La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



mercredi 17 juin 2015

Ces trois petits riens de rien du tout, à peine 1+1+1 sortis d’on ne sait où.

 Michaël Escoffier et Kris Di Giacomo, Trois petits riens, 2013, chez Balivernes.

Trois petits riens sont un peu tristes d’être abandonnés au milieu du chemin. Un gros chien leur propose de faire le tour du monde et les voilà rendus chez Alice qui a perdu son doudou. « C’est rien », lui disent ses parents exaspérés. Heureusement, les petits riens vont s’unir pour sauver le monde (et retrouver le doudou).


L’histoire est très mignonne et joue sur le terme « rien » : trois fois rien, rien du tout, les petits riens de la vie, ce qui est très poétique. L’album rappelle que le plus infime est parfois aussi le plus important et que l'on a beau être petit, on a quand même la force pour agir.
Mais la vraie réussite, ce sont les dessins. Des dessins schématiques, comme si certains motifs étaient découpés à grands coups de ciseaux dans du papier kraft. C’est simple et expressif. Les petits riens ont un grand nez, des jambes bâtons et des yeux crayonnés. Enfin, le traitement est varié entre un doudou hâtivement crayonné, des personnages dessinés sur du papier à carreaux ou une grosse tache d’encre de Chine. Cela fait toute la richesse de l’album. L’apparente simplicité chromatique (beaucoup de gris, de bruns, de verts) permet à un récit plein de poésie et de beauté de s’exprimer.


Un autre album où un enfant retrouve son doudou (avec une machine extraordinaire).



Merci à Balivernes pour cette lecture !


Difficile de ne pas penser à Gainsbourg.

2 commentaires:

  1. Je note, je pense que ma fille pourrait aimer !

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    1. C'est un livre original, pas sucré ni mignon, mais touchant pourtant.

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