La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c'est la littérature.



mercredi 14 septembre 2016

Ces choses-là n’existent pas !

 Peer Meter (scénario) et Barbara Yelin (dessin), L’Empoisonneuse, 2010, édité chez Actes Sud sans le nom du traducteur qu’il a fallu chercher sur internet, donc traduit de l’allemand par Paul Derouet.

Dans le gris d’une âme et d’une ville.

L’album raconte un fait divers survenu à Brême en 1831, à travers les yeux d’une jeune anglaise femme de lettres. Une femme a été condamnée à mort, accusée d’avoir empoisonné ses deux maris, ses enfants, son fiancé, des amis et d’avoir administré des doses non mortelles de poison  à d’autres personnes. L’affaire semble invraisemblable.


Nous suivons l’héroïne qui découvre peu à peu les détails de ces crimes, mais surtout l’atmosphère de la ville où le médecin n’a rien vu, où il n’est pas question de plaider la folie ou l’irresponsabilité et où une femme n’a de toute façon pas plus de raison qu’un animal de compagnie. Le récit est magnifiquement servi par un dessin impressionnant, au crayon en noir et blanc. Des traits crayonnés qui dessinent des silhouettes instables et en mouvement, des contours plus estompés car le gris peut tout envahir, les visages et les yeux qui font de grandes taches blanches… C’est superbe.




3 commentaires:

  1. Oh, je prends note, ça pourrait tout à fait me plaire !

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    1. Une histoire très sombre, mais oui, je pense que les dessins te plairont beaucoup.

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