La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



jeudi 1 mars 2012

La Centrale


Elisabeth Filhol, La Centrale, Paris, P. O. L., 2010.
Une chronique de Bernard.


Dans un style sobre et dépouillé l’auteure nous montre le quotidien de ces intermittents itinérants de l’atome. Ce que sont réellement Fessenheim, Flamanville, Tricastin ...  et ce qu’on y fait,  ce que vivent, quelques mois par an, ces ouvriers solitaires baladés d’un site à l’autre, muni d’un contrat précaire, qui s’interrompra sitôt que sera dépassé le quota d’exposition aux rayons ionisants. Deux  dangers potentiels – perdre son travail et la santé – ce qui fait beaucoup pour des hommes sans famille et aux amitiés rares.
Elisabeth Filhol est éditée pour la première fois en 2010 avec ce livre militant et d’actualité s’il en fut. C'était quelques mois avant Fukushima. À l’heure où nous apprenons que le coût de l’énergie ainsi produite ne sera pas celui qui était prévu, il est bon d’avoir quelques renseignements objectifs hors communication  du « Commissariat à l’Energie Atomique ».  

Centrale nucléaire de Golfech. Image Wikipedia.
Prix France Culture/Télérama. Sur le site de l'éditeur, les premières pages du roman.


2 commentaires:

  1. Bernard est un des membres distingués du club de lecture de la Bibliothèque de Panier à Marseille. Il publie quelques critiques chez M&M.

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