Louise Glück, Averno, 2006, traduit de l'américain par Marie Olivier, Gallimard. Édiion bilingue.
Les Migrations nocturnes
Voici le moment où l'on voit de nouveau
les baies rouges du sorbier sur la montagne
et dans le ciel sombre
la migration nocturne des oiseaux.
et dans le ciel sombre
la migration nocturne des oiseaux.
Cela me peine de penser
que les morts ne les verront pas –
ces choses dont on dépend,
elles disparaissent.
ces choses dont on dépend,
elles disparaissent.
Que fera l'âme pour se réconforter alors ?
Je me dis que, peut-être, elle n'aura
plus besoin de ces plaisirs ;
que, peut-être, ne plus être suffit tout simplement,
aussi difficile à imaginer que cela puisse être.
plus besoin de ces plaisirs ;
que, peut-être, ne plus être suffit tout simplement,
aussi difficile à imaginer que cela puisse être.
Louis Glück a reçu le prix Nobel de littérature en 2020.
Je suis en vadrouille (en pleine collecte de futurs billets touristiques). Je vous laisse avec ce poème d'automne et vous retrouve pour un prochain billet lecture le 18 novembre.
Bonne vadrouille !
RépondreSupprimerMerci, c'était bien !
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