La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



jeudi 25 février 2021

Le destin était un bon narrateur.

 Alberto Ongaro, Rumba, traduit de l’italien par Jean-Luc Nardone et Jacqueline Malherbe-Galy, parution originale 2003, édité en France par Anacharsis.

 

Le héros est brésilien. Il est auteur de romans policiers et il a pris le nom de John B. Huston, en hommage au réalisateur du Faucon maltais, une histoire de quête sanglante sans queue ni tête au ton désabusé. Suite à l’appel d’un ami d’enfance, le voici parti sur les traces de la mystérieuse Cayetana Falcon Laferrere (oui, Falcon). Une histoire d’amour romantique, de vengeance, de règlement de comptes… il dévide le fil d’une histoire aux nombreuses belles jeunes femmes interchangeables, aux hommes riches, aux gamins des rues vivants dans la misère et aux belles villas climatisées.


Le bruit du téléphone que l’on raccrochait était si fort que tout le monde l’entendit dans la petite pièce.


Un roman policier qui se lit très agréablement, avec de multiples fausses pistes et rebondissements sur les traces de Cayetana, qui existe, qui n’existe plus, qui a été rêvée, qui existe quand même. Huston, inspiré par Sam Spade, parvient à démêler tout cela. Il y a moins d’alcool, de tabac et de café que dans le modèle, mais beaucoup plus de rumba et de plantes exotiques. Et de fantasmes, que chacun poursuit à sa manière, qu’il s’agisse d’un amour, d’une famille ou d’un costume blanc.

Je ne l’ai pas lâché.

 

À l’intérieur, un homme et une femme dansaient une rumba en tournoyant l’un autour de l’autre : l’homme bougeait comme s’il voulait offrir son corps à la femme, la femme avançait et reculait comme si elle hésitait entre l’accepter et le refuser. Un mouvement de base. Spirale. Main à main. Changement de position.

 

Ai-je envie de lire à présent La Taverne du doge Loredan ? Bien sûr. De relire L’Énigme Segonzac ? C'est fait ! De relire et de revoir Le Faucon maltais ? Cette idée !

 



 Un roman italien qui adresse un salut au Brésil du mois latino-américain d'Ingannmic et Goran.

7 commentaires:

  1. J'aime beaucoup Alberto Ongaro, et La taverne du Doge Loredan est mon préféré, et je suis sûre et certaine qu'il te plaira.

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    1. Je suis certaine aussi ! Je n'arrive jamais à mettre la main dessus parce que je ne sais jamais si je l'ai en numérique ou en papier, mais je l'ai, c'est sûr et je vais le lire !

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  2. La taverne du doge est sur mes étagères depuis, heu...

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    1. Moi aussi, on pourrait se coordonner pour le lire !

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  3. J'avais beaucoup aimé Rumba que j'ai dû chroniquer jadis. Mais je n'en suis pas très sûr.

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  4. J'ai retrouvé la date du billet, 14 juillet...2010. 📚

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    1. Mon blog n'existait pas encore ! Mais cela ne m'étonne pas que tu aies aimé.

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