La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



jeudi 10 juillet 2014

J’ai une de ces faims !


Taniguchi et Kusumi, Le Gourmet solitaire, traduit du japonais par Patrick Honnoré et Sahé Cibot, parution originale 1997.

Ma sœur m’a offert un livre qui me disait depuis un moment (ouais, bah, c’est ma frangine, hein !). Vous savez que j’aime le calme, la douceur, la poésie des dessins de Taniguchi. Le narrateur de cet album est un frère de celui du Promeneur : un homme dont le travail le mène à travers le pays et à devoir se nourrir au restaurant, toujours seul, souvent à des heures inhabituelles. C’est le récit de ses repas.
Il ne s’agit pas de grande cuisine, ou d’en faire des tonnes sur l’authenticité de ceci et la tradition de cela. Le narrateur se méfie des restos bio et ne rechigne pas devant un soda au melon bien chimique. Il s’agit de se nourrir, que ce soit bon, pas trop cher et dans une ambiance agréable. Il n’est pas exclu de discuter avec d’autres clients ou qu’un goût rappelle l’enfance.
Parmi les motifs récurrents du livre : l’errance dans les rues à la recherche du restaurant avenant, pas trop impressionnant, pas vide, mais pas pris d’assaut, correspondant à l’envie du moment (je suis absolument comme ça quand je recherche un resto et que je suis toute seule), les affres devant la carte et le narrateur qui commande toujours trop de choses… Il nous ressemble !

C’est agréable de lire un livre se déroulant dans une grande ville moderne, mais avec tant de poésie et de délicatesse, où l’individu un peu fragile et ordinaire se débrouille pour se dégoter de bons petits repas.




2 commentaires:

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