La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



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samedi 24 octobre 2026

Sur les falaises de Douvres

 

Dernier billet dans le Kent...

Le programme du dimanche a environ changé 20 fois. Rester longtemps sur place, c’est avoir le privilège de changer ses plans tous les jours. Randonnée à la campagne, excursion vers un château lointain… Il fait encore chaud et j’ai finalement choisi la simplicité. Le train est direct depuis la gare la plus proche ; j’irai donc voir la mer. Direction Douvres.

Au Moyen Âge, Douvres faisait partie des fameux Cinque Ports chargés de la protection de l’île et dont vous avez découvert l'existence il y a deux semaines.

En 2016 j’avais été frappée par le nombre de camions (sans blague). Sans cesse les gens arrivent, soit qu’ils descendent du bateau, soit qu’ils l’attendent. J’avais visité le musée (bateau de l’âge du Bronze et documents relatifs à la Seconde guerre mondiale) et le château qui surplombe la ville en m’enthousiasmant sur la muséographie. J’avais publié un billet de blog particulièrement réussi.

Notez d’ailleurs que les galeries qui trouent les falaises et qui ont servi durant la guerre peuvent se visiter.

Quand on prend de la hauteur au-dessus du port.


Aujourd’hui je me contente de boire un cappuccino sur la plage en appréciant d’être là, puis je grimpe à l’assaut des falaises – les célèbres White Cliffs. Il s’agit seulement de marcher, de prendre le vent, de regarder la mer, les mouettes, les côtes françaises, les bateaux, la roche d’un blanc éclatant.

Quel contraste avec les falaises du Yorkshire, quelques kilomètres plus au nord ! Là-bas la roche est noire... Je vous mets le lien si vous voulez réviser.

Blanc blanc blanc.


Les fameuses petites vaches noires qui sont elles aussi sur le chemin des falaises. Je vous en parlais la semaine dernière. Pensez à bien refermer les barrières.


Reflets dans une théière bombée.

C’est la fin des vacances. On se promet qu’on reviendra, en Angleterre, il reste tant à voir, mais peut-être pas l’année prochaine, on reviendra à Douvres, peut-être dans 10 ans. On se dit que la chaleur a vraiment tout gâché et que les étés à venir s’annoncent compliqués. Faudra-t-il quitter Marseille plus tôt que prévu ? On ne sait pas. On boit une tasse de thé devant la mer avant de reprendre le train.

Et même si le trafic est perturbé à cause de moutons sur la voie à Tonbridge… je rentre !






Ce billet est peu urbain... mais les falaises font pourtant bien partie de la ville. Athalie et Ingannmic retiendront-elles ce billet pour leur activité "Sous les pavés les pages" ? Suspense...
Tous les billets de ce voyage dans le Kent : un billet introductif ; Visite de Canterbury ; Isle of Thanet, visite de Ramsgate et Margate ; gothic revival : l'abbaye Saint-Augustin de Pugin ; visite de Knole House et rencontre avec la famille Sackville ; jardin de Sissinghurst ; marche de Deal à Sandwich et découverte des Cinque Ports ; marcher sur les public footpaths

Le lendemain, lundi, le voyage retour vers la France se passe sans problème. Je rachète du thé à Saint-Pancras pour compléter le stock et c’est parti pour des heures de train.

À bientôt l’Angleterre ! J’ai déjà repris mes billets pour le prochain séjour à Londres.


samedi 17 octobre 2026

Marcher sur les public footpaths

 

On pourrait croire que je suis une inconditionnelle de l’Angleterre, mais ce n’est pas le cas (bonjour le système de santé et les écoles privées). Cependant, il y a des choses qui existent là-bas et qui mériteraient d’être importées chez nous pour le bien-être de tout le monde : les toilettes gratuites partout, la présence de personnel avec un fort sens du service dans les transports et les public footpaths. Aujourd’hui, je vous parle des chemins, des sentiers, des voies…

