La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



jeudi 18 mars 2021

L’aventure continue dans l’épisode illustré qui suit !

 Alan Moore (scénario) et Kevin O’Neill (dessin), La Ligue des gentlemen extraordinaires, volume 1, traduit de l’anglais par Geneviève Coulomb, parution originale 1999 et 2000, édité en France par Panini Comics.

Benedict Dimagmaliw à la couleur et Alessandro Benedetti au lettrage.

 

C’est trop trop bien !

Au début de l’histoire, en 1898, Melle Murray, une froide jeune femme victorienne dont nous découvrirons bientôt le célèbre prénom, s’attelle à constituer une équipe de choc, composée du Capitaine Nemo et de son sous-marin en forme de pieuvre, de l’Homme invisible, de Mr Jekyll et Dr Hyde (non, l’inverse, je me plante toujours) et d’Allan Quatermain. Le but ? Déjouer un complot, sauver Londres de la destruction et tutti quanti.

Alors j’ai adoré. Tout cela est très amusant et bourré de clins d’œil à plein de choses. Les fans pousseront de petits cris aigus en croisant le détective Dupin à Paris, un monsieur J. Bond à face de rat, Holmes (qui n’a pas du tout fini de la façon dont vous le pensiez) et le terrible docteur Fu Manchu. J’aime les romans d’aventures, j’aime ces jeux de références et j’ai été servie. Pour ce premier volume, il me semble que la carte « Londres victorienne » avec toute sa morale malade n’est pas suffisamment exploitée et qu’il manque quelques figures féminines (c’est très brutasse, tout cela), mais j’ai bon espoir pour la suite au vu de l’effervescence qui règne dans l’album.

Je n’ai absolument pas la culture des comics, des illustrés et des BD achetées en kiosque. Je découvre donc sur le tard. Ce qui est très réjouissant ici, c’est que l’on joue pleinement le jeu du feuilleton façon XIXe siècle pour faire baver le lecteur. En contraste, les personnages sont très sombres et très sérieux, ce qui produit un délicieux effet de décalage.

Il y a un côté steampunk dans l’évocation de Londres, avec toutes ces machines extraordinaires, vaisseaux et sous-marins. C’est très plaisant. Les grandes planches m’ont aussi fait penser aux gravures de William Hogarth sur la vie à Londres. Il y a de petites cases et de grandes planches, avec un style et une couleur qui font très film de super héros.

C’est drôle et intelligent. Bien sûr, je m’empresse de commander les autres volumes.

 




 

 

2 commentaires:

  1. Ha ha ! Voir avec la bibli, c'est certain... La série est terminée?

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    1. Oui. J'ai un peu de mal à me repérer mais apparemment il y a 5 volumes principaux et ensuite des aventures ponctuelles (je découvre).

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