La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



mardi 10 décembre 2013

Pas de panique ! Sur une autre Terre, c’est déjà arrivé.


Terry Pratchett et Stephen Baxter, La longue terre, 2012, traduit de l’anglais par Mikael Cabon, paru en France chez L’Atalante, 2013.

Un livre prometteur mais décevant.
Le récit : un scientifique découvre un jour que la Terre est entourée par une multitude de Terres identiques, mais où l’homme est inconnu. Une infinité de planètes à explorer. Pour passer d’une Terre à l’autre il faut un appareil tirant son énergie d’une pomme de terre. Nous suivons le voyage d’exploration de Sally et Josué qui savent passer sans appareil, en compagnie de Lobsang, un ancien moine tibétain réincarné en super ordinateur, à bord d’un dirigeable nommé Mark Twain.

Vous l’avez compris, l’idée est fascinante. Toutes ces terres représentent des étapes antérieures ou avortées de l’évolution : y vivent des plantes et animaux disparus ou n’étant pas apparus sur notre bonne vieille terre, certaines planètes n’ont pas connu l’extinction des dinosaures, toutes ne connaissent pas le même stade de la dérive des continents, période glaciaire, forêt tropicale, océan recouvrant tout… Il y a plus de planètes que d’êtres humains et une foule de pionniers se lance dans une nouvelle vie. Il y a aussi des humanoïdes à différents stades de l’évolution. Ce roman est un hommage un peu fou à Darwin.
Mais… je me suis ennuyée. Il n’y a pas de vraie narration, on passe d’un monde à l’autre et puis voilà. Certes, on trouve des allusions à des musiques, à des films, des tas d’éléments font sourire mais cela reste assez plat.

-       Attendez, fit Josué, êtes-vous en train de nous dire que vous avez déjà vu un éléphant violet ?
-       Pas exactement. Dans une certaine Afrique, remarquez, il existe une espèce de pachyderme qui maîtrise à la perfection l’art du camouflage. Dans la Longue Terre, on finit toujours par trouver à peu près tout ce qu’on peut imaginer.

2 commentaires:

  1. Pourtant, ton titre accrocheur était tentant.

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  2. C'est une citation : il y a des tee-shirts avec ce slogan !

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