cette magnifique année d’escapades littéraires en Europe, je suis tout de suite partie du constat que ses propres thématiques étaient très continentales : les Alpes, la MittleEuropa, la Suisse… (oui, je suis parfaitement de mauvaise foi – et alors ?). C’était il y a un an, je venais de lire un livre d’histoire sur Ravenne qui me paraissait parfaitement représenter l’Europe dans toutes ses composantes géographiques et culturelles. J’ai eu envie de Méditerranée, d’embruns, de bleu, de soleil, de partir à l’Ouest… Nous voici à Lisbonne, au Portugal, ce Finistère du continent, là où l’Europe se jette dans l’Atlantique. Dans les années 1930 Pessoa est nourri de la mythologie des « grandes découvertes » et rêve encore de bateaux fendants les flots et partant au loin – il faut dire qu’il a passé une partie de sa jeunesse en Afrique du Sud. Soares oppose fréquemment ses rêveries de lointains inimaginables et sa réalité de comptable sans génie et sans intérêt.

Quand on a sillonné toutes les mers, on n’a fait que sillonner sa propre monotonie. J’ai déjà sillonné plus de mers qu’il n’en existe au monde, j’ai vu plus de montagnes qu’il n’y en a sur terre. J’ai traversé des villes plus nombreuses que les villes réelles, et les vastes fleuves de nulle part au monde ont coulé, absolus, sous mon regard contemplatif. Si je voyageais, je ne trouverais que la pâle copie de ce que j’ai déjà vu sans jamais voyager.
Extrait du fragment 138.

Pourtant ce roman n’est pas marqué par le soleil. Le narrateur (et l’auteur) ont peur de l’orage, la pluie martèle les rues, l’humidité du fleuve et de l’océan imprègne l’air. Mais toute la ville de Lisbonne est bien là.
Alors, en attendant qu’un train direct relie enfin Madrid à Lisbonne et me permette d’y aller « en vrai », j’y vais en papier.
Vieira da Silva, La Bibliothèque 1966, Beaubourg en dépôt à Nantes BA


Je considère la vie comme une auberge où je dois séjourner, jusqu’à l’arrivée de la diligence de l’abîme. Je ne sais où elle me conduira, car je ne sais rien. Je pourrais considérer cette auberge comme une prison, du fait que je suis contraint d’attendre entre ses murs ; je pourrais la considérer comme un lieu de bonne compagnie, car j’y rencontre des gens divers. (…) Je m’assieds à la porte et j’enivre mes yeux et mes oreilles des couleurs et des sons du paysage, et je chante à mi-voix, pour moi seul, de vagues chants que je compose tout en attendant.
Extrait du fragment 1.

Légère, comme une chose à son début, l’odeur fétide de la brise s’avança depuis le Tage et se répandit, sale, dans les premières rues de la Ville Basse. Elle écoeurait avec fraîcheur, dans une torpeur froide de mer attiédie. Je sens la vie dans mon estomac, et l’odorat devint quelque chose en arrière de mes yeux. Très haut, des nuages flottaient dans rien, clairsemés, enroulés sur eux-mêmes, d’un gris qui s’effondrait en une fausse blancheur. L’atmosphère semblait la menace d’un ciel peureux, comme celle d’un orage inaudible, fait seulement d’air.

On sentait la stagnation jusque dans le vol des mouettes : elles semblaient des choses plus légères que l’air, laissées là par quelqu’un.
Extrait du fragment 79.

Je remercie vivement Cléanthe pour avoir proposé et organisé ce défi si original, qui nous aura fait voyager en histoire, en géographie et en genre littéraire, au sein de la littérature européenne. J’attends avec impatience la prochaine édition !

Et samedi, début d'une nouvelle saison touristique ; vous allez avoir une surprise.