Si l’on s’écarte de Londres et des centres villes, on constate rapidement que les villes sont quadrillées par un réseau d’allées ou de contre-allées. Elles passent à l’arrière des maisons, elles ne portent pas de nom, mais sont visibles sur Google Map, 1 ou 2 mètres de large, quelquefois des lampadaires, en général avec un minimum d’entretien pour éviter que les ronces ne les envahissent… Elles passent derrière les maisons, sont parallèles aux routes, empruntées par les vélos et les piétons… Ce sont ces voies qui en France sont systématiquement privatisées, car il est impensable que « des gens » passent derrière la maison sans qu’on puisse les voir. En Angleterre, elles sont utilisées, pas seulement pour promener son chien ou pour rendre visite à une voisine, mais bien pour circuler chaque jour pour se rendre au travail, ou à la fac, ou prendre le train, etc.

À 10 minutes du centre de Canterbury...

À la campagne c’est encore mieux. Voici que le chemin se glisse le long des champs, des prés, traverse une forêt… tiens, il faut pousser une barrière, un peu bizarre, et le chemin continue… il traverse un champ de maïs ( ??? oui, il manque bien une rangée de maïs pour laisser le passage à la piétonne française déboussolée), traverse carrément un pré avec des moutons ( ??? mais !) ou des vaches, soyons fous. Et là, il prend à travers le golf. Je me demande si j’ai bien le droit d’être là, on dirait bien que oui, mais quand même, qu’est-ce que donc que cela ?

C'est par là, oui, entre les plants de maïs.

Pardon madame, sorry...

Tous ces chemins se situent sur des terrains privés, mais il y a un droit de passage public, et ils font partie des libres espaces de circulation ouverts à tous.

Je pense que l’on s’est tous retrouvé un jour dans un village de campagne où le seul moyen de 1. rejoindre un autre village ou acheter le pain, 2. rejoindre un chemin de randonnée, 3. circuler au sein du village, était de marcher au bord de la route, sans trottoir, sans accotement. C’est tellement dangereux qu’on en conclut qu’une voiture est indispensable pour parcourir les 3, 4 ou 5 kilomètres. Ne parlons pas du bord de mer où évidemment les propriétaires s’efforcent de fermer les chemins passant au bout de leur terrain. Il faut dire qu’en France les chemins sont destinés avant tout à se promener, et non à circuler au quotidien. Compliqué de penser qu'une paire de jambes puisse être un moyen de transport... On se rend en voiture sur les voies vertes. J’ai toujours vu les paysans labourer la route et faire disparaître les chemins du cadastre sans qu’aucune autorité ne s’en offusque.


Et donc je me suis mise à faire attention au sujet. Par exemple, dans le roman Persuasion, une des jeunes filles se tord le pied en sautant d’une barrière. Et on le voit très bien dans le film. Car en effet il y a des barrières, notamment pour empêcher le bétail de partir. Et tout le monde est très discipliné, et ouvre et ferme la barrière bien sagement. Par exemple, le chemin des falaises de Douvres qui est très fréquenté est aussi emprunté par de jolies petites vaches noires et le monsieur qui vient les soigner.

Bien sûr, je fréquente ces chemins en tant que touriste, et non au jour le jour. N’empêche que j’ai bien vu des endroits où le chemin qui traverse un pré relie la gare au centre du village. Il n’y a pas que les touristes.

Bref, ce serait si bien d’avoir ça chez nous.

On pousse, on tire, quelquefois un peu d'escalade...

Ces droits n’ont pas été gentiment donnés, mais ont été conquis de haute lutte, comme le raconte Rebecca Solnit dans L’Art de marcher, au chapitre « Au pays de la région des Lacs ».
La liberté d’aller et venir dans la campagne ne fut cependant obtenue qu’au prix d’un long combat qui n’est pas sans rapport avec la lutte des classes.
Il faut dire que la majorité des terres constitue des propriétés privées.
1824 : création à York d’une Association pour la protection des anciens chemins
1845 : naissance de la Société écossaise pour les droits de passage, qui existe toujours et qui est la doyenne du genre.

