La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



samedi 29 août 2026

Retour de vacances, retour d’Angleterre

 

Retour de vacances, retour d’Angleterre. Ce n’est pas la première fois. Je suis désormais incapable de compter mes voyages outre-Manche ; je sais en revanche que j’y retournerai en janvier.

Envie de verdure et de fraîcheur – ça a totalement foiré.

Envie, 10 ans après, de revenir dans le Kent et d’y passer plus de temps.

Le Kent ? Le Kent, Garden of England. Il s’agit de la région située au sud-est de Londres. En 2016, c’était mon premier voyage en dehors de Londres et d’Oxford, en dehors des villes donc. Je voulais voir des jardins anglais. À l’époque, je ne connaissais pas grand-chose de l’Angleterre, je m’étais organisée surtout en fonction du Guide vert : deux nuits à Canterbury, trois nuits à Royal Tunbridge Wells et deux nuits à Douvres. Je n’étais pas très au point sur les transports en commun et sur ma capacité à trouver les châteaux dans la campagne.

Ce fut un émerveillement, une découverte enchantée. Le National Trust, les possibilités de circuler dans les champs et dans les prés via des footpaths reliant une gare à un village, les incroyables jardins… les transports en commun avec des toilettes gratuites et propres dans les gares et dans les trains, les mûres que l’on peut cueillir tous les jours. J’étais conquise. Et j’ai nourri depuis l’envie d’y revenir, d’y passer plus de temps, pour mieux profiter et visiter ce que j’avais alors négligé.

J’ai attendu car je savais que la région est chère, très touristique, et assez chaude – pas facile de rivaliser avec le Yorkshire.

Je me suis décidée pour cet été 2026.

Dans les rues de Canterbury

Sauf que cette année, j’avais envie de villégiature, de me poser 10 jours sans faire, défaire et refaire la valise. J’ai donc naturellement choisi Canterbury.

Sauf que… un point de géographie s’impose. Le Kent est la région de la pointe Est de l’Angleterre, celle qui est entourée par la mer de trois côtés. Les châteaux et les incroyables jardins ne se trouvent pas là, mais plutôt dans le Sussex, voire l’Essex – le centre du pays, comme m’a dit un local – ce qui explique qu’ils soient plus accessibles depuis Tunbridge Wells que depuis Canterbury.

Sauf que cela n’aurait pas été aussi gênant sans l’irruption d’une invitée totalement malvenue, j’ai nommé la chaleur. À cause d’elle, je suis arrivée épuisée comme jamais, l’herbe était rase et jaune pâle, les pommiers perdaient leurs fruits du fait de la sécheresse, se promener dans la campagne était un enfer et attendre le bus une corvée. La chaleur a complètement gâché ces vacances et pesé sur mon moral, parce qu’on ne parle pas de chaleur, mais de changement climatique et je ne vois aucune mesure prise pour enrayer le mouvement. À vrai dire, j’en sors assez déprimée.

Ce qui ne m’a pas empêchée de voir de belles choses et de découvrir des paysages. Mais il y aura un seul jardin.

Les beaux murs en silex

Concrètement ?

Le voyage aller s’est déroulé sans problème. Un premier TGV jusqu’à Paris, puis l’Eurostar avec mon Tupperware et ma petite salade. Arrivée à Londres, je prends le temps d’acheter le thé que je boirai pendant mes vacances et je me dirige vers le train suivant. Canterbury est desservi depuis plusieurs gares londoniennes (au moins 4), mais depuis Saint-Pancras ce sont des trains express, qui mettent seulement une heure (et moi, je n’ai pas eu besoin de reprendre le métro pour changer de gare, c’est moins fatiguant). Vendredi 16h, tous les londoniens qui s’apprêtent à passer le week-end à la campagne ou au bord de la mer sont à bord. C’est le foutoir, mais tout le monde fait preuve de patience, sans crier.

À Canterbury je gagne mon logement. Excellente surprise cette année. La location touristique ne prend pas la place d’un logement pour un habitant puisqu’il s’agit d’un ancien wagon, situé au fond d’un jardin, et aménagé en studio cosy. Il y a un petit jardin fréquenté par un rouge-gorge et des merles, des écureuils et un renard ( je leur ai mis de l’eau dans un plat pour qu’ils puissent boire). Idéal pour une villégiature bourgeoise.

Début des visites la semaine prochaine sur le blog !

