Arthur Bernède, Belphégor,
1927, édité par Les Éditions de Londres.
Un roman au titre très connu, bon comme un feuilleton
!
Au début du roman, un fantôme s'introduit dans la
salle du musée du Louvre où est conservée la statue du dieu Belphégor.
Course-poursuite, gros titres dans la presse et enquête des meilleurs
inspecteurs de police. Le reporter Jacques Bellegarde et le détective Chantecoq
(et sa charmante fille Colette) sont également de la partie.
Aussitôt, et nous verrons par la suite combien il avait deviné juste, il s'était dit que cette affaire, qui débutait d'une façon si étrange, était appelée à un grand retentissement...et il s'était mis en tête d'élucider ce troublant mystère, en marge de la police.
Ce roman se lit décidément avec grand plaisir. Le
rythme est enlevé et les péripéties nombreuses. Le lecteur est quelquefois en
avance sur les personnages, mais certains éléments peuvent lui être dévoilés
avec retard, pour maintenir sa curiosité. La résolution de l'énigme se fait
progressivement (et n'a rien de très vraisemblable). Si Bellegarde est un peu falot,
Chantecoq et Colette sont assez réussis. Les personnages secondaires, notamment
les complices du fantôme, ont une existence propre. Comme dans les romans de
Maurice Leblanc, les déguisements sont nombreux et permettent des situations
cocasses. Le couple Papillon est plus particulièrement chargé d'apporter un
contrepoint comique à l'intrigue policière.
Humour de l'onomastique : les chiens de garde
s'appellent Pandore et Vidocq.
Depuis le matin, le musée du
Louvre, à l'exception de la salle des Dieux barbares , dont les portes
avaient été hermétiquement closes, avait été rouvert au public qui,
naturellement, s'y était précipité, dans l'espoir, d'ailleurs vain, d'y
apprendre ou d'y voir quelque chose. Le mystère, en effet, demeurait impénétrable.