La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



jeudi 17 août 2017

Si vous vous étiez comporté différemment, il n’y aurait pas eu de morale à cette fable !


Ambrose Bierce, Les Fables de Zambri, traduit de l’américain par Thierry Beauchamp, édité en France au Dilettante, parution originale 1874.

Deux cachalots ayant attrapé un poisson essayaient à tour de rôle de l’avaler, mais sans le moindre succès. Ils décidèrent de s’y prendre conjointement : chacun prit une extrémité du poisson dans sa gueule et, fermant les yeux, se prépara à un grand effort. Soudain un requin se précipita entre les deux cétacés et emporta d’un coup de dents l’essentiel de leur proie. Ouvrant les yeux, ils se regardèrent avec beaucoup de satisfaction.
« Je ne m’imaginais pas que cela serait si facile, dit l’un.
- Moi non plus, répliqua l’autre. Mais ce poisson n’a vraiment aucun goût. »

Nous n’avons qu’une connaissance imparfaite de nos parents, voilà pourquoi leur conversation nous semble si insipide.


Destination PAL – la liste complète des lectures d’été.

Je suis en vadrouille. Je vous laisse avec quelques fables zambriennes.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les commentaires sont libres mais ça empêche pas chacun d'être responsable de ce qu'il/elle écrit (ou, comme le dit une amie, "Ce n'est pas une raison pour faire les cons").
Ça ne marche pas ? Utilisez le mode nom/URL et laissez seulement un nom (et prouvez que vous n'êtes pas un robot). Merci !