La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



Affichage des articles dont le libellé est 1919. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 1919. Afficher tous les articles

jeudi 8 décembre 2022

La mort était venue le prendre comme il l’avait mérité, en plein travail.


 Joseph Czapski, Proust contre la déchéance. Conférences au camp de Griazowietz, 1940.

Conférences prononcées en 1940-1941. Des notes en français et en polonais. Texte dactylographié en français en 1943-1944. Traduction polonaise parue en 1948 dans une revue.

 

Relecture d’un grand petit texte.

En 1940, des officiers polonais sont prisonniers dans des camps soviétiques. Pour s’occuper et conserver une dignité intellectuelle, chacun prononce des conférences à tour de rôle. Czapski choisit Proust.

Ce n’est pas un texte pédagogique. Pas ici de résumé ou de présentation de La Recherche ou de Proust. Mais une longue réflexion à la fois sur l’œuvre, à la fois sur l’auteur. Czapski met en avant tout ce qui l’a frappé dans sa lecture : le travail de désagrégation du temps, la peinture sociale, le snobisme, la description de la jalousie. Il ne s’agit pas d’être exhaustif, à peine de donner envie de lire.


Les phrases immenses de Proust, avec ces « à-côtés » infinis, les associations diverses, lointaines et inattendues, la manière étrange de traiter les thèmes enchevêtrés et comme non hiérarchisés. J’arrivais à peine à pressentir la valeur de ce style, son extrême précision et richesse.


Czapski s’attarde longuement sur la spécificité de la situation d’écriture de Proust, auteur cloîtré dans sa chambre de liège, fuyant le bruit et les gens, faisant des apparitions en pleine nuit au Ritz pour observer la société et s’en imprégner, pour mieux la retranscrire ensuite, effectuant un travail d’une sensibilité extraordinaire de notation mentale. Proust est alors un homme malade, mais à l’esprit en pleine ébullition. Nul doute que Czapski ne soit fasciné par cette clôture volontaire, lui qui se trouve dans une prison autrement plus dure, et par cette puissance de l’esprit sur le corps, lui qui participe justement à cet effort des soldats pour conserver leur dignité. Et puis Proust parle d’un monde que l’on devine disparu, ou du moins si éloigné de la réalité qu’il semble se situer sur la planète Mars, un monde comme une échappatoire à la prison.

On ne peut qu’être impressionné par la qualité de ce travail : Czapski a lu La Recherche en français, puis en polonais, plusieurs années avant la guerre, mais ses souvenirs sont intacts et le texte est écrit en français. Je suis aussi impressionnée par la finesse de ses références sur le milieu culturel dans lequel évoluait Proust. Est-ce parce qu’il en est éloigné seulement de 20 ans ? Il maîtrise tout cela si bien !

C’est aussi un hommage à la littérature, qui ne nous sauve pas, certes, mais sans qui nous serions certainement perdus.

 

La joie de pouvoir participer à un effort intellectuel qui nous donnait une preuve que nous sommes encore capables de penser et de réagir à des choses de l’esprit n’ayant rien de commun avec notre réalité d’alors, nous colorait en rose ces heures passées dans la grande salle à manger de l’ex-couvent, cette étrange école buissonnière où nous revivions un monde qui nous semblait alors perdu pour nous pour toujours.

  

Dans la bibliographie de Czapski, je relève deux titres qui m’intéresseraient : Souvenirs de Starobielsk et Terre inhumaine.

 

C'est une relecture. Mon premier billet est ici. L’avis de Keisha.

Copie des notes de Czapski. Je relève en gros au centre "pas ennuyeux".
 


Thierry Laget, Proust, prix Goncourt. Une émeute littéraire, 2019, Gallimard.

