La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



lundi 23 septembre 2013

Peu importe qu’il se montre ; il nous domine déjà.


Arnaud Devillard, Grizzly Park, Le Mot et le reste, 2013.

En 2011 je lisais Rick Bass et découvrait sa quête des traces des derniers grizzlys du Montana. J’en avais fait une lecture émerveillée, découvrant un autre monde.
En 2012 je lisais Doug Peacock, personnage apparaissant chez Bass, ancien du Viêt-nam, incapable de réinsertion, devenu spécialiste des grizzlys, se battant pour leur protection, en désaccord avec les directions des parcs nationaux.

Image Wikipedia
Devillard est un peu comme moi : journaliste français ayant lu Bass et Peacock. Mais en plus, fasciné par les grands espaces américains. Avec sa copine, ils partent un mois pour randonner dans les grands parcs nationaux, sur les terres du grizzlys. On a affaire ici à quelqu’un de tout à fait normal : il aimerait voir un ours, ce doit être fascinant, il est terrifié de rencontrer un ours et de se faire tuer, il respecte les consignes de sécurité des rangers mais photographie bisons et marmottes… Et s’il campe, le soir c’est bière et pizza. C’est donc une version tout à fait accessible du mythe du grizzly. Devillard commente le mode de vie américain, les voitures, les musiques, les touristes, les rangers, l’histoire de la région, avec humour et sympathie. C’est écrit sans aucune prétention mais cela donne envie d’aller faire un tour là-bas. Le livre a aussi le mérite de mettre le citoyen ordinaire en face de ses contradictions face à la nature sauvage et j’ai donc passé un très agréable moment.

Nous avons à peine commencé d’avancer sous les pins que deux biches jaillissent devant nous. Silhouettes fines et gracieuses, elles fendent les taillis pour disparaître derrière des branchages entremêlés en contrebas. Je suis toujours surpris par la capacité de ces animaux d’allure si fragile à pénétrer l’épaisseur des sous-bois. Leur pas rapide et pressé semble traduire une frayeur permanente risquant de causer à tout moment un faux mouvement. Ce n’est bien sûr jamais le cas.

Bon pour le challenge Totem de Lili.





2 commentaires:

  1. Merci pour cette participation !
    Et si tu manques de lectures oursonnes, va sur la boutique pri...ter de mon boulot, tape "ours" dans la barre de recherche et voilàààà ! ;)

    RépondreSupprimer

Les commentaires sont libres mais ça empêche pas chacun d'être responsable de ce qu'il/elle écrit (ou, comme le dit une amie, "Ce n'est pas une raison pour faire les cons").