La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



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mardi 4 avril 2023

Je vais devenir écrivain.

  

Pajtim Statovci, Bolla, parution originale 2019, traduit du finnois par Claire Saint-Germain, édité en France par Les Argonautes.

 

Deux textes s’intercalent. L’un est composé de cours paragraphes, datés des années 2000. Un homme malade essaie de rappeler à lui ses souvenirs. L’autre est le récit principal, celui du narrateur, et tout commence à Pristina en 1995 (note : à ce moment, le Kosovo, région albanophone de Serbie, a fait sécession, mais est reconnu seulement par l’Albanie). Donc, en 1995, le narrateur, albanais, rencontre un jeune homme, serbe, et entre eux, c’est l’amour fou. De longues nuit et de longues heures passées ensemble. Mais le narrateur est marié et père et la guerre se rapproche. Il quitte le pays. Il s’exile dans un pays qui n’est pas nommé, mais qui, vu l’état de ses institutions, pourrait être la Finlande, et finalement en 2004, il doit revenir à Pristina. Ville en ruine, ville où il devra désormais vivre. Et où il recherche son ancien amant.


Il est serbe et moi albanais, nous devrions donc être ennemis, or maintenant que nous nous touchons, il n’est plus entre nous une seule parcelle qui soit pour l’autre aberrante ou étrangère et j’ai la certitude inébranlable que, nous deux, nous ne sommes pas comme les autres, et cela me vient avec une telle force, une évidence si massive que cela me semble un message adressé de plus haut ; nous nous fichons de voir que beaucoup roulent des yeux réprobateurs ou nous intiment de dégager du chemin, que beaucoup ricanent en nous dépassant, se moquant peut-être de notre incapacité à former des mots, ayant perdu la parole pour eux comme pour nous.


C’est un très beau roman, avec un narrateur qui n’a rien de sympathique. Lâche, soumis aux pressions sociales, quelquefois violent, raciste. Pourtant lucide sur lui-même, sur sa personnalité et sur ceux qui l’entourent. Il veut devenir écrivain, il créera le personnage de la Bolla. Si son existence ne lui convient guère, il reste le refuge des mots que l’on lit et que l’on écrit.


La nuit, je suis réveillé par la pluie. Une averse sauvage fouette, intrépide, les rues et les toits, lape le gravier et la poussière, emporte avec elle toute cette bouillie grise, pour finir par la déverser dans les égouts, hors de vue.


Soulages, le cuivre d'une gravure, musée de Rodez
De Pristina et de la guerre on voit peu de choses. Des souvenirs atroces de tuerie. La haine contre les Serbes. Les logements minables où il faut vivre. Le désespoir quotidien d’une vie où on vivote sans pouvoir rêver mieux. Les exilés qui ne parlent que du Kosovo. La façon dont les réfugiés sont regardés en Finlande. 

À travers son narrateur, Statovci peint un monde qui a perdu tout sens. C’est un peu à la fois la loi du plus fort et la solidarité, mais il manque l’espoir individuel et collectif. Le narrateur vit dans le souvenir de cet amour initial, tout à la fois lumineux et désespérant. Alors, il reste peut-être seulement les mots.

Un roman plein de désenchantement et de mélancolie – que je vous conseille vivement.

 

Écrire, en soi, n’a rien de beau, c’est au contraire une torture, exaspérante, c’est se forcer à dire ce que d’autres ont dit de bien mieux. Cette activité que je croyais aimer sans réserve se révélait rebutante : il me semblait me fourvoyer. La comparaison constante, la honte, incontrôlable et paralysante à me terrasser, qui s’attache à la littérature dès lors qu’on passe de lecteur à narrateur, on se porterait mieux sans.

 

La destruction qui fait rage autour de nous devient un secret ; la mentionner lui donne un visage alors que la taire la fera disparaître avec cette fin d’été, aussi vite qu’on avale une poignée d’air.