 

Ce petit livre retrace tous les événements ayant conduit à la remise du prix Goncourt à Proust en 1919 pour À l'ombre des Jeunes Filles en fleurs, ainsi que la répercussion de cette consécration. Rappelons que le grand favori est alors Dorgelès pour Les Croix de bois. Laget nous plonge dans toute la vie littéraire du temps (journaux, revues, académies et prix divers – le Femina existe déjà sous un autre nom, écrivains et plumitifs, etc.), sachant que l’on a oublié le nom de la plupart de ces gens. C’est plutôt intéressant quand on aime les embrochades littéraires. C’est toute une époque qui est ressuscitée ainsi.

 

Dans cette querelle, l’âge réel, supposé ou exagéré du romancier des Jeunes Filles ne compte pas : « jeunesse », à cette époque, cela signifie « combattant » ; « âgé » est un synonyme d’« embusqué ». Et, par métonymie, on passe de l’âge supposé de l’auteur à celui du monde qu’il dépeint. « Ces livres énormes ont pour sujet un fort joli monde, écrit Pierre Valmont dans La Dépêche de Brest, non pas celui qui a été conduit au dépôt, mais celui qui a conduit la France au désastre de 1870. On comprend l’enthousiasme de M. Léon Daudet. »

 

Merci Estelle pour la lecture (mais non, je n’ai pas mis 3 ans pour lire ton cadeau, hum).

"Prix Goncourt. 4 voix sur 10."
(nous savons compter)



lundi 3 juin 2019

Il remarqua qu’elle avait la douceur d’un harfang des neiges.

Virginia Woolf, Nuit et jour, traduit de l’anglais par Catherine Naveau, édition originale 1919.

Son deuxième roman.
À Londres, Katherine, la belle et riche et descendante d’une grande famille, a repoussé plusieurs demandes en mariage… mais accepte d’épouser Rodney, qu’elle aime bien. C’est sans compter Mary, une jeune femme qui travaille et qui milite pour le droit de vote des femmes, et Ralph, un jeune homme torturé, mais pauvre, et aussi Cassandra. Et c’est sans compter la chaleur du printemps et les questions posées à la nuit.
Un gros roman qui semble à première vue loin des œuvres plus connues de Woolf. Nous voici en effet embarqués dans les états d’âmes de jeunes gens qui cherchent l’amour et veulent se faire un avenir et on se dit que cela ne va pas être très palpitant. Et il y a en effet de belles longueurs, ne le nions pas – on se demande bien à quel moment Katherine ouvrira enfin les yeux. Pourtant, peu à peu, on se prend d’intérêt pour eux.

Sa vie se déroulait devant elle jusqu’à sa mort, d’une façon qui satisfaisait son sens de l’harmonie : il suffisait d’un effort de concentration, étrangement stimulé par la foule et le bruit, pour atteindre la crête de cette vie toute tracée. Sa souffrance personnelle était déjà loin derrière elle. Au cours de ce cheminement austère de son esprit, nourri d’associations d’idées qui la menaient d’une crête à l’autre, et où se dessinaient ses perspectives d’avenir, deux mots distincts revenaient sur ses lèvres : sans bonheur – sans bonheur.

D’abord, il y a de longues marches dans les rues de Londres. Ralph erre, de préférence la nuit, se penche sur les quais de la Tamise, remonte à Highgate. Katherine, elle-même, est amenée à parcourir la ville comme une folle, perdue, mêlant dans sa tête la pelote compliquée des sentiments et la carte des rues de la capitale. Il y a aussi une après-midi très réussie à Kew Gardens, un lieu qui inspirera à l’autrice une de ses nouvelles les plus réussies. Cela fait également penser à tout le début de Mrs Dalloway, avec cette longue marche pour aller chez le fleuriste. Woolf semble être une parfaite romancière de la ville. Les pensées de ses personnages vont au loin, suivent les taxis, croisent des inconnus, s’arrêtent le long d’un bâtiment. Le pouls de la capitale bat dans leur veine, dans une belle osmose.
Il y a aussi une petite musique féministe, discrète, mais bien réelle. Katherine a une passion secrète… pour les mathématiques ! J’ai regretté que cet aspect ne soit pas rendu de façon plus concrète et crédible. Elle est entourée de femmes qui se marient et qui ont des enfants et qui font leur devoir, résignées dès les fiançailles. Abdiquer sa fierté et son indépendance ? Il faut surtout compter avec le personnage de Mary, bénévole dans une association de suffragettes, tentée par les idées (on le suppose) socialistes, qui organise dans son appartement des causeries sur des thématiques variées, mais qui aime, également. Avec cette rengaine : homme ou femme, il faut travailler, ou du moins avoir une occupation sociale, rémunérée ou bénévole. Une activité qui vous sauve de vos propres abîmes, vous occupe l’esprit quand vous en avez besoin, vous console dans la tristesse et vous donne une raison d’être.

