La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



samedi 14 février 2026

Une journée à Bruges

 

Je me suis rendue à Bruges en 2024, au moment de Pâques, alors que je séjournais à Ostende. Un petit aller et retour dans la journée, histoire de voir cette ville si touristique, la Venise du Nord paraît-il. Mon billet aurait pu s'intituler « c'est joli et il y a des briques » et cela aurait été suffisant, mais j'ai essayé d'être un peu plus bavarde.

Bruges est d'abord une ville de commerce, à proximité de l'estuaire du Zwin et de la Mer du Nord, qui est en relation directe avec l'Angleterre et la Baltique. Au Moyen Âge et à la Renaissance, toutes les régions d'Europe disposaient de comptoirs commerciaux sur place. D'où le formidable essor de la ville.

D'abord un coup d'oeil sur le beffroi et l'hôtel de ville – Stadhuis (on peut le visiter et y monter).

Puis, vue sur quelques maisons bordant la place Markt



Des pignons à gradins, des jolies formes de fenêtres... Toutes les maisons se ressemblent et pourtant elles sont toutes différentes.

Tout près de la gare, le béguinage princier de la Vigne. Fondé en 1245 il héberge alors des femmes qui vivent en communauté sans prononcer de vœux et qui mènent une vie pieuse, mais sans être coupées du monde. Aujourd'hui les lieux sont occupés par une congrégation de bénédictines.

C'est entre la gare et le centre ville, mais l'endroit semble si calme... on oublie les bruits des voitures et les exclamations des touristes. Une harmonie parfaitement réussie.

Il faisait tout gris (et froid), mais avril oblige, les narcisses étaient là, comme dans une peinture.

Ensuite, j'alterne entre "jolis petits canaux" et "jolies petites maisons". Ces façades nous plongent dans les siècles anciens, 14e ou 17e, on ne sait pas bien - mais en réalité elles pourraient être néogothiques du 19e siècle, la brique est un matériau qui ne se date pas si facilement.



Petit moment suspendu...


Je trouve que la ville réussit bien cette alternance entre "c'est tout propre, c'est un petit musée" et les jolis petits coins romantiques (même si je me rends compte qu'obtenir un mur moussu n'est peut-être pas si compliqué en Belgique). On est loin de l'impression lisse dégagée par les rues de Tolède, alors que le budget "nettoyage" ne doit pas être ridicule à Bruges. Mais le touriste a l'illusion de se promener dans des rues anciennes, presque inchangées et ça le rend heureux.


(oui le soleil s'est montré en cours de journée)

Les grands canaux rappellent l'importance de l'ancien trafic fluvial.



Bruges héberge plusieurs musées et églises. Pour ma part, je me suis contentée du Musée Groeningemuseum, qui conserve des œuvres de Jan van Eyck.

Le centre historique est classé à l'Unesco et il y a en effet énormément de monde, même si j'ai réussi à n'avoir personne sur mes photos. Pour plus d'informations je vous renvoie au blog d'Eimelle qui a publié un article très complet sur Bruges.

La semaine prochaine, nous serons à quelques kilomètres.


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