Le vent se lève ! . . . il faut tenter de vivre !
L'air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs !
Envolez-vous, pages tout éblouies !

Paul Valéry

jeudi 5 janvier 2017

La vie moderne est ainsi. On vit et on meurt à la vitesse du son.

Luis Sepúlveda,  trois nouvelles lues en VO.

Diario de un killer sentimental1996 (Journal d'un tueur sentimental).
Le narrateur de Diario de un killer sentimental est un tueur à gages professionnel, qui connaît toutes les règles de la profession, mais qui est perturbé par un chagrin d’amour. Nous le suivons au cours de sa dernière mission, sur les traces d’un jeune homme brillant dont nous découvrons peu à peu la personnalité. L’attrait principal du récit provient du contraste entre le professionnalisme froid du tueur et ses affres intimes qui le contraignent à se parler devant le miroir pour se donner de bons conseils. Le récit est également marqué par un certain comique de répétition grâce aux scènes avec les chauffeurs de taxi – que le tueur déteste tous.

Yacaré, 1996.
Dans Yacaré, nous suivons un détective au service d’une compagnie d’assurance suisse enquêtant à Milan sur la mort suspecte des dirigeants d’une entreprise de maroquinerie trafiquant les peaux d’un petit crocodile d’Amérique du Sud. Où l’on voit Sepúlveda amener les habitants d’une forêt tropicale au milieu de l’hiver glacé d’une ville européenne.
Ces deux textes ne présentent pas de difficulté majeure à lire et  permettent de découvrir plein de mots vulgaires ou familiers, la langue semble plutôt couler de source.

Y así, pasé la noche de aquel mal día sin abrir la botella, aunque sentía unas ganas terribles de emborracharme, hablando con la foto del tipo que tendría eliminar, porque, por muy corrnudo que sea, une profesional siempre es un profesional.

C’est ainsi que je passai la nuit qui suivit ce jour exécrable sans ouvrir la bouteille, même si j’avais une envie terrible de me saouler, parlant avec la photo du type que je devais éliminer, parce que, tout cocu qu’il soit, un professionnel reste toujours un professionnel. 



Historia de una gaviota y del gato que le enseñó a volar, 1996 (Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler)
 Ce court récit pour enfant est très connu. Il raconte comment une mouette se tue en se prenant dans une marée noire et parvient avant de mourir à confier son œuf à un gros chat d’Hambourg qui va devoir se démener, avec ses amis, pour assurer la survie du poussin (et lui apprendre à voler). C’est une histoire pour enfant, ce qui fait qu’elle est très facile à lire en espagnol. C’est surtout une belle histoire d’amitié entre des chats et un poussin mouette. Les humains ont naturellement le mauvais rôle, excepté quelques-uns, pour leur passion à détruire la planète. Chaque chat a sa personnalité (le vieux loup de mer jurant comme le capitaine Haddock m’a particulièrement plu). Une belle histoire.

Pero una promesa es une promesa y así, calentado por lors rayos del sol, se fue adormeciendo con el huevo blanco con pintitas azules muy pegado a su vientre negro.


Mais une promesse est une promesse et donc, chauffé par les rayons du soleil, il s’endormit avec l’œuf blanc moucheté de bleu collé à son ventre noir.

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