La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



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jeudi 1 janvier 2026

Bonne année 2026

 

Je vous souhaite la plus excellente année 2026 possible, qu'elle vous apporte tout le réconfort et l'apaisement du monde, beaucoup de fantaisie et de gaité.

J'ouvre l'année en jetant un coup d'oeil oblique sur le passé... mais quand on raconte ses souvenirs, c'est souvent en se projetant dans l'avenir et le rêve...

Je suis La Femme du dimanche – et de fait, le dimanche, c'est le jour où on écoute la radio au lit, où on cuisine, on jardine, on lit, on rêve...

Je vis à Sartoris, au bord de la Méditerranée, et c'est peut-être là le Paradis.
Un animal ? La petite Kabocha bien sûr.
Et l'amour ? J'attends mon Brigand bien aimé.
Mes amis sont Mendiants et orgueilleux.
La vie est comme dans une immense Prairie.
Une peur ? J'ai peur du Troisième Reich.
Partir... pratiquer L'Art de marcher, aller du Spitzberg à Lhassa (vous avez vu ? Ce sont toutes des bonnes femmes !)
2025 était l'année de la Terre somnambule.
En 2026 espérons que Seiobo descende sur terre.
En 2026, j'écouterai jouer Banjo, je partirai à Ravenne, je rencontrerai Piranèse, j'écrirai des Haïkus de prison et ce blog tiendra Les Chroniques martiennes.

Si tout cela vous plaît, restez à l'écoute. Reprise des programmes habituels la semaine prochaine.

Et encore une bonne année à tout le monde !

lundi 29 décembre 2025

Petit bilan annuel avant le grand bilan des lectures

 

Petit bilan annuel avant le grand bilan des lectures

Cette année, je ne dirais pas que le monde va très mal, mais je lis Le Monde en environ 10 minutes, pour ne pas trop déprimer.

Une année marquée par un décès ; désormais ma famille se réduit à 2 personnes. Le rétrécissement de l’horizon n’est pas non plus très réjouissant.

Mais la maison va bien – j’ai cassé du béton dans le jardin et j’ai bon espoir d’avoir quelques jolies plantes en 2026. Le jardin est d’ailleurs toujours la cantine préférée d’un couple de tourterelles, Poupoule et son Juju, mais également d’une troupe de moineaux, que j’appelle « mes petits pillards », ainsi que de mésanges diverses, d’adorables fauvettes et d’un rouge-gorge, et d’autres visiteurs plumés plus occasionnels. Je crois que la présence de ces oiseaux constitue ma principale réussite au jardin ! (et maintenant les plantes...)

Quand il pleut, mais que tu es heureuse, parce que tu es à Venise.

On va dire que la santé va bien, malgré quelques caprices du coté intestinal, et même si, ouiiiiiin, c’est le retour des lunettes ?

Mes amis vont à peu près bien.

J’ai du travail – je ne suis pas encore remplacée par l’IA, et non, et non.

Pour ce qui concerne les voyages, l’année 2025 est marquée par la découverte de Venise, depuis longtemps rêvée. L’enchantement était bien là. (il y a aussi eu quelques escapades de ci, de là)

Et les blogs ? Je pense que nous sommes plusieurs à avoir constaté le silence du blog de Dominique. C’est bien triste. Et je crois que l’on peut dire qu’on pense bien à elle, où qu’elle soit.

Sur une note plus joyeuse, la fin de l’année a vu le passage surprise à Marseille de Sandrine ! Oui, comme cela, sans prévenir. On a pu déjeuner ensemble et c’était vachement bien. (Moralité : n’hésitez pas à insister lourdement, comme moi, sur l’endroit où vous vous trouvez et à le répéter régulièrement, pour que l’on pense à vous faire coucou quand on vient.)

L'eau monte...

Et les lectures ? Il y a eu un peu de tout comme souvent. Quatre livres sur l’année 1940 à Marseille. Un livre sur une prairie anglaise lu deux fois. Un grand récit italien.

