La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



vendredi 1 mars 2013

La mouette, comme moi peut-être, se débat encore des ailes.


Henry Bauchau, Le Déluge, Actes Sud, 2010.
Un roman de Bauchau qui s’apparente à de la prose poétique et dont je ne sais pas trop comment parler. La narratrice, Florence, est une bête à concours que la maladie a cassée et vidée. Elle a tout quitté pour vivre plus près d’une amie, dans un petit port du Sud de la France et rencontre un peu par hasard Florian, un peintre, un peu fou, un peu pyromane.
Commence un long parcours de survie et de guérison pour les deux. Un petit groupe d’amis se crée autour de l’artiste, organisateur plus ou moins conscient de cette vie collective. Bientôt une immense et impossible peinture se crée, une peinture comme le bouclier d’Achille où tient tout un monde, une peinture comme la somme de toutes les poésies, une peinture qui incarne toutes les vies souffrantes… mais une peinture où l’espoir de la renaissance est bien présent.

Je ne me rappelle pas sans regret la grande étendue blanche que la toile formait sur le mur. Maintenant, il n’y a plus que désordre, taches, salissures dont je ne vois pas comment pourra naître une harmonie ou une discordance stimulante. Après quelques jours, il me demande de peindre sur un certain espace la pluie.

C’est un livre très poétique, mêlant réalité et imaginaire, un hymne à la vie rêvée et affective (et qui donne envie de reprendre les pinceaux. Mon billet enthousiaste sur un autre roman de Bauchau, Le Boulevard périphérique. Mango cite la poésie de Bauchau. À propos de Déluge l'avis déçu de L'ivre de lire, d'Antigone, de Chiffonnette, de Sylire transportée. Une lecture pour le blogoclub.

6 commentaires:

  1. Je ne connaissais pas ce titre.

    RépondreSupprimer
  2. Bauchau a écrit des romans (mais ce n'est que le 2e que je lis) et des recueils de poésie (encore lu aucun).

    RépondreSupprimer
  3. Oui, j'avais été transportée par Déluge et comme toi j'ai beaucoup aimé "le boulevard périphérique". Un auteur aux multiples facettes que je n'ai pas fini de découvrir.

    RépondreSupprimer
  4. J'ai fait la même lecture pour le Blogoclub mais j'en ressors avec un ressenti complètement différent. Pas du tout transportée par cette lecture, je n'ai probablement pas su rentrer dans l'univers de l'auteur...

    RépondreSupprimer
  5. Un auteur qu'il va falloir que je découvre, vite.

    RépondreSupprimer
  6. Zarline : ce n'est pas un livre facile, le Boulevard périphérique est un bon premier accès à Bauchau je pense.

    RépondreSupprimer

Les commentaires sont libres mais ça empêche pas chacun d'être responsable de ce qu'il/elle écrit (ou, comme le dit une amie, "Ce n'est pas une raison pour faire les cons").