Le vent se lève ! . . . il faut tenter de vivre !
L'air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs !
Envolez-vous, pages tout éblouies !

Paul Valéry

dimanche 24 janvier 2016

À Montréal


Et Montréal ? Bien sûr, nous ne pouvions passer trois semaines au Québec sans nous arrêter à Montréal, d’autant que plusieurs amis français nous attendaient et que j’y ai aussi rencontré une authentique montréalaise (née à Montréal, de parents eux-mêmes, etc.). C’est là que j’ai découvert l’art de faire les courses au Québec – après 17 heures, c’est plus la peine (Adeline raconte ça très bien).

J’ai effectué une série de musées et de promenades en ville.
Le musée Pointe-à-Callière est bâti sur un des sites les plus anciens de la ville dont il présente l’histoire. Les objets les plus anciens appartiennent aux Iroquois dont les grandes maisons occupaient le site depuis une période très ancienne. Notez que le musée d’Ottawa (nouvellement rebaptisé Musée canadien de l’histoire) présente des choses très intéressantes sur les Iroquois, montrant notamment qu’ils étaient parvenus, à force de sélection, à obtenir un maïs au meilleur rendement qu’au naturel. Quand Jacques Cartier débarque sur le site, au XVIe siècle, il visite un de ces villages iroquois. Sur le site de Pointe-à-Callière s’est élevé le premier cimetière français, le premier fort des européens avec ses différents bâtiments. L’archéologie révèle, couche après couche, l’histoire matérielle des différents occupants de ce site situé près du fleuve Saint-Laurent.
Mocassins fabriqués en maïs tressé, exposés à Ottawa.

Sculptures du monument à Maisonneuve, fondateur de Montréal : figure d'un Iroquois et d'un des premiers gouverneurs de la ville.

Pour qui s’intéresse aux Amérindiens, je ne peux que recommander la visite du musée McCord qui, quand je l’ai visité, présentait une belle exposition sur les vêtements amérindiens : objets magnifiques et explications très bien faites. Sa visite complète très bien celle du musée canadien de l'histoire d’Ottawa qui présente d’une part un panorama des premières nations avant l’arrivée des Européens (le récit des conséquences de cette arrivée est moins bien traité) et d’autre part une très riche collection concernant les autochtones de la côte ouest du Canada avec les immenses totems de la côte Pacifique.

J’ai parcouru les immenses artères à angle droit (et aux trottoirs complètement déglingués) de Montréal en prenant des photos de ci, de là. En été, règne une chaleur moite et étouffante très pénible à supporter. J'ai pu voir les petites maisons typiques avec des escaliers indépendants pour accéder à chaque étage, des couleurs vives, des arrière-cours et plein de verdure partout.





Une maison à Montréal et une peinture de Scott, L'Escalier, 1940 (musée des Beaux-arts de Montréal).

J'ai visité quelques églises - il y en a pour tous les chrétiens ici.


La basilique Notre-Dame est toute en couleurs. À noter que ses vitraux racontent (plus ou moins) l'histoire de Montréal.



La cathédrale anglicane de Christ Church érigée au XIXe siècle, comme une église des campagnes anglaises, dans un coin de verdure entre deux gratte-ciel :


Elle est bâtie sur pilotis et en-dessous se trouvent deux niveaux de centre commercial.

Et l'église protestante méthodiste Saint-James :



Le prochain et dernier article relatif à notre voyage au Québec partira en forêt.

Tous les billets sur le voyage au Québec : présentation ; les Escoumins pour voir les baleines ; le tour de la Gaspésie ; l'île Bonaventure et le rocher Percé ; la pêche à la morue en Gaspésie ; peinture canadienne




Photos de deux québécois typiques.

4 commentaires:

  1. Dommage que je fus malade quand tu visitais la perle du st laurent. Les trottoirs sont défoncés par le degel, les québécois ont des excuses plus valables qu'à Marseille...

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    1. Certes, certes, mais c'est bien pénible.

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