Et les futures lectures ? J’ai deux envies pour les années à venir : lire davantage de pièces de Shakespeare et découvrir plus de prix Nobel de littérature. Ils ne me font pas tous envie, loin de là, mais mon décompte se situe entre 45 et 50 pour le moment et je peux sûrement faire mieux. (Évidemment, à partir d’un certain âge, l’astuce consiste à lire les écrivains avant qu’ils ne reçoivent le prix Nobel de façon à pouvoir frimer en société.)

Et les futurs voyages ? J’espère bien vous proposer quelques billets vagabonds.

En attendant, rendez-vous dans quelques jours pour le drôle de bilan des lectures.

(Je suis toujours frustrée par l'écriture de ce billet ; j'ai l'impression d'avoir plein de choses à dire, mais en fait non, pas du tout - il serait temps de s'en rendre compte.)

N'empêche que je vous souhaite à tous, à toutes, qui passez ici plus ou moins souvent, une belle fin d'année, et bon bout d'an ! à l'an que vèn !






mercredi 1 janvier 2025

Bonne année


Heyyyy

je vous souhaite à toutes et à tous une bonne nouvelle année. Qu'elle vous apporte, autant que possible, une santé à peu près correcte, beaucoup de douceur et de sérénité, et puis de l'amitié (et plus si affinités) et une belle lumière. C'est important la lumière.

Pour ma part, je me souhaite des fleurs et des oiseaux dans le jardin, des vacances enrichissantes et reposantes, des rencontres avec les amis, une santé qui ne fait pas parler d'elle.

Et je commence avec le traditionnel bilan de l'année précédente. Je me pose des questions et j'y réponds avec des titres de lecture (et quand on clique, on accède au billet). J'ai essayé de ne pas trop faire n'importe quoi. Encore que.

Je suis Mélancholia. De fait, la fin d'année a été un peu triste, entre l'actualité chaque jour plus déprimante, et cette impression de plus en plus fréquente de parfaite vacuité.

Je vis à Marseille, malade de la peste (oui, c'est très engageant).

Je pars en voyage. Je veux entreprendre un Voyage sentimental (mais lequel ? Il y en a eu deux cette année !), me rendre dans La Forêt magique d'Hoshigahara, Là où les rivières se séparent et puis je reviendrai chez moi et je marcherai La Nuit dans la rue (et si vous aimez le jazz, je vous invite à cliquer).

Et si l'on pouvait faire la connaissance d'un animal ? J'hésite entre Rousse (la renarde) et Flush (le cocker) - je me contente de rêver à la forêt où marchent Les Derniers Grizzlys.

Je mangerai Les Raisins de la colère.

J'aimerais rencontrer Daphnis et Chloé.

Pour un concert, je veux écouter le Harlem Quartet.

Un geste ? Lancer, ramener.

Avec mes amis, c'est Le Banquet des Empouses. À moins que ce ne soit La Horde (mongole).

La vie, c'est L'Art de la joie.

L'amour, c'est Vivre dans le feu.

Un moment ? La Pleine lune.

Un voeu ? Passer Une année à la campagne.

Je crains les Cent ans de solitude.


En 2024, c'était Sur la route et en cuisine avec mes héros (et de fait, dans la cuisine de Keisha...).

Faisons en sorte que 2025 ne soit pas le début d'une Période glaciaire qui verrait le retour du Baron Wenckheim. En fait je signerai bien pour une saison 2 de"sur la route et en cuisine avec mes héros".

Ce blog vous propose de passer encore Une année ensemble.

Photos du bout du monde ? Et oui, c'est l'étang de Berre.


À mardi pour un nouveau billet lecture.



samedi 28 décembre 2024

Un coup d'oeil sur l'année 2024

 


J’ai l’habitude de rédiger un petit mot à la fin d’une année, en guise, non pas de bilan, mais du moins de pause et de coup d’œil rétrospectif sur l’année écoulée. J’avoue avoir tardé à préparer celui de cette année.