La fenêtre ouverte laissait entrer la rumeur assourdie de la ville. Le bourdonnement incessant de la circulation dans le lointain lui parut soudain comparable à la trame de son existence, si entremêlée d’autres vies que le bruit de ses propres pas était presque inaudible. Les gens comme Ralph et Mary suivaient leur route et un large horizon s’offrait à eux, songea Katherine. Elle les envia. Elle imagina un pays neuf où la mesquinerie entre les sexes aurait disparu, où la vie ne serait plus un écheveau de relations compliquées entre les hommes et les femmes. Même à présent, seule, la nuit, face à la masse informe de Londres, force lui était de se rappeler qu’elle était liée à ce point-ci et à cet autre là-bas.

Les serres de Kew Gardens.
Le roman tend vers une conclusion peut-être discutable où l’amour et le bonheur aboutissent au mariage. J’affinerais un peu : il ne s’agit peut-être pas tant du mariage, que du couple, cette équipe et ce duo que parviennent à créer, à égalité parfaite, un homme et une femme qui s’aiment (tels Leonard et Virginia) dans un monde inaccessible aux autres. C’est un roman de jeunes gens dont les choix de vie défrisent quelque peu leurs aînés (et pourtant tout ceci reste très convenable). Alors qu’ils ont été éduqués dans une société où la place de chacun est fixée de façon immuable, ils découvrent que les sentiments changent, évoluent, peuvent être contradictoires, qu’il est possible de dire non à un fiancé et oui à un autre et de ne pas être heureux d’être aimés. Cette atmosphère de liberté n’est pas sans évoquer Bloomsbury, où l’on imagine que l’ambiance pouvait être enfiévrée et où l’on parlait d’art, d’économie, du droit des femmes, de poésie et d’amour. Dans ce roman, la peinture des sentiments est en effet magnifique. Les personnages, tous des jeunes gens, semblent se découvrir eux-mêmes dans leurs failles, leurs craintes et leurs désirs, qui les enveloppent et les dépassent véritablement.
Plus que dans d’autres titres, j’ai eu le sentiment que Woolf s’inscrivait dans la lignée d’Austen. Le sujet même, la recherche de l’amour et du mari, l’entrecroisement des cœurs, le poids des convenances et des normes sociales, la mondanité, l’heure du thé, la façon dont les riches côtoient les pauvres. Mais voilà, nous sommes un siècle plus tard et les jeunes femmes peuvent partir seules dans la nuit.
Il y a également beaucoup d’humour et d’ironie, notamment dans les personnages des parents de Katherine, quelque peu dépassés par leur fille chérie (la fin est grandiose).
Donc, voilà, c’est un roman qui est au bord des grandes réalisations de Woolf et qui présente une peinture subtile et attachante de la complexité et de la mobilité des sentiments. Et le pouvoir de la littérature pour nous ramener à la civilisation quand tout semble s’égarer – il faut écrire des livres, conclut le roman.

