La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



lundi 14 août 2017

C’était la morale de cette fable.


Ambrose Bierce, Les Fables de Zambri, traduit de l’américain par Thierry Beauchamp, édité en France au Dilettante, parution originale 1874.

Comme un loup étanchait sa soif dans un ruisseau, un agneau s’éloigna de son berger et descendit dans sa direction. Il le contourna avec ostentation et s’abreuva un peu en aval.
« Veuillez noter que l’eau remonte rarement son courant et qu’il n’y a donc aucun risque pour que je souille le ruisseau à l’endroit où vous vous trouvez – à supposer que mon museau ne soit pas plus propre que le vôtre, ce qu’il est. Vous n’avez donc pas la moindre raison de m’assassiner.
- J’ignorais qu’il me fallait une raison pour aimer les côtelettes, répliqua le loup, cela ne m’avait jamais paru nécessaire. »
Et il se reput de l’agneau avec une satisfaction évidente.
L’objectif de cette fable est de vous convaincre qu’en cas de ressemblance entre deux histoires, l’une n’a pas forcément besoin d’être un plagiat de l’autre.



Destination PAL – la liste complète des lectures d’été.

Je suis en vadrouille. Je vous laisse avec quelques fables zambriennes.

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