Marion Montaigne, Nos mondes perdus, 2023, Dargaud.
Lettrage par Jean-François Rey.
Une histoire en BD de comment en est-on venu à inventer, imaginer, reconstituer ce qu’avaient été les dinosaures ?
Le point de départ est le film Jurassic Park et la fascination de l’autrice pour les films catastrophe mais vaguement scientifiques. Puis on remonte le temps. Depuis l’époque où on essaie de concilier les étranges dents géantes découvertes dans le sol avec la Bible à celle où on s’affranchit totalement du planning divin, avec les trouvailles de Mary Anning, etc. Mais surtout la façon de représenter les dinosaures : des gravures bien sages, des dessins où les animaux sont animés d’une vie féroce, des statues de ciment jusqu’aux films. Au fil des années, les dinos sont de plus en plus vivants, vifs, sociaux, mais aussi sauvages.
J’avais bien aimé Dans la combi de Thomas Pesquet, mais j’avoue être déçue par cet album : les pages où l’autrice raconte sa vie et tente d’expliquer son intérêt pour les dinosaures ne m’intéressent pas tellement. De plus, les gags relatifs à nos grands scientifiques, s’ils sont pertinents (parce que nos héros sont aussi souvent assez miteux), viennent interrompre le récit de façon un peu gratuite.
De façon générale, je trouve que l’album n’est pas structuré et manque de liant : on passe des molaires de mammouth aux reptiles fossiles, sans rien sur la constitution des fossiles. Les passages scientifiques manquent de suivi puisqu’on passe d’une espèce à l’autre ou d’un sujet à un autre. Ce sont des petits bouts de savoir, mais pas une histoire articulée.
Le billet de Je lis, Je blogue, nettement plus positif.
Montaigne sur le blog.
Dans la combi de Thomas Pesquet