Il y a eu au 19e siècle l’organisation de randonnées collectives pour marcher sur des terres privées et fermées, notamment dans la région des Lacs, lieu du tourisme naissant pour la population ouvrière des villes. Finalement les tribunaux ont donné raison aux marcheurs et désormais les chemins publics ont un statut légal.

Je laisse brièvement la parole àWikipedia :

« In England and Wales, public footpaths are rights of way on which pedestrians have a legally protected right to travel. Other public rights of way in England and Wales, such as bridleways, byways, towpaths, and green lanes are also used by pedestrians. »

Comme le dit Solnit, la propriété ne confère pas des droits absolus sur l’espace et le paysage est un patrimoine collectif.

Un des grands plaisirs de la marche telle qu’elle se pratique en Angleterre tient sûrement au sentiment de cohabitation créé par les droits de passage : il faut pousser les tourniquets pour traverser les pâturages à moutons, franchir des échaliers, contourner les champs cultivés qui composent un paysage à la fois utilitaire et esthétique.

Entre Canterbury et le village de Chartham, chemin emprunté par tous les gens qui bossent en ville.


Voyez le chemin avec moutons entre la gare d'Hever et le château du même nom (et surtout les magnifiques jardins).


Un des cartels du château de Knole fait allusion au fait que ce droit a été acquis de haute lutte.

Cela fait partie des raisons pour lesquelles j’aime passer mes vacances en Angleterre : le climat est supposé plus clément qu’à Marseille, je visite des musées, des châteaux et des jardins, il y a le National Trust, j’achète des vêtements à fleurs et je peux marcher, marcher, marcher presque où je veux – c’est un tel plaisir.
Les semaines précédentes : un billet introductif ; Visite de Canterbury ; Isle of Thanet, visite de Ramsgate et Margate ; gothic revival : l'abbaye Saint-Augustin de Pugin ; visite de Knole House et rencontre avec la famille Sackville ; jardin de Sissinghurst ; marche de Deal à Sandwich et découverte des Cinque Ports.

La semaine prochaine : dernière billet, au bord des falaises.

samedi 10 octobre 2026

Entre Deal et Sandwich

 

Le blog est toujours dans le Kent. Le samedi, il faisait moins chaud. Je me suis remise en route – en train plutôt – pour la côte.

J’ai d’abord pris le train pour Deal, petite station balnéaire située entre Douvres et Ramsgate. J’y ai repéré au moins 4 cafés où prendre un breakfast, ou simplement des pancakes ou du gâteau – c’est une très bonne ville.

Deal possède aussi d’autres atouts, comme plusieurs châteaux que je n’ai pas visités et une longue plage de galets. Ce serait à proximité immédiate de Deal que Jules César aurait débarqué sur l’île.


De courageux jeunes parents avec la poussette sur les galets... La jetée est moderne, on y vend du poisson frais pêché du jour (ou de la nuit).

J’entame alors une longue marche le long de la mer jusqu’à la Baie de Sandwich. Je suis le Saxon Shore Way. Je n’ai pas vu de phoque, uniquement des mouettes et des goélands, mais cela fait du bien de prendre le grand air sans trop cramer. Le corps revit.



Les grandes plages de la Mer du Nord.

Ensuite le chemin traverse un golf – oui le chemin public a l’autorisation de traverser les parcours du golf, sans grillage ni barbelés, plutôt que de nous obliger à faire tout le tour.  Au-delà du golf s’étend une zone humide, entre la mer et la rivière Stour (celle qui coule à Canterbury). C’est que la mer s’est retirée assez récemment. Jusqu’au 15e siècle elle venait battre les quais de la petite ville de Sandwich, même si aujourd’hui elle en est à trois kilomètres.

Sandwich ? Oui, le nom vous parle…

Au Moyen Âge Sandwich était donc située au bord de la mer, mais du fait des dépôts de sable (sand...), la ligne du rivage s’est peu à peu éloignée. C’est peut-être grâce à cette distance, qui a épargné à la ville aménagements urbanistiques aléatoires et bombardements ravageurs, que de nombreux bâtiments médiévaux sont encore intacts.

