Le blog a donc passé quelques billets à Ravenne.
J’y ai passé une journée et demie en avril. J’en rêvais depuis longtemps. Ces mosaïques ont 1500 ans, mais la fraîcheur de leurs couleurs, la netteté de leur dessin, leur éclat leur donnent une présence unique. Elles se tiennent là, devant nous, avec toute leur immédiateté et leur évidence. Le passage des siècles ne se voit pas, sinon dans leur étrangeté. Que nous sommes loin des représentations médiévales ou des peintures issues de la Renaissance, dont nous avons davantage l’habitude. Elles sont étranges et étrangères, venues intactes depuis un autre temps.
| La voûte aux canards de la Chapelle Sant'Andrea |
Arrivée un mercredi après-midi, je bois un café, accompagné d’un sandwich, et je m’installe. Il convient de caler certaines visites, car quelques sites sont de très petite taille et le nombre de visiteurs y est limité. La dame qui s’en charge parle uniquement italien, mais nous y sommes arrivées à force d’efforts.
Première visite. Petit tour en ville, glace à la noisette, achat de baci et de ravioli. La ville est agréable, bâtie en briques, avec de nombreuses places, assez petite. Il est plaisant de s’y promener. Elle héberge aussi la tombe de Dante et des églises qui ne sont pas classées à l’Unesco, mais qui ne doivent pas être laides.
| Ravenne en brique |
Le lendemain, journée complète. J’enchaîne les monuments les uns après les autres, tout en essayant de prendre le temps et l’attention nécessaires pour chacun d’eux, en me disant qu’il va falloir se rappeler de tout, de l’ambiance des lieux, de l’effet produit. Je glisse aussi un cappuccino ici, un café là, une glace, une pizza…
J’ai repéré une excellente boulangerie, avec des gâteaux traditionnels. Je craque notamment pour un amor polenta, un gâteau polenta et amande, englouti joyeusement. J'ai noté la recette et j'en ai refait (avec quelques gouttes de liqueur d'amande), c'est un gâteau très réconfortant.
Les portes de Ravenne sur le tracé de l'ancien rempart.
Le lendemain, dans le train, cap sur Parme.
J’y étais déjà passée il y a quelques années, mais dans des conditions moins agréables (moins de temps, pluie…) et j’avais donc très envie de pouvoir y séjourner plus longuement.
Deux jours et demi pour un séjour privilégié après Ravenne qui m’en avait mis plein la vue. Ici, c’était moins inhabituel, on est dans la peinture occidentale et l’Émilie-Romagne. Alors ?
| C'est toujours l'Italie du Nord, c'est toujours la brique |
Le programme de Parme :
- Dégustation de glace à la noisette ;
- Achat de risotto et de polenta rustique, de bresaola et de fromage, de caponata et de conserves – la région s’enorgueillit de son agriculture alimentaire ;
- Visite du baptistère, de la cathédrale et de quelques églises supplémentaires. Visite de la fondation Stuard (dispensable) et de la Pilotta, immense palais ducal abritant une bibliothèque, un théâtre, plusieurs musées (mais pas de café !) ;
- Balade dans le parc avec ses étendues d’herbes ouvertes, accessible jusqu’à minuit ;
- Au bord de la rivière Parma les hérons et les aigrettes pêchent, les corneilles mantelées enquiquinent les canards et les merles furètent avec ardeur.
- Point de chartreuse ni de violettes ni de jambon.
| Il y a un musée Boldoni - oui, comme la police, car monsieur Boldoni avait son atelier à Parme. |
Ici j’achète une sbrisolona, un gâteau aux amandes qui s’émiette, mais qui arrivera intact à Marseille.
Je repars le lundi alors que la pluie commence à tomber. C’est parti pour 12 heures de trajet.
Vous avez déjà eu les billets de Ravenne et je vous proposerai deux billets parmesans.
Addendum sans aucun rapport : Avis de lecture commune ! Le 30 juillet, Ingannmic et moi-même vous proposons de lire un titre au choix de William Faulkner. Si vous êtes tenté, mais ne savez pas quoi lire, n'hésitez pas à aller fureter sur la page "Tous les auteurs" à la lettre F.
La recette avec polenta et amandes (j'ai ça dans le placard) ne mène pas à une page, je suis contrite dès le matin...
RépondreSupprimerPour Faulkner, oui oui, faut que j'y pense... ^_^
Arhg ! Je corrige, la voici, la voilà https://www.rtl.fr/actu/sante/amor-polenta-la-recette-sans-gluten-du-traditionnel-gateau-italien-7793842959
SupprimerIl faut plutôt de la farine de maïs que de la véritable polenta, c'est plus fin, et ça cuit mieux.
Nous comptons sur toi pour Faulkner.