La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



jeudi 20 juin 2013

Un secret sans confident est une maladie mortelle.


George Sand, Les Dames vertes, 1857, lu chez Numeriklivres.

Un petit roman de Sand très habilement conçu, qui trompe totalement son lecteur.
L’histoire prend place juste avant la Révolution, à un moment où la coupure entre la noblesse et les roturiers existe encore en s’amenuisant doucement. Le narrateur est un jeune avocat à la tête rêveuse. Il se rend chez une riche cliente, qui a besoin de ses services pour un procès. La dame est très séduisante…. Mais il faut ajouter à cela une chambre hantée par trois dames vertes, délivrant des prophéties. Et une fontaine de la Renaissance, sculptée par Jean Goujon, dont les motifs sont extraordinaires. Oui. Mais ce n’est pas du tout ce que vous croyez. Et je n’en dirai pas plus.

Goujon, Relief provenant de la fontaine des Innocents
1549, musée du Louvre, image M&M 
C’est un roman où Sand s’amuse avec une intrigue bien faite. Elle mêle l’esprit voltairien et philosophe au romantisme, et à son goût pour le mystère. Ce goût pour les lignes du XVIe siècle et de Goujon et cette capacité des objets du passé à susciter une atmosphère est bien propre au XIXe siècle. On a une atmosphère de douce merveille dans un conte très simple.
Je l’ai un peu dévoré.

C’était la mode prendre les choses fantastiques, non par leur côté artiste, mais leur côté ridicule. On était tout frais fier de ne plus donner dans les contes de nourrice, dans les superstitions de la veille.


L'avis de Cleanthe, de Maggie, de Vivirt et de George. Une nouvelle participation au challenge George Sand de George



6 commentaires:

  1. cela me dit bien! Cela marche aussi sur un Kindle?

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  2. Je le suppose puisque Numeriklivres vend des ebooks sans DRM pour bloquer l'accès. Fais-toi plaisir !

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  3. Je ne connais de George Sand que ses romans champêtres. il faut que je découvre le reste.

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  4. J'en lis lentement, mais c'est tellement vaste !

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  5. J'ai adoré ce petit récit méconnu de George Sand.

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  6. En effet Cléanthe, j'ai vu que toi aussi, tu avais aimé.

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