Elle les contempla et, comme chaque fois, elle fut envahie par cette vague d’exaltation qui donnait à sa vie une beauté majestueuse – impression causée tout autant par le silence, la solitude et la fraîcheur de la galerie que par la véritable beauté des statues. Pourtant, il nous faut reconnaître que ses émotions n’étaient pas d’un ordre purement esthétique, car après avoir contemplé l’Ulysse pendant quelques minutes, ses pensées se fixèrent sur Ralph Denham. Elle se sentait tellement en sécurité au milieu de ces formes silencieuses de pierre qu’elle se surprit presque à dire : « Je vous aime. » Devant le spectacle de cette infinie beauté, victorieuse du temps, elle prit conscience, non sans émoi, de son désir, et au même instant, elle tira une certaine fierté de ce sentiment, si différent de ses occupations quotidiennes.

Woolf sur le blog :




mercredi 12 avril 2017

Quand ils se penchent, leur lumière fait s’entrouvrir mes paupières.

Virginia Woolf, Les Jardins de Kew, 1919 ; Une maison hantée 1943 ; La Duchesse et le bijoutier ; La Robe neuve.
Traduction de Séverine Renaux et Hélène Bokanowsky.

Les Jardins de Kew raconte la vie d’un massif de fleurs dans un parc anglais durant une après-midi d’été. Les humains passent avec leurs conversations et leurs préoccupations tendues entre l’avenir et les souvenirs, tandis qu’un escargot contourne lentement une feuille. Les taches lumineuses du soleil et des fleurs jouent sur l’herbe et dans les yeux des humains. Le temps semble suspendu et pourtant l’après-midi passe. Cette magnifique nouvelle me semble très représentative de Woolf.
Une maison hantée est un très joli récit autour de deux fantômes aimants où les mots sont autant de souffles pleins de douceur.
J’avais lu La Robe neuve en français dans La Soirée de Mrs Dalloway. Cette nouvelle raconte tous les drames et toutes les bonnes résolutions qui sont derrière une robe jaune, les années l’éducation, les espoirs et les aspirations personnelles au milieu des contraintes de la vie sociale.

The figures of these men and women straggled past the flower-bed with a curiously irregular movement not unlike that of the white and blue butterflies who crossed the turf in ziq-zag flights from bed to bed.

Les silhouettes de ces hommes et de ces femmes passaient le long du massif, dans un mouvement curieusement irrégulier assez semblable à celui des papillons blanc et bleu qui traversaient le gazon en zigzag d’un parterre à l’autre.

Lu dans une édition bilingue (Le Monde avait édité des textes bilingues en anglais) ce qui s’est révélé très instructif. Les Jardins de Kew, en particulier, m’a semblé prendre une dimension fascinante dans sa version originale – même péniblement déchiffrée – car j’ai pu véritablement découvrir non seulement le vocabulaire de Woolf mais aussi sa syntaxe. Je récidiverai.

Jardin anglais (dans le Kent). M&M

Doesn’t one always think of the past, in a garden with men and women lying under the trees ? Aren’t they one’s past, all that remains of it, those men and women, those ghosts lying under the trees… one’s hapiness, one’s reality ?

Est-ce qu’on ne pense pas toujours au passé, dans un jardin où des hommes et des femmes sont étendus sous les arbres ? Est-ce qu’ils ne sont pas le passé, tout ce qu’il en reste, ces hommes et ces femmes, ces fantômes étendus sous les arbres… le bonheur, la réalité ?

Virginia Woolf sur le blog :




jeudi 28 janvier 2016

Il fallait agir. Elle agit.

Maurice Leblanc, L’Île aux trente cercueils, 1919.

Au début du roman, nous faisons connaissance avec l’héroïne, Véronique d’Hergemont qui a vécu plusieurs drames familiaux. Quatorze ans plus tard, en 1917, elle suit une trace en Bretagne et finit par arriver à une petite île, Sarek, appelée aussi Île aux trente cercueils, entourée de récifs dangereux et bordée de falaises noires. À son arrivée, elle assiste à un véritable massacre : son fils François, qu’elle croyait disparu, tue sous ses yeux son père et presque toute la population de l’île. Véronique commence ensuite une errance dans l’île.

