La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



samedi 17 octobre 2015

Humeur gaspésienne


Rivière Saint-Anne au parc du Mont Albert
Une fois les baleines vues, nous avons traversé le Saint-Laurent et entrepris le tour de la Gaspésie. Après la 138, c’était au tour de la route 132.

Quelle région magnifique ! Nous y avons été accueillis par une brume qui enveloppait les côtes de mystère et de poésie et par un arc-en-ciel aux couleurs électriques, le plus beau que j’ai jamais vu. Puis nous avons vu des falaises de schiste noir tombant à pic dans le Saint-Laurent, avec quelques maisons tassées dans les criques. De l’autre, un paysage plus accueillant et plus peuplé. Au centre, la forêt avec très peu de routes et des rivières un peu partout.

Nous avons vu un petit bout du parc du Mont Albert : des baies rouges, des baies noires, des baies bleues, des baies blanches, pas de caribous, mais plusieurs tamias.


Dans le parc du Mont Albert, sur le chemin du Mont Étienne Laforce
Différents sites rappellent l’histoire de la région au cours de la Seconde Guerre mondiale (nous avons vu celui de Fort Péninsule). Des installations ont été construites pour empêcher l’incursion de sous-marins allemands (plusieurs navires ont été coulés à proximité de la Gaspésie) dans les eaux du Saint-Laurent. Aujourd’hui les phoques prennent le soleil au même endroit.

Parmi les centres d’interprétation consacrés aux populations amérindiennes, nous avons visité celui des Micmacs. D’ailleurs l’orthographe serait plutôt Mi’gmaq et ce mot correspond à une salutation (quelque chose comme « ami, allié »). Les Mi’gmaq apparaissent dans le récit de Jacques Cartier, car ils ont soigné les marins français au cours de l’hiver. La visite était très intéressante, pleine de vie sur le fonctionnement de la société, les méthodes de chasse, le rythme de vie et les déplacements selon les saisons.
Abri en écorce de bouleau. Les liens proviennent des tendons de l'orignal.
Appeau à orignal en bouleau.
Nous avons passé une journée sur l’île de Bonaventure (billet à venir) et visité la reconstitution d’un authentique Magasin général (autre billet prévu).
Nous n’avons pas eu le temps de parcourir le Musée acadien, mais avons dégusté du vin de fraise et du vin de rhubarbe (et je me suis baignée).

Le centre de Bonaventure avec le drapeau québécois et
 le drapeau acadien (drapeau français avec une étoile)
Histoire de remonter encore plus loin dans le temps, nous nous sommes rendus au musée de Miguasha qui expose des fossiles qui datent du Dévonien (420-360 millions d’années à la louche) : c’est cette période où certains poissons commencent à sortir de l’eau. La falaise de Miguasha est en réalité un gigantesque millefeuille, où chaque couche sédimentaire est susceptible de contenir un fossile. Les fossiles y sont d’une qualité exceptionnelle puisqu’on peut y voir le contenu de leur appareil digestif ou des traces de vaisseaux sanguins et bien sûr des fossiles de poisson avec un humérus.
La falaise de Miguacha
Un fossile de poisson - un de nos ancêtres
Enfin, comme les animaux ne sont pas toujours là à nous attendre (à part les chevreuils qui se baladent en grand nombre), nous sommes allés dans un grand zoo admirer les indigènes québécois.


On n’a pas tout vu de la Gaspésie et malgré cette semaine pleine de réussite, j’ai quand même quelques regrets. Mais vous avez compris que tout était magnifique et superbe et trop beau tout le temps.


Sur le voyage au Québec : billet introductif ; les baleines aux Escoumins

9 commentaires:

  1. quelle belle région! merci pour ce bel aperçu!

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    1. C'est un plaisir aussi pour moi de revoir les photos.

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  2. Réponses
    1. Et tu pourras finir le voyage dans ma campagne . Les chevreuils viennent dans ma cour ;-)

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    2. Oui la Gaspésie c'est trop beau du début à la fin.
      Pour les photos de Maniwaki, il va encore falloir attendre quelques semaines !

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  3. Quelle chance que ce voyage cela fait rêver

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