 

Du même auteur j’ai aussi lu La Traversée et c’était déjà extrêmement bien.



C'est un dernier clin d’œil au mois organisé par Patrice et Eva qui a mis la littérature des pays de l’Est de l’Europe à l’honneur. Merci à eux deux ! De bien belles découvertes et il en reste toujours autant à lire. Alors, on remettra ça l'année prochaine. En attendant, mon récapépète (parce que je suis assez contente de moi) :

Karel Čapek, L’Année du jardinier : c'est tchèque, c'est de l'humour de jardin et c'est léger et agréable

Pour Tommy. 22 janvier 1944, dessins et textes de Bedřich Fritta : un carnet laissé à un enfant de Theresienstadt par son père, c'est terriblement émouvant (et c'est tchèque)

Olga Tokarczuk, Récits ultimes : une lecture commune autour de la romancière polonaise, mais j'ai d'autres titres que je préfère

Ismail Kadaré, Qui a ramené Doruntine ? : nous passons en Albanie, mais là encore pas mon préféré de l'auteur

Boris Fishman, Le Festin sauvage. De la Minsk soviétique au Brooklyn d’aujourd’hui, le récit et les recettes de cuisine d’une famille juive athée : il est question de l'identité soviétique en exil et à table, c'est vraiment très intéressant

Slobodan Šnajder, La Réparation du monde : un auteur croate et toute l'histoire de l'Europe, mais je ne suis pas séduite par cette lecture commune

Ludmila Oulitskaïa, Ce n’était que la peste : c'est russe, il y a une pandémie et le NKVD, c'est furieusement actuel

Igort, Les cahiers Ukrainiens. Journal d’une invasion : un auteur italien recueille les récits de la guerre en Ukraine et les dessine, c'est émouvant et intéressant.

Et avec Statovci, nous sommes au Kosovo.


(et j'ai aussi publié plein de billets sur Gênes)




 

 

jeudi 4 mars 2021

J’ai compris que les détails n’avaient aucune importance.

 Pajtim Statovci, La Traversée, traduit du finnois par Claire Saint-Germain, parution originale 2016, édité en France par Buchet Chastel.

 

Une traversée multiple.

Au début du livre, Bujar, le héros, qui vient d’arriver en Italie, désespéré et incapable de trouver sa place, se jette sous un véhicule. La suite du roman raconte ce qui précède (une enfance en Albanie, une errance dans un monde où tout n’est que déréliction) et ce qui suit (les tentatives pour vivre à Madrid, à New York, à Helsinki, comme un homme avec un homme ou comme un homme avec une femme ou un peu les deux).


Si tu ne veux rien dire de toi-même à personne, et si tu veux, plus que tout, oublier d’où tu viens, le nettoyer comme la crasse sur ton menton, et mettre autre chose à la place ?


Ce sont toutes ces traversées qui sont au cœur du roman. Celle d’un réfugié, d’un migrant comme on dit fort mal, d’un garçon décidé à fuir la pauvreté de l’Albanie, qui éprouve une honte et une détestation de son pays, rêvant d’un avenir meilleur, enviant les Allemands de l’ex-RDA qui découvrent les joies de la consommation de masse à la chute du mur, alors que l’Albanie semble rester désespérément à la porte de l’Occident. Bujar en vient à cacher sa nationalité réelle, car il comprend qu’il sera plus facile d’être accepté comme turc, italien, espagnol.

C’est aussi un garçon qui s’éloigne et se coupe de ses parents, dans un pays où tout semble aller à vau l’eau, y compris les liens familiaux. Et pourtant Bujar se remémore sans cesse les histoires et les contes que lui racontaient son père, où il était question des mythes virils et de l’identité albanaise. Il rêve de chevaux et d’aigles qui s’entrelacent avec sa propre histoire.