La Fisher Gate, devant et derrière, seule porte de ville médiévale d'Angleterre encore debout. Avec un bel assemblage de pierres de différentes couleurs. Elle donne sur les quais.

Je me balade dans ce petit bourg médiéval tout à fait charmant. 



La barbacane, porte fortifiée juste devant le pont sur la Stour. Fondations massives, alternance de silex et de pierre de taille.

L’église est désaffectée. À l'intérieur un petit salon de thé et une brocante, qui s’y achève doucement (et j’ai réussi à ne pas acheter de porcelaine ancienne à fleurs). 

Au 18e siècle, c'est le 4e comte de Sandwich qui fut à l'origine de votre plat préféré, demandant que l'on place une tranche de viande entre deux tranches de pain afin de pouvoir continuer à jouer.

Pour ma part, je me contente d'un gâteau et d'une limonade avant de me diriger vers la gare pour le retour.


Deal et Sandwich ont un point commun, qui se nomme… les Cinque Ports (c’est le nom anglais, à ne pas confondre avec les Cinqueterre).

Les Cinque Ports regroupaient au Moyen Âge plusieurs ports de la côte anglaise, qui jouissaient de certains privilèges en échange de l’obligation de fournir une flotte (bateaux et marins, guerre et transport) à la Couronne. À moins que les privilèges n’aient permis à ladite Couronne de s’assurer de la loyauté de cités situées à un endroit stratégique. Cette confédération semble avoir débuté à l’époque du roi Édouard le confesseur, mais elle s’officialise au 12e siècle . Elle perdure jusqu’au 16e siècle et la mise en place une marine que l’on dira nationale, la Royal Navy. L’appellation existe toujours, mais elle est désormais purement honorifique.

La liste originale des Cinque Ports comprend Douvres, Hythe, Sandwich, New Romney et Hastings. S’y sont ajoutés au fil du temps d’autres ports supplémentaires, dont Deal à partir de 1278. Ces villes abritaient alors tout un peuple de marins.


Après Canterbury, Ramsgate et Margate, Deal et Sandwich rejoignent donc Sous les pavés, les pages.
La semaine prochaine... nous irons par les chemins.

samedi 3 octobre 2026

Sissinghurst Garden

 

Tourisme dans le Kent...

Le jeudi doit être un grand jour, car j’ai prévu d’aller à Sissinghurst. Cela fait des années que j’en ai envie… Enfin !

Ce nom ne vous dit rien ? C’est un des plus beaux jardins d’Angleterre, celui de Vita Sackville-West. Et oui.

Comme je vous le disais la semaine dernière, Sackville-West n’a pas pu hériter de Knole. Avec son mari Harold Nicolson, elle achète le domaine de Sissinghurst en 1928. Les bâtiments en brique datent du 15e siècle, mais après les dégâts causés par les humains et les siècles, au 19e une ferme avait été installée dans les bâtiments restants. On voit toujours les tours où faire sécher le houblon. La demeure date de l’époque Tudor, comme Knole, et elle possède aussi une tour porche. C’est si romantique et cela rappelle Knole… les époux s’y installent.

Un mot de ce couple très atypique. Harold Nicolson était diplomate. Vita et lui sont restés soudés tout au long des années, chacun entretenant des relations homosexuelles de son côté. Ils ont certes eu des enfants, mais leur création commune est bien cet incroyable jardin qu’ils nous ont légué. L’un aime les choses un peu rectilignes et rangées, l’autre l’exubérance folle ; ensemble ils créent un jardin composé d’une dizaine de garden rooms, c’est-à-dire de jardins clos, où les vieux murs et les ifs servent de délimitation. Les allées y sont bien droites, mais les fleurs débordent de partout.

