La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



vendredi 3 janvier 2014

Du matin au soir, je transcris les chants que j’entends depuis deux jours.


Ville Ranta, L’Exilé du Kalevala, parution originale 2008, traduit du finnois par Kirsi Kinnunen, édité en France chez Çà et là.

Une bande dessinée sur Elias Lönnrot, l’inventeur du Kalevala. Je rappelle pour les nouveaux et les distraits que le Kalevala est la grande épopée en langue finnoise. Lönnrot l’a (re)découverte au XIXe siècle en recueillant des poèmes et chansons anciennes, à un moment où la Finlande n’était pas encore un État indépendant. J’en parle notamment ici.
Cette bande dessinée n’est pas du tout documentaire et donne un portrait très libre de Lönnrot, médecin perdu dans un fonds de bled dans la forêt, qui parcourt le pays à skis pour recueillir ces récits. Il est présenté comme obsédé par les femmes, picolant pas mal et se débattant avec sa famille sur les bras, mal dans sa peau.




La Finlande est alors sous administration russe et cela joue un petit rôle. Le récit se déroule à la campagne, on voit le sauna, les lacs, la neige, l’habitat traditionnel, la misère matérielle des habitants.
 Les dessins sont des traits noirs, schématiques, un peu caricaturaux (on a quelquefois du mal à différencier les personnages), pas du tout esthétiques, comme des crayonnages.

C’est un livre sympathique, qui me laisse sur ma faim, parce que j’en aurais aimé mieux connaître Lönnrot. Je suis déçue, je le trouve un peu vide. Mais je suis en train de lire le nouveau volume de Ville Ranta, dont je vous parle bientôt.



2 commentaires:

  1. J'ai fini hier "Sept saisons" de Ville Ranta et je l'ai beaucoup aimé ! J'avais déjà très envie de lire "L'exilé du Kalevala" et ton billet renforce cette envie !

    Bonne année jolie Nathalie ! :)

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  2. Je trouve Sept saisons plus réussi, tant au niveau du dessin que de l'histoire. L'Exilé du Kalevala est un peu vide à mon goût.

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