Le décor est celui de cette île sauvage, où se dressent des ruines, des menhirs et des dolmens. L’atmosphère est celle d’une malédiction séculaire, remontant aux druides, avec sacrifices humains. Mais le méchant de l’histoire, Vorski, est diabolique et se sait appelé par le destin. C’est donc un livre très noir et violent, éclairé par seulement deux lueurs : un petit chien appelé monsieur Tout-Va-Bien et l’espoir d’un enfant, celui d’être sauvé par un héros miraculeux, nommé Arsène Lupin. C’est donc un roman d’aventures, sous le signe du mystère et de la machination. Lupin n’apparaît qu’à la fin pour réintroduire l’humour et la rationalité dans ce monde de légendes et de violence.

Un bout de Bretagne.
Les événements horribles auxquels depuis quelques jours elle assistait avec effroi semblaient en provoquer d’autres plus terribles encore, qu’elle attendait comme un ouragan que tout annonce et qui va tout emporter dans sa course vertigineuse.

J’ai beaucoup aimé ma lecture. Les événements se suivent à un rythme rapide, avec de nombreux retournements de situation. Les personnages sont réussis, les gentils ne sont pas trop mièvres, Vorski est un fou délirant, plein d’ampleur et le décor est spectaculaire.
Un bémol cependant. Le roman chante la puissance des mythes celtes (= gaulois, le roman a été écrit en 1919 – la Bretagne, c’est toute la France), mais s’accompagne d’une germanophobie pénible (Vorski étant le SuperBoche = on est en 1919 – soupir).

L’avis de gris-bleu, l’avis de la Citadelle des livres et un article pour savoir où se situe Sarek


vendredi 12 juillet 2013

Il avait cet air que l’on prend quand on affronte la mort, et, brusquement, d’un geste unique, il tira le rideau de serge noire.


Maurice Leblanc, Les trois yeux, paru en revue en 1919, en livre en 1920, édité chez ArchéoSF (une mine d’or), achetable sur Publie.net.

Ah, je me suis régalée ! Il s’agit d’un petit roman d’anticipation, qui se dévore avec plaisir.
L’histoire ? Le narrateur (un crétin fini) est Victorien Beaugrand. Son oncle, Noël Dorgeroux, inventeur génial, a fait une découverte sensationnelle. Jugez plutôt : en passant une certaine sorte de peinture sur un mur de son jardin, apparaissent des images du passé, comme si quelqu’un avait filmé les événements des siècles passés pour les projeter dans ce petit pavillon de Meudon.
C’est le point de départ. Puis s’ensuit une histoire d’amour, un meurtre sauvage, une découverte scientifique de première ampleur et quelques rebondissements. Autant le dire : on retrouve ici la maîtrise de la narration telle qu’elle apparaît dans L’Aiguille creuse. Surprises, révélations, retournements de situation. C’est vraiment le rythme qui fait la réussite du texte, ainsi  que les mystérieuses visions du passé, dont la description est pleine de beauté. Les personnages n’ont guère de profondeur, à l’exception du méchant, seul à être vraiment intéressant.

On trouve également dans ce roman des éléments fréquents dans les romans de l’époque (place resepctive des femmes, des scientifiques, de la presse, du public). Le livre est de 1919 et c’est important : une des visions est celle de la construction de la cathédrale de Reims. Et sa destruction par les Allemands pendant la Première guerre mondiale, un énorme traumatisme pour tout le pays, l’équivalent du pillage du musée de Bagdad plus récemment. 

Et ainsi, malgré les doutes qui demeurent, malgré les incertitudes et les contradictions, et, disons le mot, malgré les impossibilités qui paraissent encore, dans l’état actuel de la science, s’opposer à l’adoption de cette hypothèse, on peut croire, en toute sincérité, que la lumière est faite sur ce qu’on a justement appelé la plus incompréhensible énigme qu’ait soumise aux hommes l’incompréhensible nature.

J'avance dans la Destination PAL. L'illustration de couverture provient de Publie.net.