C’est un jeune homme qui se présente tantôt comme un homme tantôt comme une femme, dont l’identité est changeante. Peut-être homosexuel, peut-être trans. Bujar adapte son discours à son interlocuteur, racontant à chaque fois une histoire différente, correspondant aux attentes. Sait-il qui il est ? S’aime-t-il ? Ou veut-il simplement être accepté par ses nouveaux amis et recommencer à chaque fois à zéro ? Ou forme-t-il le vœu, totalement vain, de choisir à chaque fois d’être une nouvelle personne, totalement neuve et délestée de ce passé trop lourd à porter ? Bujar n’est pas très sympathique, mais il est bien malheureux et on serait plutôt enclin à avoir pitié de lui.

C’est le récit d’une descente psychologique, d’une détestation de soi, d’une déchirante traversée intérieure parallèle à l’exil, à la pauvreté, à la mendicité, aux viols, à l’homophobie, où l’identité semble s’enfuir toujours plus loin pour se cacher. Je trouve intéressant que le héros soit désagréable, qu’il semble à la fois déterminé et complètement perdu. Que la traversée en elle-même soit sans fin et que l’on n’arrive jamais sur les rives du Paradis.

Il y a les chansons de Madonna et Le Vieil homme et la mer

L’écriture m’a paru un peu plate et certains passages ont eu du mal à retenir mon attention, mais l’ensemble constitue néanmoins un roman tout à fait bouleversant. Je note que l’auteur restitue très bien les mentalités collectives des pays traversés, de leur rapport aux pauvres, aux émigrants ou aux femmes, qu’il s’agisse de l’Albanie, de New York ou de la Finlande.

Pieter I Bruegel, La Chute d'Icare, Musées royaux de Bruxelles
quand la mort ne laisse qu'une vaguelette sous le soleil.

 

Je suis assis dans un gros fauteuil en cuir face à lui et je songe à tout ce que je pourrais lui dire, la vérité et les faits, ce que c’est d’être moi, c’est tout et rien, un cou cassé et des épaules raidies par des muscles durs comme pierre, des palpitations cardiaques quand je pose l’oreille gauche sur mon oreiller, l’impression de ne pas trouver mon pouls, d’être un personnage secondaire de ma propre histoire, de lutter continuellement avec moi-même quand je dois me déplacer d’un lieu à un autre ou parler avec les gens.


Puis je me suis installé à Rome et j’ai décidé d’oublier tout ce qui m’était arrivé, d’effacer de mon esprit mon nom, mon chez-moi perdu et mes défunts proches, les gens qui avaient un jour marché à mon côté mais étaient restés derrière, mes espérances et mes rêves, car il n’y avait rien de bon dans mon passé, plus une seule chose auprès de laquelle j’aurais aimé revenir ou dont j’aurais eu envie de parler, et rien dans mon passé ne m’avait emmené là où je voulais être.

 

Je me souviens avoir plaisanté Passage à l’Est à propos de ce roman « finno-kosovar », mais sur ce blog la Finlande est depuis longtemps à l’honneur. À ce titre, j’ai apprécié la description des Finlandais et de leur si fameuse réserve. 

Je note d'ailleurs que le finnois est dépourvu de genre, ce qui doit notablement modifier la lecture d'un tel roman, où le héros se décrit tantôt comme un homme et tantôt comme une femme.

L’auteur est né au Kosovo, mais a grandi en Finlande. Il est finlandais et ce roman (qui n’est pas biographique) ne participe donc pas au mois de l’Europe de l’Est, à qui il adresse cependant un grand « coucou » !

 

Merci Buchet Chastel et Babelio pour la lecture !



mardi 26 mars 2019

J’ai un secret passionnant que tu aimerais sûrement connaître.

Johanna Sinisalo, Le Reich de la Lune, traduit du finnois par Anne Colin du Terrail, parution originale 2018, édité en France par Actes Sud.