Je peux reprendre mes propos de l’année dernière en les empirant. Depuis le 7 octobre 2023 et ces massacres de civils israéliens, tout a été de mal en pis. Extrême-droite au Parlement en France, État défaillant, universités et hôpitaux en quasi-faillite, Trump is back, génocide en cours en Palestine, poursuite sans fin de la guerre en Ukraine, climat qui déraille et destruction du vivant… j’en oublie et le cyclone à Mayotte m’a achevé le moral. L’ouverture des prisons en Syrie constitue une heureuse exception. Un long tunnel où j’allume la radio seulement le temps qui est nécessaire avant de passer bien vite sur France Musique.


À Marseille une fresque de Mahn Kloix depuis le pont de l'Ocean Viking avec SOS Méditerranée

 

Sur le plan personnel, c’est la mer de toutes les tranquillités.

Les travaux programmés de la maison sont terminés, avec deux chantiers majeurs en 2024 : réfection de la salle de bain (elle était moche et cassée, elle est devenue belle, moderne et fonctionnelle) et isolation des combles (je n’ai plus besoin de m’envelopper de multiples plaids, c’est une découverte).

Création de massifs dans le jardin – à grands coups de masse. En effet, je me suis attaquée à la chape de béton qui a dû être créée il y a quarante ans pour essayer d’accéder enfin à la terre et de planter les fleurs. Chape de très bonne qualité, je dois dire. Encore quelques efforts avant de parvenir à créer une haie entre les voisins et moi, mais j’ai quand même réussi à planter le bougainvillée et deux rosiers.


Oui, j'ai peint un mur extérieur en framboise et ça va bien au teint des volubilis.


Toujours côté jardin, je pense avoir réussi à atteindre l’un des objectifs de ma vie : avoir un jardin pour les oiseaux. Cet hiver, les mésanges et les fauvettes se succèdent, sans parler des petits pillards (c’est ainsi que j’appelle les moineaux). Il y a un couple de tourterelles. Et les étourneaux surveillent tout cela en sifflant, criant, caquetant… ils causent gaiement. Et ils sont beaux.

Et sinon ? J’ai eu la chance de revoir Ingannmic le temps d’un couscous. Et j’ai envahi Keisha en squattant chez elle plusieurs jours (elle est très patiente, le saviez-vous ?).

J’ai soigné deux capsulites et une tendinite aux épaules.

 

Je suis allée à Ostende ! Et c’était chouette. J’y ai retrouvé une amie et j’ai visité des belles expositions ET IL Y AVAIT DES PHOQUES SUR LA PLAGE.

 

Regardez comme elles sont sympas les plages de la mer du Nord ! (Prévoyez une petite épaisseur de gras quand même)


L’année reste marquée par le voyage à York, ville que j’ai beaucoup aimée. Les paysages m’ont plu, cette bruyère à perte de vue. Il n’y avait pas trop de monde, j’ai pu marcher tout ce que j’ai pu et j’ai visité des endroits enchanteurs ! Et je vous ai fait plein de billets enthousiastes. J’ai assez envie d’y retourner, d’arpenter davantage le Yorkshire, voire de monter jusqu’au Northumberland (maintenant, je sais où c’est) ou plus haut, de passer enfin le mur d’Hadrien.

Certaines ont demandé une photo de l'imperméable bleu à fleurs, le voici.

 

J’ai de plus en plus l’impression de tourner dans ma roue comme un hamster, sans but, sans début ni fin ni sens à quoi que ce soit. Cela ne rime à rien, mais l’on continue quand même parce qu’il y a toujours encore de la lumière, du chauffage, des petits oiseaux à admirer et des plats à préparer (et des livres à lire et à relire depuis son lit).

 

J’espère que vous allez bien. Entre la santé et les relations, l’argent et le logement, les occupations, j’espère que vous vous êtes trouvé un petit coin de planète à l’abri. Et je vous dis à dans quelques jours pour le traditionnel et étrange bilan des lectures.


Pas loin de chez ma mère.






lundi 1 janvier 2024

Une nouvelle année

 
Une année s'achève, une autre commence. L'occasion de se poser plein de questions existentielles sur le sens de notre pauvre vie et si on a trop bu, d'y apporter des réponses décalées.

