La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



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jeudi 10 mars 2016

Il y a un fantôme au Louvre !

Arthur Bernède, Belphégor, 1927, édité par Les Éditions de Londres.

Un roman au titre très connu, bon comme un feuilleton !

Au début du roman, un fantôme s'introduit dans la salle du musée du Louvre où est conservée la statue du dieu Belphégor. Course-poursuite, gros titres dans la presse et enquête des meilleurs inspecteurs de police. Le reporter Jacques Bellegarde et le détective Chantecoq (et sa charmante fille Colette) sont également de la partie.

Aussitôt, et nous verrons par la suite combien il avait deviné juste, il s'était dit que cette affaire, qui débutait d'une façon si étrange, était appelée à un grand retentissement...et il s'était mis en tête d'élucider ce troublant mystère, en marge de la police.

Ce roman se lit décidément avec grand plaisir. Le rythme est enlevé et les péripéties nombreuses. Le lecteur est quelquefois en avance sur les personnages, mais certains éléments peuvent lui être dévoilés avec retard, pour maintenir sa curiosité. La résolution de l'énigme se fait progressivement (et n'a rien de très vraisemblable). Si Bellegarde est un peu falot, Chantecoq et Colette sont assez réussis. Les personnages secondaires, notamment les complices du fantôme, ont une existence propre. Comme dans les romans de Maurice Leblanc, les déguisements sont nombreux et permettent des situations cocasses. Le couple Papillon est plus particulièrement chargé d'apporter un contrepoint comique à l'intrigue policière.

Humour de l'onomastique : les chiens de garde s'appellent Pandore et Vidocq.


Depuis le matin, le musée du Louvre, à l'exception de la salle des Dieux barbares , dont les portes avaient été hermétiquement closes, avait été rouvert au public qui, naturellement, s'y était précipité, dans l'espoir, d'ailleurs vain, d'y apprendre ou d'y voir quelque chose. Le mystère, en effet, demeurait impénétrable.