Le vent se lève ! . . . il faut tenter de vivre !
L'air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs !
Envolez-vous, pages tout éblouies !

Paul Valéry

lundi 27 mars 2017

Mes livres et moi

Trois livres édités au Québec
Vendredi et samedi, j’étais à la foire du Salon du Livre de Paris. Et alors ?

Un bémol : il y a de moins en moins d’éditeurs présents au Salon. Les petits éditeurs n’ont plus les moyens de se payer un stand ou alors doivent s’associer pour y parvenir. Les régions limitent ou suppriment leurs subventions : la palme est décernée à PACA qui n’avait tout simplement pas de stand cette année. D’autres régions qui prenaient tous les frais en charge auparavant demandent à présent aux maisons d’éditions de payer une participation. Et avec la réforme territoriale, les stands régionaux font toujours la même taille et n’ont pas doublé… Bref, gros bémol de ce côté-là.

Deux livres édités par La Fosse aux ours
Un dièse : J’ai vu beaucoup plus d’amis que les années précédentes ! Du coup, c’est plutôt un bon cru. Il y a les amis tout courts, Marie-Neige et Cécile. Et la bande de VendrediLecture ! Les meilleurs ! Le temps était trop court et je n’ai pas pu parler avec tout le monde, j’ai l’impression que tout est allé trop vite et pfiou ! Tout le monde a repris son train. Sinon, Actualitté a consacré un article à VendrediLecture qui affirme ses objectifs : « nous empiffrer et conquérir le monde » (je ne suis pas peu fière de cette formule) et Culturebox s’est livré à l’exercice délicat de l’entretien collectif en plein salon (et je ne suis pas peu fière de mon chapeau bleu). Ça, c’était vraiment joyeux, même si, encore une fois, j’ai l’impression de n’avoir pu parler avec personne.
Un Cubain et trois Argentins.
Et les livres ? Oui, parce que malgré les absents, j’ai trouvé de quoi me contenter en termes de "livres que l'on ne trouve pas dans les librairies" :
Deux livres des éditions La Fosse aux ours qui est un éditeur très mal distribué. J’ai pris Le Vin de la vie de Mario Rigoni Stern, auteur découvert récemment, et La Traversée des terres froides de Jean-Pierre Spilmont, un roman qui se déroule entre Toscane et Dauphiné au XIVe siècle.
Deux livres de chez Anacharsis, parce que j’ai un gros faible pour cet éditeur : La Taverne du doge Loredan d’Alberto Ongaro dont j’ai beaucoup aimé L'Énigme Ségonzac et Au jardin d’Éden de Jean de Marignolli (un franciscain du XIVe siècle qui a voyagé jusqu’à Ceylan) (et donc, c’est traduit du latin !).
de chez Anacharsis
Un petit ensemble « Amérique du Sud » avec deux livres édités par la Meet = La maison des écrivains et des traducteurs de Saint-Nazaire héberge des écrivains du monde entier en résidence et édite ensuite des textes bilingues. L’occasion de lire en espagnol ! J’ai choisi un auteur cubain, Raúl Aguiar, et un auteur argentin, Martín Felipe Castagnet. Deux autres auteurs argentins rejoignent la bibliothèque : Leandro Ávalos Blacha avec Malicia chez Asphalte (parce que j'avais aimé Berazachussetts) et Juan Filloy avec Op Oloop chez Monsieur Toussaint Louverture (c’est l’histoire d’un statisticien finlandais dans le Buenos Aires des années 30 et ça a suffi pour me plaire).
Trois livres édités au Québec, et donc introuvables dans nos braves librairies : Amun, un recueil de nouvelles d’auteurs autochtones dont Virginia Pésémapéo Bordeleau dont j’avais beaucoup aimé Ourse bleue ; Le Cimetière des abeilles d’Alina Dumitrescu et La Vie est d’hommage de Jack Kerouac – les écrits français de Kerouac édités par Boréal !
Et puis : Fuck America  d’Edgar Hilsenrath édité au Tripode (tout le monde a lu Le Nazi et le barbier, c’est bon ?) ; Royaume de vent et de colères de Jean-Laurent Del Socorro chez ActuSF parce que ça se passe à Marseille, pendant les guerres de Religion ; Hors du charnier natal de Claro édité par Inculte parce que voilà.

Le bureau et un chouette coussin

J'attends les amis !
 Et à part ça ? J’ai fini de peindre l’appartement. Un mur jaune pour la chambre, un mur bleu pour le bureau, des canapés neufs partout, une grotte pour héberger les amis et des plantes dans la cour. Je m’installe.

8 commentaires:

  1. Belle moisson ! J'ai adoré La taverne du doge Loredan...

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    1. Je me demande d'ailleurs si je n'avais pas lu ton billet.

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  2. Tu as dû rentrer bien heureuse et flagada !
    Ton coussin est tout mignon ! et j'aime le bleu gris du mur...

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    1. Heureuse et épuisée, oui. Et en effet cette couleur rend très bien.

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    1. Tu y es le bienvenu. En plus elle est juste à côté de la bibliothèque.

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  4. Un salon du livre original (c'est l'occasion de rencontrer certains éditeurs, oui)
    La taverne est dans ma PAL depuis des années...

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    1. J'y vais pour les amis et les éditeurs en effet.

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