J’ai vu le film de Théo
Angelopoulos, L’Éternité et un jour (1998).
Le personnage principal,
Alexandre vêtu de son grand pardessus gris, doit quitter la maison au bord de la mer
où il a vécu toute sa vie avec sa femme. La maison a été vendue et on comprend
progressivement qu’il doit entrer le lendemain à l’hôpital, pour y mourir.
C’est son dernier jour. Il est poète et vit en prenant des mots aux autres.
Pour cette dernière journée, il erre aux côtés d’un petit garçon
réfugié, venu d’Albanie, qu'il a pris sous son aile.
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| Photo provenant de toutleciné |
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| Photo provenant d'artevod |
Le film est très poétique. Il est
lent et les images sont soigneusement équilibrées, ce qui produit une
impression de silence et de calme alors que nous sommes portés par la très belle musique d'Eléni Karaïndrou. Dans la variation de gris, des silhouettes
se détachent brutalement (celle d’un poète du XIXe siècle, un drap à
la morgue), comme un peu de surnaturel. Les deux personnages principaux sont
très réussis, au visage expressif et au regard troublant. J’ai été émue par
l’errance de ce vieil homme, incarné par Bruno Ganz.
Le billet de Myriam qui parle très bien de ce film. Le pari hellène.
Le billet de Myriam qui parle très bien de ce film. Le pari hellène.


