La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



samedi 13 juin 2026

Le baptistère de Parme

 
Le blog est à Parme. Première visite pour un glacier pour le baptistère, car cetédifice de la fin du Moyen Âge est remarquable.
La cathédrale et le baptistère

Ce bâtiment est l’oeuvre de Benedetto Antelami. Les travaux ont duré de 1196 à 1270 (mais on a commencé à y baptiser dès 1216).
Le plan au sol est octogonal. Si le matériau local est majoritairement la brique, les murs extérieurs sont plaqués de marbre rose de Vérone, dans lequel des loggias placent leur ombre. L’extérieur allie régularité et grandeur aux motifs décoratifs du gothique, avec les pinacles au sommet et une frise de 75 petits bas-reliefs carrés qui fait tout le tour.
Cette couleur claire renvoie la lumière de façon saisissante.
Quelle silhouette inimitable !


Trois portails avec tympan sculpté permettent d’entrer.
À l’intérieur, petit effet wahou avec ce décor qui s’élève du sol au plafond (impossible à photographier à moins de se coucher sur le dos, je suppose).


Les fonds baptismaux en place ne sont pas d'origine.



En haut, des arcs brisés délimitent 16 compartiments, mais en réalité ils ne semblent pas être d’origine et les fresques de la voûte devaient donc apparaître davantage unifiées. Ces arcs se prolongent jusqu'au sol grâce à de minces colonnes, ce qui permet d'avoir autant de chapelles distinctes au niveau du sol.


Au niveau inférieur, des tympans coiffent chaque chapelle mais à l’origine il semble qu'ils n'étaient pas aussi nombreux.


L’ensemble dégage une impression d’unité et de diversité. Unité de l’époque et de la réalisation. Le spectateur est enveloppé entièrement, de haut en bas, dans un univers commun et harmonieux. Il tourne, tourne, la tête en l’air, inlassablement.
Mais variété, car tout n’est pas homogène. Certaines scènes sont mieux conservées que d’autres, ou plus facilement compréhensibles. Les sculptures connaissent des variations. Les siècles ont laissé leur empreinte. Le spectateur reconnaît certaines iconographies, est plus hésitant pour d'autres. Il laisse son regard errer sur les murs jusqu'à en avoir le tournis.


Et là il y a ça, et encore là, et là regarde...

Tout le programme iconographique se trouve sur Wikipedia.
La semaine prochaine, un peintre de Parme.

2 commentaires:

  1. Pa de moutons semble-t-il, ou je n'ai pas bien vu. Toujours aussi fabuleux. Et ces loggias qui reviennent à l'intérieur aussi, très chic.
    (cote Faulkner je me lance dans une expérience, on verra)

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    1. Oh il y a un agneau, mystique, sacré, innocent, sacrifié...
      Oui les loggias apportent une rythme à l'édifice, elles jouent un rôle essentiel (et elles permettent la circulation des personnes).
      J'espère que l'expérience sera décisive !

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