Le vent se lève ! . . . il faut tenter de vivre !
L'air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs !
Envolez-vous, pages tout éblouies !

Paul Valéry

samedi 4 mars 2017

Musée du Petit Palais d'Avignon

Une balade en photos au musée du Petit Palais d’Avignon, le jour où, il y a quelques années, je testais mon tout nouvel appareil photo.

La collection du Petit Palais comprend un magnifique ensemble de primitifs italiens (= les œuvres qui ne sont pas encore pleinement dans la Renaissance, mais qui ne sont quand même plus du Moyen Âge), des splendeurs dorées, avec des personnages magnifiques… Pour en apprendre plus sur l'origine de cette collection, voici le lien.

Sélection arbitraire !
(j'ai pas pris la photo du cartel, donc je propose Les Lamentations sur le Christ mort)
Paysage schématisé, fond d'or, couleurs éclatantes, du rouge et de l'or partout, le corps du Christ si pâle sur cette splendeur.

Pas de légende non plus, mais ce sont des anges agenouillé(e)s devant une Vierge à l'enfant.
Alors d'abord le sol en marbre avec les veinures colorés et le dallage qui annonce la perspective géométrique de la Renaissance. Le dessin tout en sobriété des deux anges avec leurs pieds dissimulés sous le tissu blanc, leurs toutes petites ailes colorées et leurs bouclettes.

Détail du Christ à la colonne de Liberale da Verona, 1476-1487, huile sur bois.
 Se taire et regarder les cheveux blonds-roux-dorés, les larmes comme du cristal, l'expression magnifique avec cette ligne des sourcils, la bouche qui se tord et qui montre les dents...



Une série de panneaux dus au Maître des Cassoni Campana, illustrant les Amours de Pasiphaë (1510-20). Sur le panneau du haut, au premier plan, Pasiphaë nourrit le beau taureau blanc, tandis qu'à l'arrière-plan Poséidon aide la reine à entrer dans le corps de la vache en bois construite par Icare. Sur le panneau du bas, Thésée en armure médiévale tue le Minotaure, au centre du Labyrinthe. Ariane et Phèdre sont assises à l'entrée (mais elles se situent dans la suite de l'histoire).
Claudia Lucia a consacré un billet à cette série de peintures.


Urbani Ludovico, Le Calvaire, 1466-1493.
Pour finir, un très beau Saint Jean, assis au pied de la Croix, la tête dans la main. Costume à broderies d'or, vêtement rose, boucles blondes, auréole d'or, mais il n'est que tristesse.

(je suis très contente de mon appareil photo)

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