Alors, c'est parti.

Je suis le Chevalier Chouette (et si vous connaissez mon avatar des réseaux sociaux, vous savez que c'est vrai).
Je vis à Terminus Radieux.

Mon animal préféré est L'Âne d'or.
Mon moment préféré est La Fin de l'automne (ça, c'est pas vrai du tout - qui aime le mois de novembre ?).
Je mange au Festin sauvage.
J'ai peur de Nuit. Oui, Nuit, sans déterminant, c'est la grande peur.
Je rêve de rencontrer Blacksad, juste pour un verre, ou pour un peu plus longtemps...
Un voyage rêvé - comme d'habitude incapable de choisir : je commence par Liguries parce que ce n'est pas loin, j'enchaîne avec Un convoi pour Samarcande et par un coup de baguette magique, hop, me voici à vivre Mississippi Solo. Comment vais-je réussir à rentrer à la maison ?

L'amour c'est... L'Amour au temps du choléra (houlala !).
La vie est Un long chemin.
Avec mes amis, nous sommes les Soeurcières.


Un voeu : avoir des Perspective(s).
2023, c'était Adieu Zanzibar.
2024 sera La Vengeance de la pelouse ! Gare à vous !

(cliquez sur les liens pour savoir ce qui se cache derrière ces élucubrations)


Je vous souhaite une excellente nouvelle année 2024. Qu'elle vous apporte beaucoup de douceur et de tendresse, d'humour et de découvertes, de lectures et de bons petits plats - un peu comme toutes les autres années de la Terre quoi.
À bientôt, ici ou ailleurs.
Voyez, c'est radieux Marseille.


lundi 25 décembre 2023

Repos de Noël pour le blog.

 


 

À l’heure où vous lirez ce billet, je serai chez ma maman, dans une forêt normande, mais avec l’ordinateur, parce que j’ai toujours beaucoup de travail en décembre. Repos début janvier pour ma part – j’ai hâte.

Le blog interrompt ses billets littéraires et touristiques et c’est l’occasion d’une petite revue des événements de ma vie. Une vie tranquille dans un contexte bien déprimant avec une Assemblée qui vote des lois xénophobes et qui détruit la République, le bouleversement climatique, la pollution généralisée, l'écroulement de la biodiversité, les services publics un peu croulants, etc. Malheureusement « etc. ».



À mon échelle individuelle ceci dit, tout va bien.

Côté travail, je continue à rédiger des comptes rendus de réunion pour les entreprises et les administrations (tant que les outils d’intelligence artificielle me laissent travailler).

Côté santé, je découvre la capsulite ou épaule gelée, avec une épaule gauche un peu récalcitrante pour accomplir certains gestes – il faut me voir essayer d’enfiler ou d’enlever un blouson pour comprendre. Séances de kiné, exercices, séances de kiné, exercices, cela revient, mais pas très vite.


Le couple de pies est vigilant.
Elles aiment venir manger au petit matin les croûtes de fromage et les couennes de jambon. 


Côté maison, les travaux se poursuivent. Au printemps, j’ai fait enlever la grosse et moche cheminée du salon et j’ai profité des travaux et de la présence du conduit pour faire installer un joli petit poêle à bois. Cela ne révolutionne rien, j’ai gardé ma chaudière et mes radiateurs, mais cela apporte un petit confort bien doux à mes dimanches après-midi, pour lire bien au chaud. En ce mois de décembre, le balcon s’est orné d’une gouttière destinée à recueillir la rare eau de pluie. Une citerne a été installée dans le jardin, charge au lierre de la recouvrir et de la camoufler. Un jour j’aurai un beau jardin, un jour… J’ai aussi déménagé la chambre et accroché la tringle à rideaux du salon !

Y a-t-il plus valorisant que de réussir à mener des travaux dans une vieille maison ? Toutes ces choses dont on est persuadé que l’on en est incapable (notamment parce que l’on est une fille, une intello en plus) et puis finalement… J’ai appris à me servir d’une perceuse. Les artisans viennent, la maison se transforme doucement au fil des années et elle embellit. Je me couche en constatant combien j’ai de la chance, mais aussi en étant fière d’avoir réussi à effectuer les bons choix. L’année prochaine, les travaux continueront !

