La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



mardi 30 décembre 2014

Humeur d'Ashmolean

Dernier billet à Oxford !
Vous vous doutez que je n'ai pas pu quitter la ville sans admirer quelques peintures - on ne se refait pas.
Le grand musée de la ville porte un nom inimitable : l'Ashmolean muséum, de monsieur Ashmole, plus ancien musée universitaire au monde. Collections de sculptures antiques, objets issus des fouilles d'Evans à Cnossos, peintures. Petit aperçu :
W. H. Hunt, Une famille britannique convertie cache un missionnaire
chrétien pendant les persécutions des druides
, 1849.
 Le sujet de ce tableau m'a bien plu et s'inscrit dans l'histoire religieuse anglaise. On y voit aussi un goût pour le christianisme des origines, une nostalgie pour cette époque sincère et héroïque, très XIXe siècle.


G. Michel, Paysage avec des pêcheurs, XIXe siècle.
 J'ai été attirée par ces minuscules silhouettes brunes, tracées avec tant de précision, dans cet immense paysage de ciel et de mer, blanc des nuages, blanc de l'écume et énorme masse gris foncé. Les humains sont bien petits !

Turner, Vue d'High Street à Oxford, 1810.
Une des rues principales d'Oxford avec des silhouettes de bâtiments qui apparaissent peut-être sur mes photos.

Ucello, La Chasse en forêt, tempera, huile et or sur bois, vers 1470. 
Un beau panneau d'Ucello avec ces silhouettes rouges si caractéristiques, bien dessinées dans un bois aux arbres mystérieusement réguliers.

D'autres musées sont à Oxford : Musée d'histoire, Musée d'histoire naturelle (avec un dodo empaillé), Pitt Rivers muséum (étrange et mystérieux). Mais le collège de Christ Church dont je vous ai parlé possède également sa propre galerie de peinture, qui vaut le coup d'oeil. On ne peut pas y photographier, les illustrations proviennent donc de leur site internet.
Van Dyck, Soldat à cheval, 1616.
Splendide esquisse de Van Dyck où cheval et cavalier sortent de la toile par de beaux aplats d'un blanc lumineux et quelques lignes sombres.

Filippino Lippi, Le Centaure blessé, fin XVe siècle.
Ce centaure m'a paru remarquable par son absence d'idéalisation (j'avoue que le nom de Lippi m'épate), c'est un animal situé du côté de la barbarie et de la nature sauvage. Créature hirsute, bedaine en avant, vivant dans une grotte, près d'une prairie précieuse.

Annibal Carrache, Homme buvant, esquisse, XVIe siècle
Ce buveur pris en contre-plongé est bien vigoureux. La carafe est en équilibre sur la main, le verre est parfaitement fini et impeccablement transparent, alors que la chemise est brossée en traits blancs et bruns. Les yeux renversés, le nez vu par en-dessous, toute la pose est réussie !

Les précédents billet sur Oxford : billet général sur Oxford, visite de Christ Church et visite de Magdalen collège ; la bibliothèque Bodleian.
L'année prochaine, nous ferons toujours du tourisme, mais ailleurs !

4 commentaires:

  1. Réponses
    1. Peu de peintures à Oxford, mais plutôt de belles choses.

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  2. Amusant de retrouver ici la magique "Chasse en forêt" d'Uccello, au centre d'un des épisodes de la série "Inspecteur Lewis" qui a pris le relais des "Morse", toujours à Oxford. Bonne année !

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    1. Ce tableau est un des chefs d'oeuvre de l'Ashmolean, c'est amusant que la série Télé l'ait utilisé. Je sais qu'un des romans avec Morse tourne autour du Pitt Rivers muséum également.

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