Le vent se lève ! . . . il faut tenter de vivre !
L'air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs !
Envolez-vous, pages tout éblouies !

Paul Valéry

vendredi 15 juillet 2016

Voilà, dit Thorbjörn, les dents et les mâchoires d’Óláfr, ton fils.

Saga de Hávardr de l’Ísafjördr, traduit de l’islandais par Régis Boyer, écrite au XIIIe ou au XIVe siècle.

Petite plongée dans l’ancien temps.
Cette très courte saga raconte comment Thorbjörn assassina Óláfr et comment Hávardr, le père d’ Óláfr, après être resté longtemps couché et abattu, parvint à se ressaisir, à se venger et à recommencer une nouvelle vie.

Dépaysement garanti avec ces gens aux noms impossibles, fils de gens aux noms eux-mêmes impossibles. C’est un peuple d’éleveurs et de paysans, il est question de grandes et petites fermes, de prairies qu’il faut se partager, de bétail qui s’échappe, de domestiques et d’esclaves aussi. Les familles sont de grands clans et ce n’est jamais l’aventure d’un homme seul. On prend son bateau pour commercer, chercher justice ou se venger. Car c’est un monde violent : il est question de haches, de hachettes, de lances, d’épées, de flèches. Il y a peu de femmes, mais ont de fortes personnalités. On voit qu’il existe un système de justice fortement collectif qui sert à régler la vengeance pour éviter les combats sans fin. Il y a aussi des poèmes ou des chants que l’on lance pour célébrer le combat, pour annoncer les rêves prémonitoires et jeter des sorts.
Broche de Pitney. Animaux entrelacés. XIe siècle, provenant d'Angleterre.
British Museum, image RMN.
Une lecture très plaisante. Amateurs de vikings, je vous conseille la lecture d'Orm le rouge.

Éclaboussée de grêle croasse
La mouette de la vague du tas de cadavres
Quand elle arrive à la mer de la charogne ;
Épuisée elle exige provende matinale.

Les notes de Boyer ne sont vraiment pas terribles.


Destination PAL – la liste de lecture.

2 commentaires:

  1. autant j'aime la littérature nordique autant j'ai du mal avec les sagas, je m'y ennuie un peu et le récit est un peu répétitif

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    1. Ah c'est répétitif de principe, comme tout récit ancien en effet. Je l'ai lu par goût du dépaysement, pour voir à quoi ça ressemble, comme c'est court en plus.

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