Bonhomme Mistral et dindon, mes nouveaux santons.


Côté jardin… et bien pas grand-chose, à part un rosier églantine qui a l’air de se plaire. Mais j'accueille abondamment les petits et moins petits oiseaux : pies, tourterelles, mésanges, rouge-gorge, moineaux… Ce n’est pas une mince affaire que de parvenir à gérer cette colocation inter-espèces ! Heureusement les fauvettes n’embêtent personne. Il y a aussi des escargots qui cultivent une certaine vision du jardinage, des lézards et des tarentes, une fourmilière et d’autres petits machins. Ce sont surtout les cactus qui s’épanouissent.


Poupoule est plutôt familière.


Côté vacances, en 2023, j’ai continué à parcourir la côte méditerranéenne. Il y a aussi eu la Normandie (Dieppe et Cherbourg), et l’Angleterre, avec Bath et de belles visites sous l’égide d’Austen, et l’extraordinaire cathédrale de Gloucester. Je me suis également rendue dans une magnifique ville dont je vous parlerai dans quelques semaines ! Je ne sais pas encore trop où m’emmènera 2024 – peut-être à la rencontre de certaines d’entre vous ? J’ai quand même une ou deux idées derrière la tête.


Les mésanges amènent leurs jeunes dans le jardin pour se nourrir et je passe beaucoup de temps à les observer. Cela fait du bruit une famille mésange ! Kiik kiik kiik.


Et puis les lectures et la cuisine – je maîtrise désormais très bien la tarte au citron et aux amandes.

Le blog a connu lu des billets très enthousiastes sur Gênes. Je me demande si vous avez tous regardé les poèmes d’Hélène Dorion. Je ne pense pas et c’est dommage.


Je vous souhaite une excellente fin d’année, peut-être avec de belles fêtes, si possibles avec des proches, mais au moins en profitant de ces quelques jours où tout ralentit et où on peut manger tranquillement toutes les pâtes de fruit. Dans quelques jours, le bilan littéraire de l’année.


Dévoreurs de jardin.


dimanche 1 janvier 2023

Bienvenue 2023


C'est reparti pour une nouvelle année. Alors... que l'année 2023 soit belle, heureuse, réjouissante, douce, tendre, curieuse, savoureuse. Qu'elle vous apporte sourire et réconfort. Qu'elle nous apporte de bonnes lectures (et ça, ce n'est pas un voeu pieux, de ce côté là, on est tranquille, on aura bien trop de livres à lire comme d'habitude, mouarf !!!).

J. Cuvenes, Nature morte aux fruits, 17e siècle, Fondation Bemberg


Avant de relancer les billets de lecture, comme tous les ans, je me pose une série de questions et j'y réponds avec des lectures de 2022.

Je suis L'Ensorcelée

Je vis Entre ciel et terre

L'amour, c'est La plus secrète mémoire des hommes


Anton von Maron, Portrait de Marie Francesca Durazzo, 1792, Gênes Palazzo Spinola

Mon animal préféré : Le Yark

Mon plat préféré : À boire et à manger

Un moment préféré : Lumière d'août

Un voyage : j'hésite entre la Patagonie route 203 et Trieste  (évidemment, en train, ce sera plus simple d'aller à Trieste)

Mes amis se réunissent dans La Taverne du doge Loredan

Un voeu : atteindre l'an 2666

Une rencontre : Kukum

Un idéal : Si c'est un homme

Une peur : Les Nuits de la peste

(addendum : il y a d'excellents livres, que l'on recommande à tout va, mais que j'hésite à inclure dans ce jeu, qui se veut tout de même d'une certaine légèreté. Le titre de Primo Levy est empreint d'espérance, ce qui permet de le citer, mais je n'ai pas réussi à inclure Sonnenschein ou Austerlitz ou Les Dévastés, pourtant je vous les conseille vivement).

