La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



vendredi 24 juin 2011

Musique ! (bis)

Reprenons avec Ferdé Grofé dont, vous l'avez compris, j'ai beaucoup aimé les compositions. Très amples, très expressives. On a un peu l'impression d'écouter un film, un western ou une comédie musicale, laissons-nous porter dans les grands espaces de l'Ouest américain (même si aujourd'hui ce sera plus urbain).

La Hollywood suite nous présente les métiers de la ville et prend des accents de comédie musicale. Grofé a beaucoup travaillé avec Gershwin et cela s’entend. Le son des balais sur les trottoirs se mêle à la clarinette et à l’accent clair et enlevé du xylophone. Nous passons ensuite dans un film glamour au son des violons. Les charpentiers et les électriciens s’activent dans le décor du film dans un fourmillement surexcité. Écoutez cela (intégralité de la Hollywood suite) :



Deux autres compositions évoquent les chutes du Niagara et l'histoire des batailles qui se sont déroulées   au bord de la rivière et la Vallée de la Mort. Mais je préfère vous parler de la Hudson river suite qui remonte là encore l’histoire depuis le voyage d’Henry Hudson, l’explorateur britannique du XVIe siècle jusqu'aux sirènes de la New York du XXe siècle. Et le troisième mouvment évoque la légende de Rip Van Winckle.
Statue de Rip Van Winckle par Masloski à Irvington
Rip Van Winckle est le héros d’une nouvelle de Washington Irving, publiée en 1819. L’histoire est supposée débuter en 1769 : Rip, un brave homme, part dans les montagnes avec son chien et son fusil. Il fait la rencontre de personnages étranges qui jouent à une sorte de jeu de quilles. Il boit avec eux et s’endort peu après. Quand il se réveille, son fusil tombe en poussière, ses vêtements sont en lambeaux et son visage porte une longue barbe blanche. Il redescend au village, mais tous ses amis sont morts (lors de la guerre d’Indépendance) et ses enfants sont adultes. Il a en réalité dormi pendant 20 ans. Les lutins étaient l’équipage fantôme d’Henry Hudson, lequel revient tous les 20 ans dans la vallée qu’il a découverte. Celui qui accepte de boire avec eux s’endort jusqu’à leur nouvelle apparition.
Voici les trois premiers mouvements de la Hudson river suite :


À la 8e minute, c’est le début de la légende de Rip : vous entendez son chien aboyer, la flûte sautille désignant le jeu des lutins fantômes. Le sommeil de la clarinette le prendra peu après.
Le dernier mouvement de la Hudson river suite est bien évidemment à New York, les sirènes se mêlent aux vibrations des instruments, c’est le mouvement effréné de la ville. Voici les deux derniers mouvements de la Hudson river suite :


Merci à Marc, à Wikipédia et à Anne



2 commentaires:

  1. lectrice marseillaise... je suis à peine plus au nord...

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  2. Bonjour et bienvenue Lystig. Tant qu'on est au sud d'Avignon...

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