La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



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jeudi 29 avril 2021

Êtes-vous 100 % de binge ?

  

Jean Harambat, Opération Copperhead, mise en couleur par Isabelle Merlet, Dargaud, 2017.

 

C’est une BD et tout commence sur le tournage de Mort sur le Nil (vous savez, le film tiré du roman d’Agatha Christie !). Peter Ustinov et David Niven se remémorent leur rencontre, lors de l’Opération Copperhead. C’était à Londres, pendant la Guerre, nos deux héros sont alors au service de la patrie…

Un album comme un film d’espionnage, avec des soldats, une femme fatale, un héros authentique (le général Montgomery), des héros qui le deviennent devant la caméra, des jeux de mots, Shakespeare, de l’alcool et du thé. So british.

Je préfère ne rien dire de l’intrigue, car elle est assez simple. Elle aurait d’ailleurs gagné à plus de complexité, car on voit tout arriver à plusieurs kilomètres. J’ai beaucoup aimé l’atmosphère, qui est tout à la fois celle de Londres pendant la Seconde guerre, celle du cinéma et de ses coups de théâtre, l’humour et la légèreté du ton.

Un agréable moment de lecture, même si j’ai préféré Hermiston, un autre album de l'auteur, mais d'après Stevenson.


La vérité sur l’Opération Copperhead parce qu’il y en a vraiment eu une. 

 

 

mercredi 16 octobre 2019

Je ne veux céder à l’automne ni même à l’hiver !

Jean Harambat, Hermiston, d’après le roman inachevé de Robert Louis Stevenson, couleur d’Isabelle Merlet, 2011, Futuropolis.

On revient toujours à Stevenson… L’auteur écossais est mort en laissant inachevée cette histoire, celle d’Archie Hermiston, en froid avec son père, envoyé loin d’Édimbourg, pour gérer le domaine familial. Là, il rencontre les quatre frères Elliott, et leur tante, Kirstie, et leur nièce, Cristina. C’est le monde de la lande désertique, des sermons à l’église, de la violence, de l’amour et du meurtre. Stevenson est mort avant d’avoir terminé l’histoire et Harambat propose une fin.
C’est une belle histoire, à l’atmosphère poétique, grâce aux poèmes et aux histoires, plus ou moins légendaires, qui nourrissent le récit principal. Le dessin est plein de légèreté, les personnages semblent sautiller dans la lande désolée, petites silhouettes dansantes griffonnées abruptement.
Petit bémol : je trouve que les personnages masculins se ressemblent un peu trop (je ne suis pas plus physionomiste en BD que dans la vraie vie).
Une belle BD à l’atmosphère romantique. Du vent, de la pluie, de la passion. L’affrontement entre le père et le fils, entre la rude campagne et la ville cruelle.