Margaretta Peale, Cerises et fraises, 1821 Pafa

2022, c'était Vers Calais, en temps ordinaire  (une longue chevauchée en temps de peste)

En 2023, Zouleikha ouvre les yeux (pour cette magnifique phrase finale : Elle sentira que la douleur qui a inondé le monde n’est pas partie, mais qu’elle lui a accordé un peu de répit.)

Ce blog est dédié au Cartographe des absences

Chardin, Le Panier de fraises des bois, 1761, en transit.

 À vous qui passez sur ce blog, que la nouvelle année vous apporte le meilleur - et des fraises.

vendredi 30 décembre 2022

Alors, 2022 ?

 Déjà le 30… Il serait d’envisager une sorte de petit bilan de fin d’année avant de partir à l’assaut de 2023.

On prend son envol.
Alors, 2022 ?

Bien sûr, le contexte est angoissant. Guerre en Europe (même si depuis 2014 et l’annexion de la Crimée, cette guerre était déjà revenue sur le continent), pandémie de covid-19 (nous finissons l’année avec une centaine de morts par jour en France), été apocalyptique sur le plan climatique, extrême-droite fortement présente à l’Assemblée nationale et cette semaine j’ai appris que le choléra était de retour au Liban. De quoi pleurer.

Sitelle torchepot chez ma maman.

Pourtant, pour moi, tout va bien.

C’est une année où, après avoir déménagé, je me suis approprié ma maison. Chaque jour, chaque soir, chaque matin, je réalise la chance que j’ai de vivre là, dans une adorable petite maison, avec un petit jardin qui ne ressemble à rien mais qui plaît aux oiseaux et aux lézards, presque en centre-ville. J’ai rangé, aménagé, réfléchi à des améliorations et à des trucs, fait rénover le balcon extérieur. Elle prend de l’allure. En 2023, ça continuera.

Je n'ai pas de chat, mais j'ai un voisin (qui aime beaucoup boire l'eau des tourterelles).


C’est aussi une année où, après que l’hôpital m’a entièrement refait le front, je me suis approprié ma tête. Une petite reprise chirurgicale, un sourcil plus haut que l’autre, ça ne fronce plus trop. Ça ne se voit pas, j’en suis au stade où personne ne croirait qu’un chantier s’est tenu sur ce front et où on trouve que je fais des histoires pour pas grand-chose.

N’empêche que j’ai coupé les cheveux ! Clac clac clac. Maintenant ils sont très courts.

Et ça c'est moi maintenant.


Fin de tous les chantiers, je suis donc repartie en vacances. Des petits tours en France, au Nord, à l’Ouest, un autre petit tour à Londres (vous avez vu les photos), encore un autre à Gênes, un grand tour au Québec (je vous ai saturés de photos). C’était drôlement bien de pouvoir arpenter tous ces endroits.


Les années passent et l'on sent inexorablement l'étau se resserrer, non pas sur moi, mais sur la famille et les amis. L'un vous annonce qu'il a fait "un petit AVC", une autre qu'elle doit se faire opérer du coeur, ou que désormais elle voit un cardiologue tous les ans, sans parler de la ribambelle de proches qui enchaînent les IRM et les scanners et les examens et les analyses et les trucs. Que tout cela est angoissant. Et comme nous sommes impuissants. (bien sûr, je fais des crêpes pour tout oublier. Cela ne fonctionne pas, mais au moins j'ai des crêpes) (blague à prononcer les yeux humides et à voix tremblante)

J'ai aussi des voisines qui défendent leur assiette.