Nicolson et Sackville-West commencent à concevoir le jardin vers 1930. Celui-ci ouvre au public (de façon très limitée) dès 1938. Sackville-West aimait s’entretenir avec les visiteurs, elle-même ayant publié plusieurs articles sur le jardinage. Le National Trust acquiert la propriété en 1967. C’est aujourd'hui un des jardins les plus visités d’Angleterre.

Elle installe son bureau dans la tour. Son mari avait le goût des parterres bien droits, elle celui des associations végétales inattendues (faire pousser les rosiers dans les arbres !) ; ensemble, ils créent un jardin pour toutes les saisons de l’année.

L’endroit est extraordinaire. J’arpente les allées étroites, je photographie. Il y a des perspectives, des passages, des bancs… Je suis frappée par le fait que tous les visiteurs sont très calmes, parlent doucement, se montrent les plantes en souriant mais sans excitation particulière. Le lieu est apaisant et bénéfique pour tous.

Un vieux mur en brique, une ancienne fenêtre, des grandes fougères, une porte entre deux mondes...


L'un des jardins clos est un célèbre jardin blanc. Si l'on y vient au printemps, on voit notamment des roses blanches et des aubépines. D'ailleurs, les roses, surtout les roses anciennes étaient la spécialité de Vita Sackville-West - cela donne envie de venir à la "bonne" saison.

Les jardins clos ont du mystère, ils sont cachés, ils se dévoilent...

Originellement les allées étaient en herbe, mais il a fallu les faire paver du fait de la fréquentation. Ici on aperçoit les grandes lignes tracées par les if, qui délimitent les jardins et les atmosphères. Et puis les fleurs qui débordent de partout qu'il faut contourner prudemment. Je ne peux pas m'empêcher de noter des idées de plantes pour mon propre jardin (bien sûr, dans 30 mètres carrés, ce sera un peu difficile d'obtenir le même effet, mais bon...).



Il y a d'étranges effets de perspective et voici que la tour semble jaillir de la végétation...

Photo Wikipedia - quand tout est vert !

Bien sûr, en m’y rendant en août 2026, je savais que je verrai un jardin abîmé par la chaleur et la sécheresse (il n’avait pas plu depuis deux semaines et ce jour-là il faisait 36). L’herbe est rase, les fougères ont commencé à jaunir, les arbres du verger sont piteux. Oui, c'est triste et tout le monde est empreint de ce sentiment de tristesse. Le National Trust a créé un jardin adapté à la sécheresse : on y voit les plantes qui sont installées au bord du tramway à Marseille.

Je suis quand même charmée par le lieu. Je me promets d’y revenir au printemps, à une époque plus clémente. Je puise aussi de l’énergie et de l’espoir pour mon propre jardin, si minable et pelé.

Et je mange un gâteau à la cafétéria avec un soda à la rhubarbe. J'achète un sachet de graines parce qu'elles sont sûrement investies d'un pouvoir magique propre au lieu. Non ? Vous ne croyez pas ?



Et comment on y va ? Avec de bonnes jambes et une volonté tenace. C’est d’ailleurs pourquoi je n’avais pas tenté l’aventure en 2016. En temps normal le bus Arriva 5 de la ligne Maidstone-Hawkhurst dessert le village de Sissinghurst et il faut marcher environ un mile jusqu’au site. Cette année, la route était en travaux et le bus m’a laissée plus loin, il a fallu marcher deux miles. Vu la chaleur, j’étais épuisée.

Toutefois, je dois bien reconnaître que ce caractère inaccessible (vu de Marseille) contribue à l’aura de magie du lieu, un peu rêvé, difficile d’accès, bien caché, à la limite de la réalité.

Mais j’y retournerai à la saison des roses ! Na. Et je vous en reparlerai.


Semaines précédentes : un billet introductif ; Visite de Canterbury ; Isle of Thanet, visite de Ramsgate et Margate ; gothic revival : l'abbaye Saint-Augustin de Pugin ; visite de Knole House et rencontre avec la famille Sackville. 
La semaine prochaine, on marche le long du rivage.