La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



jeudi 27 septembre 2018

Longtemps, je me suis couché de bonne heure.

Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, publiée de 1913 à 1927.

Après mon déménagement (janvier 2015), histoire de marquer dignement ce nouveau départ, j’ai décidé de relire la Recherche que je lisais ou plutôt relisais depuis quelques années de façon disparate, un volume par ci, un volume par là. J'avais envie d'une troisième relecture intégrale avant de laisser Marcel de côté pour dix ou vingt ans.
J’avais aussi envie de rédiger un grand billet intégral, sachant que personne ne le lirait, mais parce que c’est mon blog et que cela me fait plaisir (dans ces conditions, pourquoi se priver ?).
Et une fois n’est pas coutume, je raconte, façon fiche de lecture.
Donc c’est parti !

Ce premier volume permet de faire connaissance avec le narrateur et avec sa manière de mener le récit. Il rassemble le récit de l'enfance du narrateur (ah le passage sur la lecture !) et celui des amours d'Odette de Crécy et de Charles Swann. Ce volume est une sorte de mini Recherche, qui annonce tout ce qui va suivre.

Le narrateur, encore jeune homme, fait connaissance avec des personnages qu'il connaissait jusque-là uniquement de nom : la Berma, l'immense actrice, Bergotte, le grand écrivain, Gilberte, la fille de Swann et d'Odette, les Verdurin, ces bourgeois aux prétentions vaguement intellectuelles, mais surtout sociales, et d'autres. Tout se met doucement en place !

Le volume raconte un été sur les plages normandes, à Balbec, où le narrateur rencontre le jeune marquis de Saint-Loup et le baron de Charlus (sans bien comprendre qui ils sont réellement), Elstir le peintre et surtout les jeunes filles et surtout Albertine. Sans doute le volume où il y a le plus d'action (si l'on peut dire), il se lit aisément.

Ces volumes sont marqués par la mort de la grand-mère, mais aussi par l'entrée du narrateur dans le grand monde : le voici dînant chez la duchesse de Guermantes. Enfin, il rencontre la fine fleur de l'aristocratie !

Sodome et Gomorrhe, deux tomes
Révélation fracassante sur l'homosexualité du baron de Charlus ! Et le second séjour à Balbec, avec le début de l'amour (?) du narrateur pour Albertine.

Albertine vit recluse chez le narrateur qui découvre les affres de la jalousie. Et un magnifique passage sur la musique de Vinteuil (ça, ça vaut le coup).

Le deuil du narrateur après la mort de la jeune femme. Pendant ce temps, le grand monde continue à se transformer : Gilberte Swann épouse Robert de Saint-Loup, ce qui était totalement inimaginable.

Il y a d'abord la description de Paris pendant la première guerre mondiale, avec le bourrage de crânes et les bombardements aériens. Ensuite, le narrateur a la révélation de l'œuvre qu'il a à écrire.

Et maintenant, je vais pouvoir lire d'autres écrivains !
J. Dalou, Femme lisant, 1877, crayon et encre, collection privée.




14 commentaires:

  1. je fais comme toi, après deux lectures complètes je pioche ici ou là et surtout j'écoute en audio ce qui est aussi un grand plaisir

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    1. Là je compte faire une bonne pause pour être honnête. Je me laisse le temps de tout oublier.

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  2. Oups j'ai lu trois fois la totalité, puis jusqu'à Sodome et gomorrhe, maintenant la totalité est sur le blog, mais en plusieurs billets.
    J'ignore si je continuerai, ou picorerai..;
    Tu as choisi le billet unique, avec 'paperolles' ^_^, ces compléments si on clique...
    Je n'ai lu que le premier, je reviendrai, c'est dense!

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    1. Disons qu'à partir du moment où j'ai décidé de faire un billet unique, illisible et sans fin (et peut-être pas très intéressant) je me suis dit, histoire de limiter quand même les dégâts, qu'il valait mieux adopter cette présentation.

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  3. Relire tout Proust, quel beau projet. Bon, je vais venir plusieurs fois pour lire toutes vos chroniques.

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  4. J'ai lu le premier papier. J'aime beaucoup ce tableau, Sous les pommiers. Tout un monde....

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    1. Ça m'impressionnerait si vous lisez tout (c'est un effort que je ne ferais jamais et je ne suis pas certaine d'avoir dit des choses palpitantes), mais c'est toujours moins long que de lire La Rechercher. merci !

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  5. Je suis revenue pour L'ombre des jeunes filles en fleurs...
    Oui, on a tendance à écrire longuement avec cette oeuvre, mais o n écrit pour soi aussi, pour se souvenir du livre.

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  6. Ok j'ai terminé, rha je m'y remettrais bien... ^_^ (en sautant les rêvasseries sur Albertine?)

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    1. Tu as lu tout mon bla-bla ? Tu es bien courageuse !

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  7. Une relecture de "La recherche"... tu m'épates ! J'ai les trois premiers volumes sur mes étagères, mais je n'ai pas encore osé m'y attaquer.

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    1. Juste le premier suffira ! C'est une mini Recherche.

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  8. Très intéressant ce billet complet sur la Recherche dont je n'ai lu que A l'ombre des jeunes filles et encore il y a longtemps ! Et voilà des années que je me dis qu'il faut que je m'y lance. Peut-être Avec Ingammic ? Pourquoi pas une LC ?

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