Raison de plus pour profiter de toutes les occasions possibles pour rencontrer… des blogueuses ! Et oui c’est une grande année de sociabilité. Il y a d’abord eu Keisha qui a eu la gentillesse de m’héberger au début de l’année et qui m’a fait découvrir son petit coin de pays. Et Ingannmic qui m’a abondamment promenée dans sa région. Dans les deux cas, nous avons discuté comme si nous nous connaissions depuis des années, ce qui est presque le cas il faut bien le dire. À force de se lire et de se commenter, on parvient à connaître les gens. J’ai même revu Lili Galipette, que je n’avais pas croisée depuis plusieurs années. Sans parler d’un livre venu de Hongrie grâce à Passage à l’Est. Une année sous le signe de l’amitié bloguesque. Un immense plaisir pour moi de pouvoir papoter de visu et d’ouïe. C’est tellement nourrissant et joyeux. Il faudrait organiser des tournées de visites plus souvent.


Finalement je dirais que l’année a été apaisée. Certains rêves sont presque définitivement enterrés et je travaille à trouver une place aux regrets. Je profite d’autres choses et j’essaie d’en profiter pleinement. Je me découvre de nouveaux plaisirs et de nouveaux talents et cela fait du bien. J’essaie de suivre le cours du temps (et cela ne marche pas toujours, mais bon j’ai un jardin et des livres de cuisine pour me soutenir). Hop hop hop , selon un dicton personnel.


Dans deux jours viendra le bilan des lectures de l’année. Et puis je continuerai à suivre mon petit chemin.

Merci à toutes celles et tous ceux qui lisent ce blog, laissent ou non des commentaires, lisent des livres et en causent. Sur le blog, je respire. Alors, on continue en 2023 ?


Ce patchwork, c'est moi qui l'ai fait. Un beau porte-conteneurs.


samedi 2 avril 2022

Iconographie

 Bonjour à mon cher lectorat innombrable,

 

J’ai le plaisir de vous annoncer le lancement d’une nouvelle série de billets week-end sur le blog, une série qui s’inscrira dans la lignée de celle qui vous avait beaucoup plu il y a deux ans, en plein confinement : celle consacrée à la Passion du Christ. Rappelez-vous, du Carême aux Arma Christi, nous avons parcouru toutes les étapes de la Passion, en suivant les photographies d’œuvres d’art contenues dans mon ordinateur. Cela vous avait bien plu, je crois. Cela fait plusieurs mois que l’envie me titille de la prolonger en abordant d’autres thématiques. Il faut dire que je prends vraiment beaucoup de photographies et qu’il est bien triste de laisser dormir toutes ces belles images. Donc, c’est reparti.

J’ai décidé de commencer par la vie du Christ, mais j’ambitionne ensuite une série sur les saints chrétiens, sur l’Ancien testament et sur les mythes gréco-romains. Tout cela ne sera pas mené d’un seul bloc et sera entrecoupé par des visites et balades et des portraits d’artistes. Il faut dire que ces billets exigent pas mal de préparation. Pour commencer j’ai passé en revue la totalité des photographies de cet ordinateur en les identifiant par thème (ouf !).


La Vierge à l'enfant emblématique de Marseille.

Rappel de quelques principes : je ne raconte pas la vie de Jésus façon cours d’histoire ou la vie du Christ façon cours de théologie. Il ne s’agit pas d’une « vie de JC illustrée ». Le propos est orienté par les œuvres d’art. Ce sont elles qui importent ! Peintures, sculptures, vitraux, objets d’art décoratifs, etc., de toutes les époques et de toutes provenances, ce sera beau et varié. Et arbitraire. Le choix étant guidé par ce que j’ai pu photographier (et donc visiter) et par mes préférences, toutes personnelles. Sachant que j’ai un peu de mauvaise foi et que j’ajoute volontiers des images prises ici ou là. Je sais que vous êtes déjà en train de penser à « la fameuse peinture de machin » ou « la sculpture de la petite église à côté de chez moi ». Il en sera peut-être question… ou peut-être pas. Le tout est de se faire plaisir.

C'est aussi à Marseille (et c'est le mur d'une pizzeria).

Je rassemble tous ces billets sous le libellé « iconographie ».


