Le vent se lève ! . . . il faut tenter de vivre !
L'air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs !
Envolez-vous, pages tout éblouies !

Paul Valéry

lundi 28 décembre 2015

Tant qu’il y a du lait, il y a de l’espoir.

Neil Gaiman, Par bonheur, le lait, traduit de l’anglais par Patrick Marcel, texte de 2013, paru illustré par Boulet en 2015 Au diable vauvert.

Un roman jeunesse qui permet d’ouvrir un intermède de joyeuse fantaisie dans le cours des jours.

Un père part à l’épicerie acheter du lait pour le petit-déjeuner de ses enfants. Il est un peu long à revenir. C’est qu’il lui en est arrivé de belles ! Il y a d’abord eu les extraterrestres, puis un stégosaure dans un ballon dirigeable, la fin du monde évitée de justesse, sans oublier ni les pirates ni les piranhas. Heureusement, le père avait la bouteille de lait avec lui.
Vous l’avez compris, ce court roman est un hymne aux romans d’aventures, de SF et de pirates, à l’univers de l’enfance et des grands enfants. Le père raconte son histoire et les enfants l’écoutent, à moitié goguenards et à moitié quand même impressionnés – par la performance ou les faits. Les jeux de mots et clins d’œil abondent pour le lecteur.
Les dessins de Boulet sont indissociables du texte de Gaiman. Il excelle dans tous les monstres et dinosaures et mêle heureusement aventures et détails contemporains. Un trait noir et fin, des hachures, un crayonné rapide, une abondance de détails, tout comme le récit de Gaiman se remplit de petits faits très précis.
Il s’agit donc de jouer sur les topos des romans d’aventure, topos dénoncés, moqués, mais attendus avec impatience. C’est ainsi que les pirates semblent avoir très mal lu Peter Pan.


- Nous aimons bien les flamants roses en plastique. Nous estimons que c’est la plus haute et la plus belle forme d’art que la planète Terre ait atteinte. Et puis, ils sont plus propres que des arbres. Nous allons également remplacer les nuages par des bougies parfumées.
- Nous aimons bien les bougies parfumées, aussi, a expliqué un autre individu gloubonneux, qui donnait l’impression d’être essentiellement constitué de morve.


Merci Babelio et le DiableVauvert pour cette lecture.

Avis de Noukette et d’Antigone.

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