La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



mercredi 14 janvier 2015

Y aura toujours une shott de prune pis un marteau pour toi icitte, pis j’te l’dis…

Loisel et Tripp, Magasin général, tome 4 : Confessions, 2008.

Retour à Notre-Dame-des-Lacs dans les années 1920.
Rappel des épisodes précédents : Marie est la jeune veuve qui tient le Magasin général (tome1) ; arrive Serge un gars de Montréal qui parle le français de la ville et ouvre un restaurant (tome 2) ; les hommes n’apprécient pas vraiment ce nouveau venu, tandis que l’on comprend que Serge n’épousera pas Marie, car il préfère les hommes (tome 3).
Dans ce quatrième volume, Marie tente encore d’approcher Serge et est toute perdue, sans bien comprendre la situation. Serge, lui, s’installe et fait sa place au village.
Le moment fort de l’album est la réunion entre Serge, le prêtre et Noël, le vieux bougon, qui passent d’abord leurs nerfs en tapant sur un marteau puis s’enfilent quelques verres de prune, afin de trouver la bonne idée qui va permettre à Serge de rester au village sans épouser Marie tout en coupant court aux racontars. Ces quelques pages sont parfaitement réussies, avec peu de dialogue, mais des cases très fortes et expressives, qui disent tout du désarroi et de l’amitié.
 De manière générale, cet album traite de l’intime, des détresses personnelles, d’un homme qui écrit des poèmes dans la solitude. La vie de village alterne avec la tristesse de Marie et avec le déroulement de la nature (on est au printemps). Ce rythme très particulier donne un grand charme à l’album. On retrouve toujours les termes du vieux québécois qui sont enseignés à Serge qui parle le français de France.

2 commentaires:

  1. Chaque fois que je vois un album de MG, je ronronne ! Il faut que je chronique le dernier reçu à Noël. C'était génial !

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    1. Je ne suis pas rendue à la fin de la série, moi, au rythme où je vais !

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