La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



mercredi 26 novembre 2014

Un doudou plein d’amour qui brûle, ce serait la fin du monde.

Pierre Crooks et Federico Combi, Ma Ouature, 2014, Balivernes éditions.

Un grand album pour enfant aimant le rêve et le bricolage tout à la fois. Le héros a construit une « Ouature extraordinaire » qui lui permet de poursuivre « la Grenouille cosmique » dans les airs et les eaux et même dans l’espace. Il faut dire que la Grenouille a enlevé le doudou.

Au premier abord, j’avoue avoir été déroutée par les couleurs très lisses (ce n’était pas ce à quoi je m’attendais) et les tonalités bleues et brunes. En plus, les cadrages sont vraiment inhabituels et l’enfant que je suis n’a pas repéré tout de suite où se trouvaient doudou et Grenouille. Du coup, j’ai relu l’album plusieurs fois pour fouiller les dessins – ça marche donc ! Il faut bien regarder les grandes planches dont la mise en page est originale.
On se plonge donc dans cet univers de machines bizarres, avec force clés, boulons, boutons et manivelles en tous sens (je suis fan du Château dansle ciel). Il y a une vraie originalité dans l’utilisation d’une machine extraordinaire au service d’un doudou.
 Il y a des détails amusants et soignés : les outils pour tracer les lettres, un oiseau, le soleil…  Si la narration est plutôt classique (la ouature parcourt différents milieux à la poursuite de son ennemi), des mots bizarres et inattendus créent la surprise (je trouve ça plutôt réussi). J’ai particulièrement aimé les monstres marins – machines où les tentacules rouge vif se mêlent au métal.



Merci Balivernes.

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