La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



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samedi 11 octobre 2025

Un tour à Douarnenez

 

Le blog est en Bretagne.

Initialement, nous n’avions pas prévu de visiter Douarnenez, mais figurez-vous que cette sympathique cité est desservie par le bus même le dimanche ! Comme l’alternative était constituée uniquement de plages (la fameuse Riviera bretonne !) (nous aurions aussi pu aller à Concarneau par bus, mais beaucoup trop de monde à notre goût), nous n’avons pas trop hésité.

Douarnenez  est une petite ville très agréable bâtie le long de la côte et de l’embouchure de la Pouldavid. Elle comprend plusieurs ports (port de plaisance, port de pêche de Rosmeur) et plusieurs plages d'ambiance diverse, ce qui est bien sympa.

Elle est aussi fortement polluée par les algues vertes, revers de l'industrie agroalimentaire.

Le port s'est constitué autour de la pêche à la sardine et des fortunes se sont bâties sur les conserveries (je suppose que tout le monde a écouté le podcast sur les ouvrières des Penn Sardin). Le site était d'ailleurs déjà utilisé par les Romains pour fabriquer le garum. Aujourd'hui, on continue à pêcher la sardine, le maquereau et l'anchois.

Information tirée d'un panneau touristique : la croissance de l'industrie sardinière amène Douarnenez à importer du sel (conservation), du bois (bateaux et barils), de l'huile (conservation) et de la rogue. Rogue ? Il s'agit d'un appât pour les sardines, composé d'oeufs de morue ou de hareng et de saumure. La ville en consomme des centaines de milliers de barils chaque année. La rogue provenant essentiellement de Norvège, un consulat a même ouvert sur le port.

Au 19e siècle, vu le nombre de conserverie, la ville devait puer le poisson, l'huile et la friture.

Douarnenez accueille un port-musée (situé au Port Rhu, dans l'embouchure de la Pouldavid). Nous ne l'avons pas visité, mais il a l’air très intéressant, avec la possibilité de visiter plusieurs bateaux.


À quelques mètres du rivage on voit l’île Tristan, qui est propriété du Conservatoire du littoral, accessible à pied lors de certaines marées.

Cette île voit se bâtir la première conserverie de la ville en 1860. Elle est toujours debout.


Douarnenez est aussi le lieu de naissance du kouign-amann, mais nos estomacs ont préféré une (délicieuse) crêpe et une glace.

On peut visiter la très belle chapelle Saint-Michel avec ses peintures du XVIIe siècle.

Le retable est en bois, avec des colonnes torses, de belles couleurs. Il abrite plusieurs grandes sculptures, elles aussi en bois polychrome. L''ensemble fut sculpté par l'atelier Rome (à Quimper) en 1666.
Les plafonds de la nef, des deux transepts et du choeur sont couverts de peintures, elles aussi réalisées par des ateliers quimpérois du 17e siècle (atelier de Hamon Le Floch et atelier de Claude Hauteville).





On finit par la vue sur la baie, immense, presque une mer intérieure.

Il est donc possible de se rendre à Douarnenez en bus 951 depuis Quimper, même le dimanche. Youhou.

La semaine prochaine, dernier billet breton !

La Bretagne : billet introductif 2025 ; Balade à Brest ; le grand calvaire de Plougastel ; balade à Camaret ; la côte des abers ; balade à Quimper ; visite de Pont-Aven

Nouvelle participation à l'activité "sous les pavés, les pages" d'Ingannmic et Athalie.