Le vent se lève ! . . . il faut tenter de vivre !
L'air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs !
Envolez-vous, pages tout éblouies !

Paul Valéry

mercredi 10 février 2016

C’est le Christ qui monte au ciel mieux que les aviateurs.

Apollinaire, La blanche neige, poème paru dans le recueil Alcools, 1913.

Les anges les anges dans le ciel
L’un est vêtu en officier
L’un est vêtu en cuisinier
Et les autres chantent

Bel officier couleur du ciel
Le doux printemps longtemps après Noël
Te médaillera d’un beau soleil
D’un beau soleil

Le cuisinier plume les oies
Ah ! tombe neige
Tombe et que n’ai-je
Ma bien-aimée entre mes bras

Gravure de Kuniyoshi. Faites attention, comptez bien le nombre de pieds ; il y a un enfant là-dessous. Et n'oubliez pas : c'est de la gravure sur bois.

8 commentaires:

  1. Poème et illustration sont très beaux !

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  2. Petit et fort bonheur du soir . Gracias por todo

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    1. Il faut remercier le poète et l'artiste.

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  3. J'ai le recueil de poèmes d'Apollinaire à portée de mains. Je vais le relire, tiens. Merci.

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    1. Il faut en relire des petits passages de temps en temps.

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  4. De ce poème je ne me souvenais plus que de la dernière strophe : "Le cuisinier plume les oies
    Ah ! tombe neige
    Tombe et que n’ai-je
    Ma bien-aimée entre mes bras"

    Et que j'aime ce rythme et ces sonorités et l'image qu'il en naît..

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