Hélène Dorion, Mes forêts, Édition Bruno Doucey 2021.
Mes forêts sont des bêtes qui attendent la nuit
pour lécher le sang de leurs rêves
gratter la terre gratter l’écorce
boire l’offrande et se glisser
dans un lit rempli de lucioles
mes forêts sont une planète silencieuse
une éclipse qui fléchit
le bois de barques à la dérive
alors qu’on croirait tout immobiles
le bois de barques à la dérive
alors qu’on croirait tout immobiles
elles sont un dessin de nature morte
ignorant les écrans
sur lesquels on les regarde
sans jamais les voir mes forêts
ignorant les écrans
sur lesquels on les regarde
sans jamais les voir mes forêts
sont chemin de chair et marées de l’esprit
un verbe qui se conjugue lentement
Mes forêts sont le bois usé d’une histoire
que racontent des lunes tenues à bout de bras
quand s’approchent la nuit et le hurlement
de nos peurs mes forêts
sont la mise en terre de vagues immenses
et de mots que je ne reconnais pas
Je suis en vacances, je ne verrai sans doute pas beaucoup de forêt, mais il y aura de l'herbe verte et la mer et de la marche à pied et des belles choses. Je vous raconte à mon retour.
un verbe qui se conjugue lentement
Mes forêts sont le bois usé d’une histoire
que racontent des lunes tenues à bout de bras
quand s’approchent la nuit et le hurlement
de nos peurs mes forêts
sont la mise en terre de vagues immenses
et de mots que je ne reconnais pas
Je suis en vacances, je ne verrai sans doute pas beaucoup de forêt, mais il y aura de l'herbe verte et la mer et de la marche à pied et des belles choses. Je vous raconte à mon retour.
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