Une aventure dystopique ?
Une femme âgée tient son journal (Kitty…) et raconte sa vie et les événements survenus dans sa jeunesse. On comprend peu à peu qu’après leur défaite les nazis ont trouvé refuge sur la face cachée de la Lune et ont fondé là une petite colonie. Entre science-fiction et propagande délirante, l’héroïne grandit, fascinée par la Terre qu’elle n’a jamais connue et persuadée que le nazisme constitue le beau et le bien de l’humanité. Sauf que les nazis n’ont jamais renoncé au rêve de conquérir la planète et que les événements s’enchaînent plus vite que prévu.

Elle a répondu d’un air sévère que nous devions préserver notre capital physique. Si nous nous habituions à vivre dans la gravité naturelle de la Lune, nous deviendrions très faibles. Et nous serions incapables de reconquérir la Terre si nous étions frêles comme des nouveaux nés comparés aux sous-hommes, aux capitalistes et aux bolcheviks et n’avions même pas la force de fouler son sol.
Erró, Sur la terrasse Fès, 1976, fondation Brownstone.
 Alors, disons-le net, j'aime beaucoup Sinisalo, mais ce roman est clairement moins bien que les précédents. Son potentiel de loufoquerie (avec ces nazis lunaires des années 40 qui débarquent sur terre en 2018) n’est pas du tout exploité, de même que le potentiel de roman d’aventures. La métaphore du papillon et du cyclone est lourdement assenée à plusieurs reprises et l’ensemble prend un ton sérieux et didactique franchement agaçant (mais c’est quoi cette fin ?!).
Je l’ai pourtant lu avec pas mal de plaisir (personne n’est parfait). Peut-être parce que j’étais dans le train et que je l’ai lu comme un bon roman d’aventures à suspense, un peu simpliste certes, mais bien fichu. J’ai surtout apprécié le début avec l’explication du mode de vie sur la lune (les aliments, les vêtements), avec une mention spéciale pour le cinéma. En effet, les nazis ont récupéré plusieurs films, qu’ils ont taillés et réinterprétés à leur sauce. Marlene Dietrich et Charlie Chaplin jouent un rôle important dans le roman et ça, c’est plutôt très bien. Il y a aussi le récit de l’arrivée de l’équipe nazie dans les États-Unis de 2018 avec la découverte de la planète Terre (ses couleurs, ses sons, ses odeurs, ses sensations) et du mode de vie occidental (ah ! le smartphone, les toilettes, la salle de bain !). Dans l’ensemble, j’ai plutôt passé un bon moment.
Bref, lisez plutôt ses précédents romans, sauf si vous prenez le train.

Le programme Apollo a entraîné un rationnement plus sévère des métaux ainsi que d’autres restrictions. Notre vie est devenue nettement plus ascétique, pour la seule et unique raison que quelques Terriens étaient venus ramasser des cailloux pendant un jour ou deux dans un engin miteux plus ou moins fait de balsa et de papier d’aluminium. (J’admets faire preuve d’une ironie un peu lasse, mais, dans nos livres d’histoire, Apollo 11 était présenté comme une invasion de grande envergure, une violation de territoire, une agression presque aussi grave qu’une occupation.)


Sinisalo sur le blog.

Billet de Keisha qui est plus indulgente. 


mardi 28 février 2017

Je me donne à lui avec joie et docilité.

Johanna Sinisalo, Avec joie et docilité, traduit du finnois par Anne Colin du Terrail, parution originale 2013.

La Finlande où se déroule l’action de ce roman est régie par un État totalitaire qui veille au bien-être maximal de sa population (pour une société plus efficace). Plus d’alcool, ni de tabac, ni de café, contrôle des frontières, etc. La reproduction a aussi été prise en main. C’est ainsi qu’il existe deux races de femmes : les éloï, sélectionnées génétiquement pour être dociles, à l’esprit limité et avec de gros seins, destinées au mariage et à la procréation, et les autres, les morlocks, un peu ratées, mais pratiques pour réaliser un certain nombre de tâches. Les hommes sont désormais les virilos. Par ailleurs, une des drogues les plus recherchées est en fait le piment.