Gâteau noix et café ; soda chimique à la rhubarbe


22 commentaires:

  1. J'ai hâte de suivre ton périple, d'autant que cette région d'Angleterre me tente depuis un bon bout de temps. J'ai l'impression, malheureusement, que ton escapade estivale a été bien plus chaude que la mienne (28-30 à Gdańsk les jours les plus chauds; 22-23.autrement, un vrai temps... britannique !)

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    1. Il y a eu 34 degrés pour au moins trois journées, c'était vraiment accablant, même si beaucoup plus supportable qu'à Marseille.

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  2. Merci pour les détails pratiques!
    Je suis allée à Canterbury il y a un bout, il faisait déjà plus de 30 degrés, mais juste agréable, normal, quoi. J'ai rencontré des Gallois cette année, là bas aussi été très très chaud...
    (je vais partir quelques jours, dans un coin qui connait actuellement 41 degrés)(pourvu que ça baisse)(cela va gâcher le plaisir de la balade, tu confirmes)

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    1. Le sujet, ce n'est pas "telle année j'ai eu telle température", mais la nouvelle norme. Marcher par 34 degrés, ce n'est pas possible.

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  3. Même "déception" pour ma première semaine de vacances dans le Jura, où nous étions partis chercher la fraîcheur.. températures montant jusqu'à 39 °c, champs complètement jaunis, cascades à sec... ça s'est arrangé la 2e semaine, mais oui, entre les canicules et les incendies, l'été a été déprimant..

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    1. Franchement reprendre le boulot dans ces conditions, c'est difficile.

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  4. Je suis impatiente de lire la suite, j'adore les récits de voyage.

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  5. Je suis sûre que tu vas quand même nous présenter de belles découvertes ... Et j'espère que tu as retrouvé quand même un peu d'enchantement !

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    1. Oui heureusement j'ai un esprit naturellement positif.

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  6. La marseillaise a eu chaud en Angleterre. C'est un comble! Sympa le wagon, cela fait roulotte! J'attends la suite....

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    1. La Marseillaise était épuisée par les presque trois mois qui ont précédé aussi.

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  7. J'aimerais beaucoup me rendre en Angleterre un de ces jours, d'autant que la destination est pratique pour la phobique de l'avion que je suis. Désolée que la chaleur ait joué les troubles-fête même si tu sembles avoir passé un bon séjour dans un cadre qui avait l'air d'avoir du charme.

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    1. Oui le logement et le Kent sont plein de charme.
      Heureusement en Europe on peut aller à plein d'endroits en prenant le train, c'est un grand confort.

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  8. Mon commentaire n'a pas l'air d'être passé mais en gros c'était: je compatis! Et j'attends tes billets anglais.

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    1. C’est passé, et faut que je prépare les billets.

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  9. Oh, quelle coïncidence, nous devions y être presque en même temps (et qui sait, je suis peut-être sur une de tes photos ah ah) ! J'ai passé deux semaines logée à Canterbury, avec quelques jours de chaleur pénible, mais la plupart du temps on était autour de 25 degrés, ce qui était bien plus supportable que ce que j'avais connu en juin-juillet en France et à Londres. En revanche, les jardins étaient complètement grillés, c'est très triste... J'ai hâte de lire tes billets qui vont clairement me replonger dans mes vacances !

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    1. Mais moi j'ai eu 34 pendant plusieurs jours ; quel est ton secret ? Et pourtant c'était moins élevé que chez moi, surtout la nuit.

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  10. J'y étais du 15 au 30, peut-être que tu y étais un peu avant, au moment d'une vague de chaleur plus importante ? Autre point : nous avions notre voiture donc évidemment, je n'ai pas subi l'attente torride aux arrêts de bus, le ressenti est forcément différent. Et nous avons programmé nos journées en bord de mer sur les journées les plus chaudes pour avoir plus d'air et nous baigner (par des températures très agréables mais d'autant plus inquiétantes côté changement climatique). Les seules journées vraiment dures se sont passées à la campagne, dans les jardins de Goodnestone et pour une mini-rando autour de Wye (vue splendide sur la vallée). Soleil de plomb et pas un souffle d'air, contrairement à Canterbury, que j'ai trouvée agréablement ombragée et aérée.

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    1. Au bord de la mer, c'est supportable, il y a de l'air, mais ça cognait sacrément quand même.
      En effet, j'y étais avant toi et le temps a commencé à changer à ce moment là (petite pluie dans la nuit du 16 au 17), tu as eu plus de chance que moi.

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