La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



vendredi 19 juillet 2013

Le voyageur voudrait connaître les secrets du passé ; Les statues restent muettes face au soleil couchant.


Un dernier voyage au sein de la poésie chinoise :

Houang T’ing-kien (1045-1105)
Sur l’air « musique pure et calme »

Où s’en est allé le printemps ?
Il est parti, sans bruit, sans route.
Rappelez-le, vous qui connaissez son abri,
Pour qu’il revienne nous tenir compagnie !

N’a-t-il pas laissé trace de son passage ?
Petit loriot jaune, peux-tu m’en informer ?
Mais nul ne peut comprendre tes cent ramages !
Voici la brise qui t’emporte par-dessus les rosiers.


Sie T’iao (464-499) 
Complainte des degrés de jade

Vers le soir, au palais, j’abaisse le rideau de perles ;
Les lucioles errantes volettent, puis se posent.
Tout au long de la nuit, cousant l’habit de soie,
Je pense à vous, combien intensément !


P. Ramette, Balcon II (Hong-Kong), 2001
Paris, musée national d'Art moderne, image RMN. 
Traductions d'Odile Kaltenmark et de Wong T’ong-wen.
Bientôt retour à la normale !


2 commentaires:

  1. Tu lis ce que j'ai étudié il y a...un certain nombre d'années... J'aimais beaucoup cette poésie et puis...je suis passée à autre chose, heureusement !!!^^

    RépondreSupprimer
  2. J'y ai regardé par curiosité, savoir à quoi ça ressemblait.

    RépondreSupprimer

Les commentaires sont libres mais ça empêche pas chacun d'être responsable de ce qu'il/elle écrit (ou, comme le dit une amie, "Ce n'est pas une raison pour faire les cons").