La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



samedi 31 mars 2012

Les humeurs du samedi-manche. 7



Cette humeur sera grecque et culinaire. En janvier, je vous avais présenté le livre Les Liaisons culinaires d’Andréas Staïkos : deux jeunes hommes rivalisent de bons petits plats pour séduire une belle capricieuse. Les recettes sont fournies… donc avant de refiler le livre à Moustachu pour qu’il puisse m’épater à son tour, j’ai cuisiné le civet de lapin (désolée Lili).

Prenez un lapin…
Chardin, Lapins de garenne dit aussi Retour de chasse,
18e siècle, Amiens, musée de Picardie, image RMN

Ou commencez directement à cette étape-là :


Préparez la marinade avec (quantités pour un lapin entier donc à adapter) : 75 cl de vin blanc sec, 3 cuillerées à soupe de vinaigre, 2 cuillerées à soupe d’huile d’olive, 1 feuille de laurier, 1 branche de thym, 1 gros oignon grossièrement haché, 2 gousses d’ail pilées, 1 brin de persil, 1 petite branche de céleri, 1 carotte découpée en rondelles, des baies de genièvre, du poivre en grains et 2 clous de girofle.
Laissez le lapin mariner pendant 24 heures.
Puis faire rissoler les morceaux de lapin égouttés et salés dans l’huile d’olive. Quand ils ont une belle couleur ajoutez le bouillon.
Le bouillon : la marinade passée au tamis, additionnée de 1 tasse de bouillon de bœuf, 1 tasse de jus de tomate frais (vu la saison du concentré a fait l’affaire), ½ cuillerée à café de sucre, du poivre en grains et des baies de genièvre, 2 clous de girofle, 1 feuille de laurier et du sel.

Laissez mijoter pendant une heure puis ajoutez 500g de petits oignons grelots, épluchés et blondis. Laissez mijoter une heure encore (ça, j’ai oublié, on avait faim). N’ayant pas sous la main d’oignons grelots, j’ai mis quelques petits oignons avec le lapin. Sinon je vous suggère des rattes bouillies, passées à la poêle ou au four ou une purée… mais le lapin était délicieux !



C’est donc ma première participation au challenge Les Livres gourmands de Syl., la prochaine sera britannique.


Andréas Staïkos, Les Liaisons culinaires, traduit du grec par Karine Coressis et Delphine Garnier, 1e éd. 1997, Arles, Actes Sud, 1997.
La page du pari hellène.



10 commentaires:

  1. Je n'arrive plus à manger de lapin depuis que j'en ai eu un quand j'étais enfant. Le pire, c'est qu'on ne pouvait pas franchement le qualifier d'animal de compagnie, il était d'un naturel plutôt agressif!

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  2. Le pire, c'est que j'adore ça, le lapin... Avec des olives, c'est un délice... Arf... ;)

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  3. Je n'ai jamais eu de lapin en animal de compagnie mais je crois que c'est la première fois que j'en cuisine moi-même... c'est trop associé à ma grand-mère qui élevait ses propres lapins !
    Des olives, oh oui, ça doit être bon aussi !

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  4. Une recette que je vais refaire, c'est sûr ! Par contre, il va falloir que je m'endurcisse !!! Volatiles, boeuf, agneau... m'importe peu, mais le lapin, c'est Panpan.
    Biz, lien pris.

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  5. Moi du moment que c'est bon je peux tout manger... d'autant qu'avec le reste de bouillon je viens de faire la soupe et c'est pas mauvais du tout !

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  6. Je vais le faire pour demain. Je prendrai une photo du résultat.
    Joyeuses Pâques

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  7. Bon appétit, j'espère que ce sera bon.

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  8. Je suis contente que tu parles de ce livre, j'en avais beaucoup aimé le principe quand je l'avais lu, malheureusement je l'ai prêté à une amie avec une Greek Connection et je ne l'ai jamais revu (le livre)... je n'ai jamais pu pratiquer toutes les recettes grecques, et c'est bien dommage!

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  9. Mais je vais te les scanner... je te le prêterais bien mais Moustachu doit faire les recettes !

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  10. ah c'est gentil, je vais peut-être simplement essayer de récupérer l'original par ailleurs...

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