La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



mardi 29 juillet 2014

Il y a toujours une glace dans les ascenseurs où l’on se dévisage en montant au ciel.

Guy Marchand, Calme-toi, Werther ! édité par Neige et Ginkgo, 2014.

Un court polar fidèle à l’image que je pouvais avoir de Guy Marchand. Un policier, Maurice, enquête sur le meurtre d’un jeune acteur. Il ne peut s’empêcher de songer à une jeune actrice et à Botticelli et à la Florence de la Renaissance…
Ce n’est pas vraiment un roman policier : Maurice fait son enquête en vadrouillant dans la rue et en dînant avec ses amis jusqu’à ce que le criminel lui tombe tout cuit dans le bec. C’est un homme marqué par une femme, mélancolique, vivant seul avec son chat. Ses déambulations parisiennes sont au rythme de réflexions désabusées sur la vie, il vit avec un chat nommé Marlowe – c’est l’univers personnel de Marchand.

D’ailleurs, il pensait toujours à cet autre imbécile, quand il passait devant les Invalides, qui avait voulu envahir la Russie en hiver ; comme lui, il n’était pas loin de la retraite, seule issue à ce genre de connerie.

L’écriture alterne petites trouvailles et petites faiblesses, aussi parce que le roman se meut consciemment parmi les stéréotypes. On trouve des jeux de mots, de l’humour grinçant, un ton d’irrespect tranquille. Ça se lit avec plaisir.
À Paris, rue Louis Blanc. M&M.
Ils commençaient à lui plaire, les acteurs ! Parce qu’après tout c’était des désennuyeurs au milieu d’un monde d’emmerdeurs.

Mention spéciale aux chiens de cinéma Starsky et Hutch, dressés à jouer le rôle de chiens féroces montrant les dents.
 
Keisha a été sensible à l’atmosphère de nonchalance élégante de ce roman. Je remercie Ginkgo pour cette lecture.

2 commentaires:

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