Selma Lagerlöf, Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède, 1906-1907, traduit du suédois par Thekla Hammar en 1912.
Un classique de la littérature suédoise, mais que je ne connaissais pas. Un ouvrage de commande (de l’Association nationale des enseignants) auquel la prix Nobel se plie avec talent. Bien sûr nous découvrons les différentes régions de la Suède (mais comme je ne connais rien à ce pays, tous les noms me sont passés par dessus la tête), chacune avec son climat et sa végétation, toutes aussi importantes les unes que les autres, région de forêt, de champs, de mines de fer, de villages, de marais et de montagnes, avec quelques légendes locales en prime. L’idée est bien évidemment d’exalter la beauté de ce pays (mais on sent bien que Lagerlöf est capable de la même bienveillance à l’égard de tous les pays du monde, on est loin du nationalisme), tout en soulignant que tous les paysages possède leur valeur propre, même quand l’être humain s’en est détourné. Les animaux ont également leur place dans ce pays, habitants parmi d’autres.
Il n’avait plus qu’à essayer de se hisser sur le dos de l’oie. Il y parvint, mais avec beaucoup de peine. Il n’était pas facile non plus de se maintenir sur le dos lisse et glissant, entre les deux ailes battantes. Il dut plonger ses deux mains dans les plumes et le duvet pour ne pas être précipité.
Un mot de la traduction. J’ai lu le roman en édition numérique gratuite, par conséquente dans une traduction suffisamment ancienne pour être libre de droit. Il s’avère que l’édition a été raccourcie. Il manque certains épisodes (et de fait, il y a des trous dans le récit, ce qui m’a un peu étonnée), mais cela ne m’a pas gênée plus que ça. Si vous le lisez en papier, vous pourrez choisir un texte intégral et plus récent.
Je retiens un hymne au printemps qui redonne vie à tous les êtres et une invitation à vivre en harmonie avec toutes les espèces végétales et animales. Pourtant, il faut bien manger pour vivre et pour nourrir ses petits, et toutes les oies ne survivront pas au voyage.
Lagerlöf s’est peut-être inspirée du succès du Tour de la France par deux enfants écrit en 1877 par Augustine Fouillée-Tuilerie sous le nom de G. Bruno.
Eh bien, tu nous régales en ce moment de grands classiques pour petits et grand!. Et tu n'arranges pas mes lectures, dejà bien cinpulsives en ce moment. Après Peter Pan, voilà que j'ai maintenant envie de me jeter sur ce Nils Holgerson, que je me souviens avoir dans une belle édition cartonnée publiée par Actes Sud il y a quelques annees.
RépondreSupprimerL'oie constitue un moyen de transport original pour visiter l'Europe, après le train et la bicyclette... Il existe moult éditions illustrées, mais j'avoue que je ne connaissais pas le texte auparavant.
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