La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



samedi 4 juin 2016

Frappera-t-il à ma porte un beau matin ?

W. H. Auden, Quand j’écris je t’aime, 1959, traduit de l’anglais par Béatrice Vierne.

XLIX

« Je T’aimerai quoi qu’il advienne, même si… » – suit alors une liste de miracles catastrophiques – (même si, aimerais-je dire, toutes les pierres de Baalbek se scindent précisément en quatre, si les freux de Repton énoncent de sinistres prophéties en grec et si le Windrush beugle des imprécations en hébreu, si le Temps s’écoule en boustrophédon et si par trois fois Paris et Vienne sont de nouveau éclairées au gaz…). Me paraît-il concevable que ces événements puissent survenir de mon vivant ? Si ce n’est pas le cas, qu’ai-je promis ? Je T’aimerai quoi qu’il advienne, même si tu grossis de dix kilos ou si tu te retrouves affligée d’une moustache : cela, oserai-je le promettre ?


Je suis en vadrouille, je vous laisse avec quelques poèmes de W. H. Auden. À bientôt !

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