En attendant d’attaquer, vous pouvez revoir la série fondatrice :

Je vous ai montré des natures mortes (XVIIe et XIXe siècles) en prenant prétexte du Carême. Puis vous avez eu les RameauxLa Cène et le Lavement des pieds. Puis, la nuit au Jardin des Oliviers et l'arrestation du Christ. Le procès de Jésus (flagellation et couronnement d'épines). L'heure du Ecce homo. La montée au Calvaire ou portement de croix. La Crucifixion. La Déposition de Croix. Jésus est mis au tombeau et puis il descend au Limbes. Jésus est ressuscité. Et pendant 40 jours, il se promène sur TerreAscension et PentecôteArma Christi et c'est fini !

 

On commence la semaine prochaine ! Un premier ensemble de billets nous emmènera jusqu’au début du mois de mai et nous fera parcourir « la vie de Jésus avant Jésus ».



samedi 19 février 2022

Retour de vacances

 Je suis récemment partie en vacances, histoire d’admirer de belles choses, de découvrir, de passer du temps avec des amies, de me changer les idées et de trouver des idées de billets pour ce blog. Je suis partie dans des terres puissamment exotiques où les automobilistes savent que les piétons sont prioritaires, où les rues sont propres, où il y a du brouillard et même de la bruine et de la brume et de l’herbe verte ! Et où le soleil se lève 40 minutes plus tard qu’à Marseille – du moins quand il se lève (je m'émerveille d'un rien).

Laissez-moi le temps de trier mes centaines de photos et de rédiger mes billets et je vous raconte tout cela.

Et donc, oui, j'étais à Nantes. Sous le soleil, bien sûr.


samedi 1 janvier 2022

Une très bonne année 2022

 J’ai la joie de vous souhaite une très bonne année 2022. Qu’elle vous apporte des doudous et des bonbons, oui de la tendresse, beaucoup de tendresse, accompagnée de soleil et de sourires. Les livres, vous en avez déjà, pas besoin de vous en souhaiter.

 

Année qui s’ouvre sur le blog par le traditionnel panorama littéraire de l’année écoulée, histoire de partir du bon pied.

 

J’ai eu beaucoup de mal à faire mon traditionnel questionnaire. Les titres ne collaient pas aux questions ou alors les meilleurs titres ne font pas les meilleures réponses (Tandis que j’agonise, hein, que voulez-vous faire avec ça ?). Je ne suis pas totalement satisfaite du résultat, mais le voici.

 

Je suis une Prodigieuse créature – un roman que j’ai rapproché de la Beauce. Je corrige donc : Je suis une Enfant de la Volga (moi qui ne baragouine que l’espagnol et vaguement l’anglais).

 

Je suis née : en Avril brisé (le 4 exactement).

 

Je vis Sous le vent. C’est vrai : la petite maison est relativement isolée pour une maison de ville et en hauteur. Quand il y a du mistral, je n’ai plus qu’à me cacher sous la couette pour l’entendre hurler. Et sinon lisez-le, magnifique roman.

 

La vie est une Rumba (si seulement…).

 

L’amour… se trouve certainement dans La Héronnière.

 

Je rêve de Philémon.

 

Je veux me rendre Sur la route du Danube (mais pas à vélo, en bus ou en train) (ou un voyage sur les lettres de l’Atlantique guidée par Philémon justement).

 

Mon moment préféré : L’Invention de la nature (des fois, certains titres sont parfaits).

 

Je veux manger Une omelette byzantine à La Cantine de minuit (ici vit une gourmande et quelqu’un qui aime bien faire la cuisine).

 

Avec mes amis, nous sommes La Ligue des gentlemen extraordinaires (vous vous reconnaîtrez).

 

Il faut se méfier des Faux Napoléon (on n'est jamais trop prudent).

 

Le métier qui me fait rêver : L’Esclave qui devint millionnaire (ce n’est pas un roman, tout est vrai).

 

Ce qui me fait peur : Guerre et guerre.

 

Une rencontre : Le Sergent dans la neige (lisez-moi ça aussi).

 

Ce blog est comme Les Anneaux de Saturne.

 

2021, c’était La Traversée.

 

2022, ce sera L’Éveil.

 

Un vœu : faire revivre le souvenir des Disparus.

 

Et maintenant, à nous 2022 !