La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



mercredi 21 septembre 2011

Avec une grenouille. On la gonfle, on attache l'oeil en dessous et on remorque le tout.

Donjon. Monsters. 2. Le Géant qui pleure. Scénario : Joann Sfar et Lewis Trondheim. Dessins : Jean-Christophe Menu. Couleurs : Walter. Paris, Delcourt, 2001.

(aujourd’hui, Nathalie découvre l’eau tiède)

Cela faisait un paquet d’années que je voulais lire des épisodes du Donjon ; je suis enfin passée à l’acte la semaine dernière. Et je ne regrette pas évidemment la découverte de cette série de bandes dessinées.
Des héros improbables et ridicules qui partent dans des quêtes au but insignifiant et qui y parviennent sans trop l’avoir fait exprès. Une parodie baroque des univers d’heroic fantasy, avec un gardien, des dizaines de personnages, des monstres et des magiciens, des trucs et des machins.
Ici Alcibiade, oiseau magicien du Donjon, possède un œil appartenant au géant Biscara. Or cet œil se met brusquement à pleurer, inondant ainsi la construction. Il faut donc partir soigner le chagrin du géant. Une bête histoire d’amour : Biscara est amoureux de Sonia, qui le repousse« Bin, c’est comme la chiasse, ça se soigne et on s’y connaît très bien. Montrez-nous la femme, qu’on la rende amoureuse ».
Les tours de magie sont foireux, la belle emprisonnée dans son château s’envoie en l’air avec des inconnus pendant que son légitime épluche les patates, on peut gonfler un hérisson pour en faire un ballon, le papillon fait « pout pout », etc. C’est drôle, irrévérencieux et barré. Cela fait du bien. Et il y a des dizaines de volumes, quel bonheur !


Le site de références : Les murmures du donjon

2 commentaires:

  1. Cette BD a l'air très amusante effectivement :)

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  2. Il y a une trentaine de volumes, il faut piocher dedans. À noter que ma bibliothèque l'a placée au rayon "jeunesse".

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