Il sourit, et une odeur que je connais mais dont je n’arrive toujours pas à cerner la signification me parvient, proche de celle de tomates grillées – miellée, charbonneuse, à la fois acide et sucrée.

L’héroïne s’appelle Manna : une race de morlock, mais une apparence d’éloï, contrainte à l’autocontrôle permanent pour pouvoir passer pour la parfaite poupée - tromper sur son statut est en effet du sabotage social. Pour se faire passer pour une bonne éloï, il convient donc de laisser de petites fautes d’orthographe et de ne pas être trop cultivée, c’est plus vraisemblable. Et d’aimer le rose et les faux cils. Manna est douée de synesthésie et perçoit les émotions par couleurs ou odeurs, ce qui donne au roman des images très fortes et suggestives.

Tantôt on nous décrit sa vie en 2016, accro au piment, en relation d’affaires avec Jare, un virilo, tantôt elle s’adresse par lettres à sa sœur morte. S’intercalent aussi d’autres témoignages et des extraits d’ouvrages historicoscientifiques sur les pouvoirs hallucinatoires du piment, sur la façon de sélectionner génétiquement les femmes, sur la façon d’éduquer les éloïs… La narration suit plusieurs fils : Manna saura-t-elle ce qui est arrivée à sa sœur ? Les projets de Jare vont-ils aboutir ? Il est question de vivre dans un état totalitaire, de fuir, d’aimer, de trafiquer du piment…

Vénus par Tintoret. Musée des Beaux arts de Strasbourg.

Je regarde de temps en temps Terhi, sa démarche énergique, ses gestes précis, à mille lieues de l’affectation et des minauderies des éloïs. Les élois affichent dès l’enfance un sourire charmeur qui ne s’efface pratiquement jamais. Il reste plaqué sur leur visage même en l’absence de tout virilo. Je n’avais jamais trouvé ça bizarre, jusqu’ici, mais maintenant si. Comme si j’avais des muscles du visage qui ne m’obéissaient pas.

Sinisalo donne à nouveau un roman très perturbant, car frôlant la vie que nous connaissons. Les ouvrages qu’elle cite sont à peine déformés, l’eugénisme a existé en Europe, la société finlandaise est toujours décrite comme très homogène et très uniforme… La sélection génétique, que ce soit celle des piments, des chiens ou des femmes, apparaît vraiment comme effrayante. Quant aux femmes, évidemment, la réflexion qui s’ouvre est immense. Le gouffre qui sépare les hommes des femmes est constitué par tellement d’éléments qu’il semble impossible d’en établir la liste : les vêtements peu pratiques, le maquillage, la façon de parler, de marcher dans la rue, les lectures, les réactions affectives, la mémoire… Et tout cela n’est pas forcément de la (science)fiction.

J’ai beaucoup apprécié ce roman. Je me suis attachée à Manna et j’avais vraiment envie qu’elle s’en sorte. Les détails sur sa vie quotidienne, contrainte à une dissimulation perpétuelle, sont intéressants. Il plane sur le roman un sourd climat de menace et de suspense, alors qu’une partie de l’action se situe en pleine forêt.

Nous sarclions, ramassions et cueillions, écossions, extrayions le jus des fruits. Je te prodiguais des conseils, je te donnais de petites astuces, mais je faisais aussi attention, en présence de Harri, à ce que mon discours n’ait pas l’air trop savant ou théorique. Je veillais à adoucir mes s et à terminer mes phrases par une note aiguë. Je jouais les chimpanzés qui, à force d’entendre répéter certaines choses, finissent par les retenir.

Des femmes écrivains. Les autres romans de Sinisalo sur le blog :

Merci Marie-Neige pour cette lecture !